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Catégorie : Accouchement

Eviter le déclenchement, favoriser le travail naturellement

Eviter le déclenchement, favoriser le travail naturellement

Vous êtes dans les dernières semaines de votre grossesse et vous cherchez des moyens naturels pour favoriser le travail avant que la menace du déclenchement ne tombe sur vous comme l’épée de Damoclès ?

Sachez tout d’abord que la date prévue d’accouchement est fixée aux alentours de 40 semaines de grossesse. Néanmoins personne ne peut déterminer la date exacte de l’accouchement et le travail pourrait débuter spontanément entre la 37e et la 42e semaine. Il est même tout à fait normal qu’une grossesse puisse se rendre jusqu’à 41 semaines et 6 jours sauf raison médicale.

Si vous ne voulez pas aller jusqu’à une tentative de déclenchement faite par le médecin avec un stripping, le cervidil, le ballonnet ou encore la perfusion de Pitocin voici que pourrait vous aider.

Normalement la nature fait bien les choses et votre bébé devrait sortir lorsqu’il sera prêt. Les méthodes douces aideront votre corps à se préparer naturellement et favoriseront le début du travail. Néanmoins, il n’y a pas de solution miracle non plus. La patience et la détente sont vos meilleurs atouts.

Certaines méthodes de grand-mère peuvent avoir des effets secondaires dangereux pour votre santé (comme la fameuse huile de ricin), parler en avec votre accompagnante à la naissance, votre sage-femme ou le médecin avant de suivre les conseils de la voisine.

 

Le déclenchement à l’italienne ou faire l’amour avec votre partenaire

L’intimité, les caresses et l’orgasme vont entraîner la sécrétion d’ocytocine, appelée aussi hormone de l’amour, qui peuvent déclencher le travail. La sécrétion d’ocytocine augmente de façon exponentielle pendant le travail jusqu’à atteindre des taux jamais égalés. Cette hormone favorise aussi le lien d’attachement avec votre bébé une fois qu’il est né. C’est cette même hormone (synthétique) qu’on vous injecte par voie veineuse lors d’un déclenchement à l’hôpital.

L’orgasme provoque des contractions utérines qui peuvent avoir un réel effet sur un col déjà « mûr ». Celui-ci aura tendance à se dilater plus rapidement. L’orgasme entraîne une libération d’endorphines qui vous permettra de relaxer et de lâcher-prise.

De plus le sperme contient des prostaglandines, hormones pouvant provoquer des contractions.

Avouez que c’est un peu plus attrayant comme ça plutôt que ce soit le médecin qui vous applique des hormones synthétiques sous forme de grosse gelée froide au niveau du col ?! En plus c’est naturel.

Si vous avez des inquiétudes par rapport au bébé, détendez-vous, les relations sexuelles ne présentent aucun risque pour lui à ce stade.

Eviter le déclenchement, favoriser le travail naturellement | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Lyz Murray Photographie

La stimulation des mamelons

Les études démontrent que la stimulation des mamelons serait efficace pour déclencher le travail. Cette technique entraîne encore là une libération d’ocytocine naturelle dans la circulation sanguine, qui aide à partir les contractions de l’utérus.

Il y a plusieurs façons de stimuler les mamelons : votre partenaire peut masser vos seins et rouler le mamelon entre ses doigts.

Vous pouvez aussi utiliser un tire-lait. Certaines sages-femmes recommandent de stimuler les mamelons pendant environ 1 heure, en faisant 20 min de stimulation – 30 min de pause et reprise de la stimulation, plusieurs fois par jour. Cependant, il est préférable d’interrompre la stimulation si les contractions deviennent plus fréquentes qu’aux 3 minutes.

Le lâcher-prise

C’est un des moyens les plus importants mais aussi le plus difficile à appliquer. Pas facile de mettre le cerveau à OFF et de relaxer quand on a hâte de voir son bébé et qu’on veut éviter le déclenchement médicalisé.

Prenez le temps de vous arrêter. Faites chaque jour de la visualisation positive, de la méditation, de l’auto-hypnose et de la relaxation. Cela vous permettra d’être plus détendue. Un dicton qui circule dans le milieu des sages-femmes et des accompagnantes à la naissance est « bouche molle – col mou», plus vous relâchez, plus vos muscles sont détendu, plus votre col va s’ouvrir et le travail va pouvoir progresser naturellement. Ce dicton est aussi valable pendant l’accouchement.

Enfin, prenez tout simplement un bon bain chaud avec votre roman favori, regardez un film de fille plein d’émotions ou votre série tv favorite.

Se libérer de ses peurs

Dessiner ou du moins colorier des mandalas peut vous permettre d’avoir une attitude positive vis-à-vis de l’accouchement et de débloquer certaines peurs qui font en sorte que le travail ne déclenche pas. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur la façon dont le mandala peut accompagner votre grossesse.

Voici un mandala à colorier pour attendre bébé, utilisez spontanément des couleurs qui vous attire et mettez votre mental de coté.

Eviter le déclenchement, favoriser le travail naturellement | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Pixabay

Si vous avez choisi une accompagnante à la naissance, jasez avec elle de ce qui vous inquiète, vous avez peut-être des peurs ancrées qui vous empêche de vous détendre (peur de l’accouchement, peur de ne pas y arriver, peur de mourir, peur de l’avenir, histoire d’accouchement antérieur mal vécu, etc.)

Favoriser la mobilité du bassin

La mobilité de votre bassin est primordiale et aide à faire descendre le bébé qui viendra appuyer sur votre col et permettre qu’il s’amincisse. Pour cela prenez de longues marches à tous les jours avec votre partenaire sans toutefois vous fatiguer. Profitez des derniers jours qui vous restent à deux si c’est votre premier bébé.

Vous pouvez aussi monter et descendre quelques fois les marches d’escaliers, l’asymétrie de vos jambes lorsque vous faites ce type d’exercice est excellent pour favoriser la descente du bébé et un bon positionnement de son corps dans le bassin.

Dans les jours précédents l’accouchement, on dit que les femmes sont souvent prises d’une obsession à laver les plancher à quatre pattes. C’est parce que le corps sait exactement ce qu’il a à faire! La position de la femme va permettre au bébé de se placer dans le bon axe du bassin et favoriser la naissance. Si vous êtes capable d’écouter votre corps, il vous guidera exactement là où vous devez aller.

Le ballon est un excellent outils pour aider la descente du bébé. De nombreux centre offre des cours pour vous apprendre à rouler des hanches, inscrivez-vous le plus tôt possible dans votre grossesse pour entraîner votre corps et le garder en forme. Dans les derniers jours, faites du ballon plusieurs fois par jour, sans vous fatiguer.

Les professionnels à consulter

L’ostéopathie peut vous aider à faire travailler certaines articulations et les ligaments au niveau du bassin et ainsi favoriser le déclenchement naturel du travail.

Prenez rendez-vous avec un massothérapeute pour un massage relaxant et englobant d’une 1 heure, cela va aider à la libération des endorphines.

L’acupuncture peut aussi vous aider à relaxer, à faire descendre le bébé et à préparer votre utérus pour un meilleur travail.

La préparation affective à la naissance (issue de l’haptonomie) peut vous permettre d’entrer dans l’énergie de la naissance et d’ouvrir la voie de la naissance. Elle permet souvent au processus du travail de démarrer.

D’autres trucs et astuces

Il existe d’autres choses que vous pouvez faire pour aider au déclenchement de l’accouchement comme la tisane de framboisier pour favorise la tonicité du muscle utérin, l’huile d’onagre pour aider à ramolir le col, l’acupression pour déclencher des contractions, le spinning babies pour aider à la descente du bébé, l’homéopathie, etc.  mais pour les utiliser vous devez d’abord vous référer à une sage-femme, une accompagnante à la naissance, un naturopathe ou un naturothérapeute ayant l’habitude de s’en servir.

Si vous voulez avoir un accouchement le plus naturel possible, je vous donne ici mes 10 trucs pour favoriser un accouchement naturel.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à les mettre en commentaire 

et je tacherai d’y répondre du mieux possible.

 

Jocelyne Gaudy, Infirmière et Accompagnante à la naissance

Jocelyne Gaudy, accompagnante à la naissance | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Katia Péchard

Maman de 2 garçons nés en 2003 et 2011, ma vision de la naissance et de la grossesse a été complètement chamboulée par ma formation d’accompagnante à la naissance et les formations suivies par la suite.

Au quotidien j’occupe le métier d’infirmière, un travail qui me passionne et qui se conjugue très bien avec celui d’accompagnante. J’ai travaillé durant plus de 10 ans avec des bébés prématurés ; un domaine à la fois difficile et plein d’espoir, où la vie est si précieuse qu’on la maintient par des tas de fils!

En tant qu’accompagnante à la naissance, je vous aide à mieux vivre votre grossesse, votre accouchement et l’accueil de votre nouvel enfant. Je vous encourage à prendre soin de lui en vous enseignant l’art du massage pour bébé et du bain relaxant, véritable moment de détente après la naissance ou durant la période des coliques.

 


L’ensemble des articles du blog peut être partagé dans un but non lucratif. Néanmoins, merci de toujours inscrire les noms et prénoms de l’auteur ainsi que la source cocoonbiennaitre.com lorsque vous le faîtes.

Eviter le déclenchement, favoriser le travail naturellement | Cocoon Bien Naître

Touche pas à mon col ! Pas de stripping sans consentement

Touche pas à mon col ! Pas de stripping sans consentement

De plus en plus de femmes me disent qu’à leur rendez-vous de suivi dès la 38e semaine de grossesse on leur propose mentionne (sans véritable consentement éclairé) qu’on va leur faire un stripping pour aider à partir le travail.

Pour certaines le geste a semble-t-il été posé sans même qu’on les avise … oui, parce que quand tu as des saignements et que tu perds ton bouchon muqueux dans les heures qui suivent ton rdv, ça laisse un petit questionnement/doute sur ce qui a pu déclencher tout ça…

 

Le stripping, quèsaco  ?

Imaginez que votre col est un gros beigne bien moelleux recouvert d’une couche de chocolat glacé … Maintenant, mettez votre doigt dans l’orifice par en dessous et essayez d’aller décoller la crème chocolatée qui recouvre votre beigne … Ben, ça ressemble à ça un stripping.

Crédit photo : Free stock photo

 

Le médecin ou parfois la sage-femme, essaie de décoller la membrane amniotique collée au-dessus de votre col de l’utérus. Cette manœuvre entraîne une production locale de prostaglandine qui favoriserait le début du travail.

Vous comprendrez que votre col doit être déjà  légèrement ouvert de 1-3 cm pour que les membranes soient accessibles, c’est ce qu’on appelle « avoir un col favorable ».

 

Le stripping, douloureux ?

Rarement agréable, le stripping peut parfois aussi être douloureux. Il entraîne des pertes sanguines plus ou moins importantes dans les 12 à 24h suivantes et parfois des crampes dans le bas du ventre.

Bien souvent, il représente une source de stress inutile pour la femme enceinte qui se demande si :

  • la présence de saignement est normale ?
  • est-ce important de surveiller la quantité de sang perdu ?
  • pourquoi j’ai soudain mal au ventre, est-ce grave ?
  • est-ce que finalement le stripping était nécessaire ?
  • à quoi je dois m’attendre pour la suite ?
  • bref beaucoup de stress inutile !

 

Pour certaines, pressées d’en finir avec la grossesse et de voir enfin leur bébé, le stripping peut donner de faux espoirs et entraîner une certaine lassitude. La future maman se met à compter les jours qui passent et se désole de sa situation au lieu de se réjouir de l’arrivée du bébé. Le stripping ne donne pas de garanti que l’accouchement et imminent et doit parfois être refait plusieurs fois avant d’être efficace.

 

Le stripping, un geste sans conséquence ?

Malheureusement aucune intervention n’est sans risque sinon ce serait trop facile et on n’aurait pas besoin de se poser de questions. Les risques du stripping sont les même que pour les autres formes de déclenchement (rupture des membranes, ballonnet, administration d’hormones de synthèse au niveau du col ou par voie veineuse) :

  • contractions utérines plus fortes ;
  • phase de latence plus longue ;
  • diminution du rythme du cœur fœtal ;
  • plus d’interventions chirurgicales (ventouse, forceps, césarienne) ;
  • accouchement avant terme en raison d’une erreur de datation ;
  • procidence du cordon ombilical s’il y a rupture prématurée des membranes (amniotomie) ;
  • hémorragie après l’accouchement.

 

Crédit photo : Le Monde « l’épidémie des césariennes des brésiliennes »

 

Le stripping, un mal nécessaire ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi le stripping semble si populaire auprès des médecins. Loin de vouloir cesser de vous voir la binette à chaque semaine, ils craignent plutôt les risques encourus par un dépassement de terme. On sait qu’en allant au-delà de 42 semaines de grossesse, les chances de complications augmentent.

Pour commencer, plusieurs études ont montré que l’efficacité du placenta à nourrir et oxygéner le bébé diminuait au-delà de ce terme.

Comme bébé aura eu le temps de bien se nourrir il pourrait aussi être plus gros que prévu, allongeant du même coup la longueur du travail et la nécessité de le sortir « de force » avec des instruments comme les forceps ou la ventouse. Les études démontrent un plus haut taux de déchirures au niveau du périnée (allant jusqu’au 3e et 4e degré).

Autre risque possible pour le bébé c’est qu’il manque d’oxygène à la naissance surtout si l’accouchement est long et compliqué. La présence de méconium dans le liquide amniotique, signe de souffrance fœtale, peut également entraîner des difficultés respiratoires à la naissance. Les conséquences de tout ça peuvent évidemment être dramatique pour le bébé est entraîner des anomalies neurologiques irréversibles.

Après 42 semaines, le risque d’infections chez la maman est légèrement plus fréquent (chorioamniotite, endométrite).

Les études prouvent également que le taux d’hémorragie de la délivrance chez la maman est plus important et ce dès 41 semaines.

 

Le stripping, une décision éclairée!

On peut lire sur le site de l’institut national sur la santé public du Québec (INSPQ) que « la date d’accouchement est souvent fixée à la 40e  semaine de grossesse. Cependant, il n’est pas possible de déterminer la date exacte du début du travail. Celui-ci devrait débuter spontanément entre la 37e  et la 42e  semaine. Il est donc tout à fait normal qu’une grossesse puisse se rendre jusqu’à 41 semaines et 6 jours. »

Il est toujours préférable d’attendre que le travail débute spontanément, cela permet de réduire le risque de complications obstétricales (forceps, ventouse, césarienne). À partir de 41 semaines, une évaluation régulière du bien-être fœtal permet de déterminer si un déclenchement du travail est nécessaire ou si on attend encore un peu.

 

Lorsque le déclenchement s’impose avant 41 semaines pour raison médicale, c’est correct, on s’astinera pas avec ça. A partir de 41 semaines si le col est favorable on aura tout intérêt à aider un peu la nature pour éviter les complications.

Là où on commence à peser les pour et les contres c’est quand le médecin le propose voir l’impose dès 38 semaines. Vous avez alors tout intérêt à essayer d’abord des méthodes douces et naturelles pour aider la nature à faire tranquillement son chemin.

 

Le stripping, des alternatives ?

Oui des alternatives il y en a ! En plus, elles sont souvent facile d’accès et vous n’avez même pas besoin de vous forcer pour les essayer. Vous pouvez les utiliser si votre col est favorable, c’est-à-dire s’il est mou, court voire légèrement dilaté. Puisque ce sont des méthodes douces qui prennent un peu de temps et parfois plusieurs essais avant de porter leurs fruits vous pouvez les essayer vers la 39e semaine.

J’ai commencé à dresser la liste de tous les moyens possibles mais finalement c’était tellement long (parce que j’aime ça vous donner le plus d’informations possible) que j’ai décidé de vous le mettre dans un deuxième article où je vous donne des trucs pour éviter le déclenchement et favoriser le travail naturellement.

Vous y trouverez entre autre :

  • le déclenchement à l’italienne,
  • comment lâcher-prise,
  • quoi faire pour libérer les blocages physiques et psychologiques,
  • quels spécialistes en médecines douces consultés.
Crédit photo : Pixabay

 

Le stripping, un choix éclairé !

J’espère qu’avec tout ça vous aurez pu vous faire une idée plus précise sur le stripping, des avantages et des inconvénients de celui-ci et que vous serez en mesure de faire un choix éclairé lorsque viendra le temps d’en discuter avec votre médecin.

Si vous avez préparé votre plan de naissance, n’hésitez pas à y inclure une mention à ce sujet.

 

Est-ce vous avez déjà eu un stripping avec ou sans votre consentement ?

Venez m’en jaser en commentaire 🙂

 

Jocelyne Gaudy, Infirmière et Accompagnante à la naissance

Jocelyne Gaudy, accompagnante à la naissance | Cocoon Bien Naître

 

Maman de 2 garçons nés en 2003 et 2011, ma vision de la naissance et de la grossesse a été complètement chamboulée par ma formation d’accompagnante à la naissance et les formations suivies par la suite.

Au quotidien j’occupe le métier d’infirmière, un travail qui me passionne et qui se conjugue très bien avec celui d’accompagnante. J’ai travaillé durant plus de 10 ans avec des bébés prématurés ; un domaine à la fois difficile et plein d’espoir, où la vie est si précieuse qu’on la maintient par des tas de fils!

En tant qu’accompagnante à la naissance, je vous aide à mieux vivre votre grossesse, votre accouchement et l’accueil de votre nouvel enfant. Je vous encourage à prendre soin de lui en vous enseignant l’art du massage pour bébé et du bain relaxant, véritable moment de détente après la naissance ou durant la période des coliques.

 


Références:

 

 

 

  • Kashanian M, Akbarian A, Baradaran H, Samiee MM. Effect of membrane sweeping at term pregnancy on duration of pregnancy and labor induction: a randomized trial. Gynecol Obstet Invest. 2006;62(1):41-4.

 

 

 

  • Boulvain M, Stan CM, Irion O. Membrane sweeping for induction of labour. Cochrane Database of Systematic Reviews 2005, Issue 1.

 


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Être un partenaire efficace pendant l’accouchement

Être un partenaire efficace pendant l’accouchement

Une des questions que me pose régulièrement le partenaire lorsque j’accompagne les couples en prénatal c’est « qu’est-ce que je peux faire pour aider ma conjointe pendant l’accouchement ?».

Ce à quoi je réponds : Être là !

Ma réponse à l’air simpliste et pourtant, elle est à la fois fondamentale et plus ambiguë qu’on ne le pense ! 

« Imaginez votre petit bébé sur une barque en haute mer, ballotté par les eaux. Imaginez votre compagne tenant la barque à bout de bras et nageant de toutes ses forces pour ramener  la barque vers la rive. Vous sur la rive, leur lançant une bouée pour les aider à avancer en toute sécurité. » L’accouchement ressemble pas mal à ça!

 

Être là

Être présent le jour de l’accouchement, ne veut pas seulement dire conduire l’auto pour vous rendre sur le lieu de naissance et porter les valises. Votre conjointe aura besoin que vous soyez impliqué dans le processus et que vous la souteniez dans ses efforts.

Votre seule présence peut faire toute la différence! Vous êtes sans conteste la meilleure personne pour l’accompagner. Pourquoi ?

Parce que vous la connaissez sur le bout des doigts. Vous connaissez ses forces et ses faiblesses, sa réaction face à la douleur, son comportement lorsqu‘elle est fatiguée, les choses qui l’irritent, les jockes qui pourraient la faire rire …

Prendre les décisions à deux

Pendant la grossesse, discutez avec votre conjointe des points importants concernant l’accouchement. Impliquez-vous dans les choix entourant l’arrivée de votre bébé et remplissez ensemble le plan de naissance. Le jour de l’accouchement, lorsque votre compagne sera concentrée sur la gestion des contractions vous pourrez faire office d’interlocuteur et répondre aux diverses questions des intervenants. L’accouchement n’est pas un chemin tracé d’avance et vous serez sollicité à plusieurs reprises pour déterminer l’avancée du processus : surveillance du bébé par monitoring, proposition d’aller dans le bain, installation du soluté, proposition de prendre la péridurale, position d’accouchement, etc.

Il sera plus facile de prendre vos décisions si vous en avez parlé en couple à l’avance.

Être un partenaire efficace pendant l’accouchement | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Junny Photographie

Donner toute votre attention

Les contractions de l’accouchement vont augmenter en intensité et devenir de plus en plus rapprochées. Inutile de vous dire que vous allez devoir  être concentré sur une seule et unique chose : aider votre conjointe à gérer la douleur des contractions.

Oubliez votre cellulaire, les appels à la famille, etc.

Si vous vous êtes un peu renseigné pendant la grossesse vous avez plusieurs outils dans votre sac pour l’aider : massage, effleurement, point de pression, Méthode Bonapace, position et mouvement sur le ballon, encouragement et j’en passe.

Être un partenaire efficace pendant l’accouchement | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Junny Photographie

S’outiller pour l’accouchement

Si vous voulez être soutenant pour aider votre conjointe, il va être important de vous outiller efficacement. En assistant aux cours prénataux vous apprendrez à reconnaître les signes précurseurs qui annoncent que le travail est commencé. Vous découvrirez comment  se déroule l’accouchement et surtout quoi faire au fur et à mesure que l’intensité des contractions augmente. En connaissant le processus vous-même, vous pourrez rassurer votre compagne sur l’évolution du travail. Pour savoir où trouver des cours prénataux qui vous ressemblent c’est ici.

En plus vous allez découvrir une full d’outils pour aider la future maman à gérer les contractions : massage et effleurement, point de pression, utilisation du Rebozo, bienfaits de l’herboristerie et des huiles essentielles, visualisation positive, sophrologie, hypnose, patience et lâcher-prise !

Avec ça vous allez être le Number 1 dans le cœur de maman pour un bon bout de temps.

Quoi dire, quoi faire le jour J ?

En début de travail, gérez son stress

Lorsque les premiers signes de travail apparaissent, il se peut que  votre compagne se mette soudain à être anxieuse : peur d’avoir mal, peur des complications, angoisse de ne pas être la hauteur, etc. Rassurez-la, dites-lui qu’elle est forte et que son corps sait comment faire naître le bébé. Dites-lui aussi qu’elle se prépare à faire une belle rencontre et que chaque contraction la rapproche un peu plus de son bébé.

Rappelez-lui de relâcher la mâchoire et les épaules. Plus elle sera détendue, mieux son col va pouvoir s’ouvrir pour laisser passer le bébé. Un petit dicton qu’on entend souvent dans le monde de l’accompagnement « bouche molle, col mou ».

Mettez-lui de la musique douce ou tout du moins la musique qu’elle aime. Psst, prévoyez de lui préparer une play-liste de ses musiques favorites pendant la grossesse, elle va adorer cette petite attention.

 

Faites le décompte des contractions

Vous aurez appris que si le travail commence par la perte des eaux, vous devez normalement vous rendre à l’hôpital dans l’heure qui suit. Si le travail commence avec  des contractions, rappelez-lui qu’elle peut aller prendre un bon bain relaxant pendant une heure pour évaluer si ce sont de vraies contractions ou si ce sont des braxton Hicks. Si déjà là vous ne savait pas trop de quoi je parle c’est que vous avez besoin de cours prénataux 😉

Si les contractions sont régulières et qu’elles vont en s’intensifiant, c’est que le travail est commencé. Vous pouvez noter quelques contractions toutes les heures pour voir si leur intervalle se rapproche. Vous pouvez utiliser un petit calepin ou télécharger une application sur votre cellulaire comme :

  • en français : Ma grossesse, Contractions, Bébé arrive !
  • en anglais : ibirth, Full Term, Contraction Master, Contraction Timer,

Rappelez à votre conjointe qu’elle doit rester active sans trop s’épuiser. Marcher, faire du ballon, changer de position régulièrement, va permettre au bébé de faire son chemin à l’intérieur du bassin et favorisera un accouchement plus rapide.

 

Donnez-lui beaucoup d’amour

Les spécialistes s’entendent pour dire que l’accouchement est un processus sexuel. En effet, les hormones produites au cours de l’accouchement sont les mêmes que celles produites pendant qu’on fait l’amour. En plus d’aider votre compagne à faire son nid pour l’accouchement, je vous encourage à la prendre dans vos bras, à lui dire des mots doux dans l’oreille, à lui démontrer votre amour par des baisers, des caresses, des massages légers dans le dos, sur les cuisses ou sur le ventre si elle le tolère.

Vos gestes l’aideront à se détendre, à se relâcher et à se laisser aller. Le processus de l’accouchement implique un maximum d’ouverture et de lâcher-prise. Lorsqu’on est relâché les muscles et les ligaments ont plus de facilité à travailler pour laisser descendre le bébé.

Être un partenaire efficace pendant l’accouchement | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Junny Photographie

 

Y aller une contraction à la fois

Incitez votre compagne à se plonger dans un bon bain relaxant, elle peut normalement  y rester autant qu’elle veut. Si vous avez décidé de donner naissance à l’hôpital, elle pourra avoir accès au bain aussi longtemps que les membranes ne sont pas rompues (c’est à dire que la poche des eaux est intacte).  Elle aura besoin de vous pour entrer et sortir du bain, l’essuyer et remettre ses vêtements. Ça à l’air bien basique mais sans votre aide se sera vraiment plus compliqué.

Rappelez-lui régulièrement de boire des petites quantités d’eau pour éviter de se déshydrater et de manger des petites bouchées pour  reprendre de l’énergie. Pour avoir plein de petites recettes d’encas et collations à préparer pour l’accouchement c’est par ici 😉

Faites-lui penser qu’elle doit aller régulièrement vider sa vessie pour éviter que celle-ci bloque la descente du bébé. Aider-là à se déplacer. Dites-lui de laisser la porte débarrée pour que vous puissiez venir l’aider en cas de contractions.

L’intensité des contractions va se faire de façon graduelle, adaptez vos outils pour la gestion de la douleur en conséquence (rappel, si vous n’avez pas d’outils pour la soutenir, ça vous en prend ! Dans les cours prénataux, vous allez apprendre pourquoi ces outils vont aider à soulager la douleur et pourquoi cela va aider votre couple à resserrer les liens et à accueillir bébé de la meilleure manière qui soit).

Au début de la phase de latence, vous pouvez y aller avec des effleurements et massage légers ou encore un bain chaud. Vous pouvez faire un exercice de visualisation pour aider la future maman à se mettre dans sa bulle et à se détendre. N’oubliez pas d’être proactif et d’aller au-devant de ses besoins. Soyez aussi à l’écoute de ses demandes, si elle vous dit qu’elle préfère des massages plus légers ou au contraire plus appuyés, adaptez-vous.

Lorsque vous allez rentrer dans la phase dite active de l’accouchement, les contractions seront plus rapprochées et plus fortes. Selon la tolérance de la maman, passez à des massages plus prononcés. Vous pourriez aussi lui faire des points d’accupression qui l’aideront à gérer la douleur des contractions. Tout au long de l’accouchement garder en tête que votre partenaire doit rester mobile, c’est une des clefs pour diminuer la durée de l’accouchement. Si elle vient à être fatiguée et qu’elle veut s’allonger un peu, rappeler-lui que la position couchée sur le dos est à proscrire et qu’elle devrait plutôt s’allonger sur le côté, en plaçant un coussin entre ses jambes.

Rassurez-la dans les moments plus difficiles lorsque les contractions seront à leur maximum en lui disant que le plus gros du chemin est fait et que la rencontre avec bébé est tout proche. Encouragez-la à se faire confiance, à laisser son corps travailler. Dites-lui ce que vous voyez et lorsque la tête du bébé commence à apparaître.

 

Accompagner votre bébé

N’oublions pas que bébé fait un énorme travail pour venir au monde. Lui aussi a besoin d’être soutenu et accompagné. Comment ?  En lui parlant, en lui signifiant votre présence et en posant votre main sur le ventre de maman. Lorsque votre conjointe est installée sur le ballon, bercez-les, elle et le bébé.

De plus en plus de scientifique se penchent sur ce que peut ressentir le fœtus pendant la grossesse et l’accouchement. On sait maintenant qu’il est capable de voir, sentir, entendre, goûter dès la seconde moitié de grossesse. Il est capable d’éprouver des émotions, de communiquer avec son environnement, notamment sa mère et son père. Pour en savoir davantage, je vous invite à lire cet article « le fœtus, cet être sensible ».  En cours de grossesse, une préparation affective à la naissance (approche issue de l’haptonomie) vous permettra d’établir un véritable lien avec lui et d’apprendre à le connaitre.

Être un partenaire efficace pendant l’accouchement | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Junny Photographie

Vous devriez être au comble de l’émotion lorsque bébé pointera le bout de son nez !

Je n’ai pas d’autre conseil hormis « gâtez-vous » ! Prenez le temps d’observer votre bébé et votre partenaire avant de sortir votre cellulaire. C’est une formidable rencontre, graver la dans votre mémoire et imprégnez-vous de ce cocktail d’émotions qui viendra nourrir votre famille pour de nombreuses années.

 

Un merci tout particulier à Karine Dumont et Junny Photographie d’avoir partager leurs magnifiques photos.

 

Jocelyne Gaudy, Infirmière et Accompagnante à la naissance

Jocelyne Gaudy, accompagnante à la naissance | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Katia Péchard

Maman de 2 garçons nés en 2003 et 2011, ma vision de la naissance et de la grossesse a été complètement chamboulée par ma formation d’accompagnante à la naissance et les formations suivies par la suite.

Au quotidien j’occupe le métier d’infirmière, un travail qui me passionne et qui se conjugue très bien avec celui d’accompagnante. J’ai travaillé durant plus de 10 ans avec des bébés prématurés ; un domaine à la fois difficile et plein d’espoir, où la vie est si précieuse qu’on la maintient par des tas de fils!

En tant qu’accompagnante à la naissance, je vous aide à mieux vivre votre grossesse, votre accouchement et l’accueil de votre nouvel enfant. Je vous encourage à prendre soin de lui en vous enseignant l’art du massage pour bébé et du bain relaxant, véritable moment de détente après la naissance ou durant la période des coliques.

 

 


L’ensemble des articles du blog peut être partagé dans un but non lucratif. Néanmoins, merci de toujours inscrire les noms et prénoms de l’auteur ainsi que la source cocoonbiennaitre.com lorsque vous le faîtes.

 

 

 

Avoir une accompagnante à la naissance, le meilleur des 2 mondes

Avoir une accompagnante à la naissance, le meilleur des 2 mondes

Pour faire une histoire courte …. Tout a commencé à ma 3ème grossesse.

Étant une personne à la personnalité plutôt calme et sereine … tout ce qui touchait les accouchements à l’ambiance « zen » m’attirait beaucoup. J’ai tout de même choisi d’avoir des suivis en clinique pour mes premières grossesses.

Pour mon 4ème bébé je me suis informée sur le  suivi « sage-femme ». Nous sommes ressorti mon conjoint et moi un peu déçu de ce qu’offrait ce service  (le peu d’heures passées en maison de naissance à la suite de l’accouchement était un gros point et les nombreux « ouin mais s’il arrivait si …s’il arrivait ça …. se serait transfère à l’hôpital »).

 

En bout de ligne  nous  avons finalement décidé de prendre le suivi en clinique de périnatalité. Étant tout de même très déçu par cette option, j’ai décidé de faire des recherches pour voir s’il n’y aurait pas quelque chose qui pourrait me permettre d’avoir le suivi et l’accouchement le plus près de ce que je souhaitais.

 

C’est a ce moment-là qu’on m’a fait découvrir LES ACCOMPAGNANTES À LA NAISSANCE!!  J’aurais finalement le meilleur des deux mondes.

 

Après avoir appelé et pris mon rendez-vous avec l’accompagnante, elle est venue nous voir chez nous pour nous expliquer tout ce qu’elle offrait comme suivi, comme services etc. J’ai accroché tout de suite … Je me disais que j’allais enfin avoir mon suivi « presque parfait » celui qui se rapprochais le plus de ce que je désirais.

 

Ce que je recherchais surtout c’était le fameux lien que l’on développe avec notre accompagnante , qui devient presque en fait une bonne amie ou une complice je pourrais dire … et bien sur le fait qu’elles donnent énormément de place au papa.

 

Bien que j’ai commencé mon suivi un peu tard dans ma grossesse … j’ai adoré les quelques rencontres où j’ai appris beaucoup et qui étaient vraiment intéressantes, même si j’en étais à ma 4ème grossesse. Ce que j’adorais aussi c’est qu’elle devenait disponible pour moi 24/7 à partir d’un certain nombre de semaines. Je pouvais l’appeler ou la texter si j’avais des inquiétudes ou des questions et bien sûr … si je croyais que mon travail commençait 😉

 

Arrive le soir de mon accouchement, mes eaux ont crevé vers 2h20 am. J’ai appelé Karine mon accompagnante pour lui dire que je partais pour l’hôpital. Nous sommes arrivés à quelques minutes d’intervalle. J’ai été branchée au monitoring avant de pouvoir sauter dans le bain, je n’étais pas encore dilatée mais mon col était effacé complètement … Karine faisait penser à papa de manières subtiles à appliquer toutes les méthodes apprises pour m’aider à me relaxer.

Rendu à la fin du temps de monitoring j’ai commencé à sentir que la douleur était différente. Karine était là pour rappelait au papa d’informer le doc que je ne voulais pas la péridurale. Il transmettait les informations afin que je n’ai pas à me sortir de mon  »cocon ». Lorsqu’il a fallu me lever, j’ai senti une importante pression vers le bas et j’ai ressenti l’envie de pousser. L’infirmière me demande de retenir l’envie  tant que le médecin n’est pas arrivé!

Karine est venue vers moi pour me dire ces paroles qui m’ont parues siiii douce à ce moment-là : « écoute ton corps …. s’il te dit de pousser – pousse …de toute façon l’infirmière aura pas le choix de prendre le bébé à sa sortie ….va s’y écoute toi ! »

Et voilà qu’en une seule poussée Lyvia est arrivée, il était 3h39 am. On a mis bébé sur mon ventre.

 

J’ai adoré le soutien de mon accompagnante, son calme et le fait qu’elle rappelle à papa trop stresser ….les choses à faire.

 

Elle est restée avec nous jusqu’à ce qu’on me transfère dans ma chambre. Elle a attendue pour bien me dirigée dans ma décision nouvelle d’allaiter ce bébé.

 

Ce fut l’accouchement que j’ai le plus aimé et où j’étais le plus en contrôle de moi-même .

 

Debbie Gauthier

Avoir une accompagnante à la naissance c'est le meilleur des 2 mondes | Cocoon Bien Naître


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idées d’encas et collations à manger en accouchant

idées d’encas et collations à manger en accouchant

Il n’y a pas si longtemps encore, il était interdit de boire ou de manger en accouchant, néanmoins ce temps-là est révolu! La pertinence de laisser les femmes à jeun en vue d’une éventuelle intervention telle que la césarienne n’est plus d’actualité. Des études ont prouvé que le risque de vomissements et d’aspiration était dérisoire et que l’apport de sucre pendant l’accouchement était recommandé. De plus, la plupart des césariennes sont désormais pratiquées sous épidurale plutôt que sous anesthésie générale. Pour accoucher votre corps a besoin d’énergie. Il est donc primordial de lui fournir du carburant et de bien vous hydrater. Voici des idées d’encas et collations à manger en accouchant. 

De nombreuses femmes avouent avoir eu faim au cours de la longue période de latence dans le premier stade de l’accouchement. Néanmoins, plus le travail avance et moins elles ont eu le goût de manger. Il arrive parfois qu’au dernier stade, juste avant que le réflexe de poussée apparaisse, la femme ait de violentes nausées  et qu’elle finisse par rendre tout ce qui a été pris. D’ailleurs un proverbe dit « femme qui vomit, femme qui accouche ».

Il est important de s’écouter et d’y aller selon son instinct. Rien ne vous empêche de prendre des petites bouchées en début de travail, pendant la phase la plus longue de l’accouchement et ainsi faire des réserves d’énergies pour ce qui vous attend après. Si vous n’avez VRAIMENT pas faim pendant le travail, vous pourrez toujours vous rattraper après la naissance 😉

Que vous ayez choisi de donner naissance à domicile, en maison de naissance ou à l’hôpital, voici des idées pour prévenir la faim et vous donner l’énergie pour mettre au monde votre bébé.

 

Accouchement à la maison? Préparer son garde-manger

Si vous devez accoucher à la maison, il vous sera facile de préparer d’avance des petites bouchées énergétiques ou rafraîchissantes. Voici quelques suggestions d’encas et collations pour vous aider à vous surpasser lors de la plus grosse épreuve physique de votre vie.

 

De l’humus

Le blogue Les pieds dans les plats vous propose une belle recette d’humus. Simple et rapide à faire. L’humus, composé de pois chiche est riche en protéine, idéal pour vous apporter de l’énergie. Vous pouvez le savourer avec des crudités ou des craquelins. Je vous invite à parcourir le blogue ici, pour découvrir d’autres belles recettes.

idées d'encas et collations à manger en accouchant | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Les pieds dans les plats

Des « Zoeu » Brouillés (avec tofu et hyper-protéinés)

Pour celles qui ont entrepris un virage végane, voici une recette originale et savoureuse, riche en protéine et facile à faire. Roxanne Proulx, du blogue mamzelle betterave, vous propose sa version des « Zoeu » Brouillés.

Ils se conservent facilement une semaine au frigo et ça se congèle très bien aussi.

 

Une barre tendre double chocolat

Laurie Coté, du blogue Petite douceur, vous propose une recette de barre tendre facile à faire, nutritive et tout simplement écœurante! Je vous invite à aller voir sa recette, ici.

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Crédit photo : Petite douceur

 

Un smoothie glacé à la mangue, ananas et noix de coco

Mariève Beauchemin, blogueuse à Au bout de la langue, vous invite à préparer ce savoureux smoothie glacé, idéal pour s’hydrater et se rafraîchir un peu.

Temps 

5 minutes de préparation

Portions 

1 smoothie déjeuner ou 2 portions collations

Ingrédients 

  • 1 boîte de 398ml de morceaux d’ananas dans le jus
  • L’équivalent d’une conserve d’ananas vide de morceaux de mangue congelée (environ 1 tasse)
  • 1 paquet de 150g de tofu dessert à la noix de coco
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Crédit photo : Au bout de la langue

Étapes 

  1. Ouvrir le paquet de tofu dessert et déposer son contenu dans le fond du contenant de votre mélangeur.
  2. Égoutter la conserve d’ananas en conservant la moitié du jus avec les ananas. Transférer les morceaux d’ananas et le jus restant dans le contenant de votre mélangeur.
  3. Mesurer les morceaux de mangues en vous servant de la conserve d’ananas vide. Transférer dans le mélangeur. Actionner le mélangeur et laisser en fonction pendant environ 1 minute (ou jusqu’à ce que le smoothie soit extrêmement lisse) à puissance maximale en vous assurant que les ingrédients descendent bien vers les lames. Transférer dans un verre ou une belle bouteille et servir avec une paille.

Note 

Mon mélangeur est fait spécialement pour les smoothies et donc je mets tous les ingrédients dedans, puis je visse les lames sur le dessus et inverse le contenu. Les fruits congelés devraient toujours être les plus proches des lames, suivis des fruits frais, puis des aliments plus mous/liquides si vous ne voulez pas faire forcer votre moteur. Suivez donc les étapes dans l’ordre inverse si vous avez un mélangeur traditionnel (les lames dans le fond avec un couvercle sur le dessus).

 

Des boules d’énergie

Josiane du blogue Table et tablier vous propose une recette de petites boules d’énergie jolies, rapides et faciles à faire. Elles se conservent plusieurs jours au réfrigérateur et se congèlent!

N’hésitez pas à varier les ingrédients : remplacez le beurre d’arachides par du beurre de soya ou du beurre d’amandes, les raisins secs par des canneberges… Laissez aller votre imagination!

idées d'encas et collations à manger en accouchant | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Table et tablier

Ingrédients

  • 1 t. de dattes, trempées 5 minutes et égouttées
  • 1 c.s. de sirop d’érable
  • 1 c.s. de beurre d’arachides croquant
  • ¼ de t. de raisins secs dorés
  • ¼ de t. de graines de tournesol
  • ½ t. de poudre d’amandes
  • Noix de coco râpée non sucrée ou cacao pour enrober (facultatif).

Étapes

  1. Au robot culinaire, mélanger les dattes, le sirop d’érable et le beurre d’arachides jusqu’à ce qu’une purée se forme. La purée n’a pas besoin d’être uniforme
  2. Dans un grand bol, mélanger la purée avec le reste des ingrédients
  3. Former de 12 à 15 boules avec les doigts, puis les enrober de noix de coco ou de cacao si désiré
  4. Conserver au réfrigérateur dans un contenant hermétique.

 

Des encas variés

  • Fruits frais et gorgés d’eau comme les raisins, le melon d’eau, le cantalou, de l’ananas, des framboises, des bleuets,
  • Légumes crus en julienne (piments doux, champignons, carottes, brocoli, etc.)
  • Dès de fromage,
  • chocolat, des noix, des fruits secs,
  • craquelins,
  • Yogourt,
  • Une variété de jus frais,
  • Eau d’érable,
  • Eau de coco.
idées d'encas et collations à manger en accouchant | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Pixabay

Accouchement à l’hôpital? Idées de collations faciles à emporter

Si vous accouchez à l’hôpital, il est plus difficile d’amener le garde-manger avec vous. Par contre rien ne vous empêche de manger avant votre départ. En effet, vous allez probablement devoir faire une bonne partie de votre travail à la maison avant de vous rendre sur les lieux. En plus, vous pouvez prévoir d’amener des petites collations faciles à manger dans votre valise pour l’accouchement.

Quelques suggestions de collations

  • Mélange de noix, fruits secs et chocolat,
  • Bâtonnet de miel liquide ou d’agave,
  • Compote de pomme,
  • Fruits en morceaux (fraises, raisins, quartiers d’orange, etc.)
  • Ficello,
  • Craquelins,
  • Barres tendres,
  • Petits jus individuels.
Idées d'encas et collations à manger en accouchant | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Pixabay

Prévoyez aussi d’apporter une bouteille avec bec verseur, qui peut s’utiliser dans toutes les positions, car une fois que vous aurez trouvé celle dans laquelle vous êtes confortable, vous ne voudrez plus en changer. Prenez des petites gorgées de liquide régulièrement plutôt que des grandes rasades qui pourraient vous donner la nausée.

 

Accouchement en maison de naissance? Laissez-vous dorloter !

La plupart des maisons de naissance vous servent de copieux repas et vous donne aussi des collations (muffin, fruits, fromages, yogourt et jus). Après la naissance, on vous servira généralement un gros plateau de fruits!

Néanmoins renseignez-vous sur les modalités auprès de votre maison de naissance car celles-ci n’offrent pas toutes les mêmes services.

 

Jocelyne Gaudy, Infirmière et Accompagnante à la naissance

Jocelyne Gaudy, accompagnante à la naissance | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Katia Péchard

Maman de 2 garçons nés en 2003 et 2011, ma vision de la naissance et de la grossesse a été complètement chamboulée par ma formation d’accompagnante à la naissance et les formations suivies par la suite.

Au quotidien j’occupe le métier d’infirmière, un travail qui me passionne et qui se conjugue très bien avec celui d’accompagnante. J’ai travaillé durant plus de 10 ans avec des bébés prématurés ; un domaine à la fois difficile et plein d’espoir, où la vie est si précieuse qu’on la maintient par des tas de fils!

En tant qu’accompagnante à la naissance, je vous aide à mieux vivre votre grossesse, votre accouchement et l’accueil de votre nouvel enfant. Je vous encourage à prendre soin de lui en vous enseignant l’art du massage pour bébé et du bain relaxant, véritable moment de détente après la naissance ou durant la période des coliques.

 

Références :

Grossesse et accouchement droits des femmes, Association pour la santé publique du Québec

revue cochrane.org – Faut-il autoriser les femmes à boire ou à manger durant l’accouchement?


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La pratique de massages peut vous aider pendant l’accouchement

La pratique de massages peut vous aider pendant l’accouchement

L’accouchement est à la fois stressant et très physique. C’est une étape importante qui apporte son lot d’inquiétudes et qui demande un grand effort autant physique que mental. La pratique de massages est un outil formidable pour réussir à passer au travers de cette étape! En voici quelques avantages!

 

Plein de techniques différentes!

La massothérapie c’est aussi une variété de techniques. Il peut s’agir d’effleurages qui stimulent la libération d’endorphines, de pressions fortes ou de percussions qui déroutent le système nerveux et diminue la douleur.  Les acupressions, ces pressions fixes des doigts sur des points précis du corps sont aussi une manœuvre très utile. La grande variété des zones à masser permet de s’adapter aux mouvements et aux s de position de la maman. Peu importe la position de la maman, il y a possibilité de l’aider et de lui faire du bien, que ce soit avec des pressions au sacrum, un massage des épaules et de la nuque ou simplement des effleurements pour détendre le ventre.

 

Diminution de la douleur!

La massothérapie est très loin d’être seulement un moment de détende au spa. Bien au-delà de la détente, le massage permet aux muscles et à l’esprit de se relâcher. L’important dans un accouchement est de permettre à la fois aux muscles de s’étirer pour permettre à bébé de descendre et de passer à travers la filière pelvigénitale et au corps de ne pas s’épuiser.

Entre les douleurs à la symphyse, les problèmes de sciatique ou de dos, les petits maux physiques sont courants durant la grossesse. Ils sont encore plus présents lors de l’accouchement. Le massage est un excellent moyen de se détendre et de soulager ces maux. Après tout, le corps est engagé dans un marathon physique qui requiert la participation de plusieurs structures normalement assez fixes. Le massage permet de donner un bon coup de pouce dans ce sens.

De plus, le massage permet la production d’endorphines, diminuant la douleur et permettant à la maman de mieux gérer l’accouchement.

Des points de pressions peuvent aussi être combinés au massage pour diminuer encore plus la douleur.

 

N’importe où!

La massothérapie à cette facilité de pouvoir être utilisée n’importe où. Pas besoin d’une table et de plein de matériel pour qu’elle soit efficace. Deux mains, ce que les personnes accompagnant maman ont normalement et un peu d’huile en bonus font un travail merveilleux. Peu importe le lieu et le moment durant l’accouchement, le massage reste toujours une option utile.

 

Plus de participation du conjoint!

Que ce soit de petits massages de mains, massage du bas du dos et de la nuque, quoi de mieux pour maman de sentir le support de papa. Ce dernier aime se sentir utile, le massage permet donc une plus grande participation du conjoint durant le travail et fait sentir à la maman son implication.

 

Permettre au corps de bien travailler!

Durant l’accouchement, tout le système musculo-squelettique est mis à rude épreuve. Le corps doit travailler pour permettre au bébé de descendre et au bassin de se modifier pour le laisser passer. La musculature du bassin doit devenir suffisamment souple et en même temps s’ouvrir suffisamment pour laisser de la place au bébé.

La massothérapie aidant justement le travail du système musculo-squelettique, elle est tout à fait adapté pour permettre au corps d’accomplir cet exploit. Elle permet de relâcher les muscles ayant besoin de souplesse, de relaxer les muscles ayant besoin de travailler et permet même d’aider certaines structures à mieux se mobiliser. La pression au sacrum pour aider le bassin à s’ouvrir reste un grand classique.

 

Un travail plus rapide!

En plus du fait d’observer que la diminution des tensions facilite le travail, le massage diminue la production de cortisol et augmente celles des endorphines. Ceci favorise la production d’ocytocine, nécessaire aux contractions et à l’accouchement. Le travail se fait donc plus rapidement et avec plus de facilité. Il permet aussi à bébé d’adopter une bonne position en évitant que des barrières physiques l’empêchent de bien se placer.

 

Sans compter les points de pression qui permettent d’accélérer le travail et favorise la descente de bébé. Bien d’autres choses pourraient être dites sur l’utilité du massage durant l’accouchement.  Écoutez vos besoins et laissez-vous aller!

 

Nicolas Lacroix Pépin, Accompagnant à la naissance, 

La pratique de massages peut vous aider pendant l'accouchement | Cocoon Bien NaîtreNicolas Lacroix-Pépin est Thérapeute scientifique, spécialiste en périnatalité, passionné par le merveilleux monde de la grossesse et les poupons.

Dans ce domaine depuis 2009, il a complété une maîtrise suivi d’un doctorat en Médecine Moléculaire et le sujet de sa thèse était centrée sur les hormones et l’utérus.

Il est un des premiers accompagnant à la naissance formé au Québec. Il est allie la massothérapie, la relation d’aide, l’hypnose et les soins Rebozo afin d’offrir des outils thérapeutiques aux nouvelles familles. Avec ce bagage autant humain que scientifique, il a une vision très globale de la périnatalité.

Ses services sont offerts en français et en anglais.

Pour contacter Nicolas Lacroix Pépin, je vous encourage vivement à aller visiter son site web ou à le contacter via sa page Facebook.


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Donner naissance dans la douceur de ma maison

Donner naissance dans la douceur de ma maison

J’ai mis particulièrement d’attention dans la préparation de cet accouchement. Ayant déjà vécu deux suivis et accouchements en milieu hospitalier, je sentais qu’il me manquait quelque chose. Voilà pourquoi j’ai décidé d’avoir un suivi sage-femme, davantage à mon image et reflétant mes valeurs. Je voulais donner naissance dans la douceur de ma maison, endroit même où mon bébé avait été conçu, pour moi cette décision était l’évidence même.

Afin de bien me préparer à la venue au monde de notre bébé surprise, j’ai fait de l’hypnose où j’ai travaillé énormément sur des blocages psychologiques créés par mes deux premiers accouchements. J’ai fait aussi de visualisation et appris l’auto-hypnose afin de bien gérer la douleur le moment venu.

 

Mercredi le 7 septembre

41 semaines aujourd’hui. Je suis découragée. J’ai le sentiment que je n’accoucherai jamais! Disons que je ne m’étais pas du tout préparé à dépasser mon terme ayant eu Charlie à 38+6 sa et Alexe à 40+2 sa. Ce matin je me rends donc en clinique GARE pour avoir un moniteur et une échographie afin de nous assurer que tout va bien pour bébé et maman. Nous ressortons ma bédaine et moi de l’hôpital rassurées car tout est encore très beau. Par contre, je sens que je suis moins zen, moi qui souhaitait tellement un suivi naturel, me voilà rendue à aller à l’hôpital… Je dois y retourner samedi le 10 septembre si je suis toujours enceinte. J’appelle ma sage-femme et lui donne des nouvelles. Elle m’encourage et me dit qu’il reste encore du temps. Lui parler de mes angoisses par rapport à un déclenchement m’apaise et me fait du bien, je me sens mieux suite à notre conversation.

 

Jeudi le 8 septembre

Rien à signaler aujourd’hui. J’ai un début de crampes menstruelles mais rien de significatif. Je dis à Max : j’ai le feeling que tu n’iras pas travailler demain matin… Mais bon, fais-toi pas trop d’attentes, tu risques d’être déçu! Les crampes menstruelles s’estompent sur l’heure du souper avec le rush de la routine du soir avec Charlie et Alexe puis elles reprennent en soirée. Par contre, elles ne font pas vraiment mal et sont très irrégulières. Je me couche vers 22h30.

 

Vendredi le 9 septembre 

2h36 du matin : Une contraction plutôt douloureuse me sort du sommeil. Cinq minutes plus tard (environ) une autre… puis une autre…. Je décide de descendre au rez-de chaussée pour mieux les minuter avec mon application sur le Ipad. Je dis à Max de rester coucher car il travaille tôt ce matin-là et si c’est de la latence, je ne veux pas qu’il perde des heures de sommeil pour rien. Après quelques contractions aux 4-5 minutes, je décide d’aller dans le bain pour voir si ça fera progresser ou non le travail.

 

3h15 : J’entre dans le bain et je continue de minuter mes contractions. Elles sont toujours aux 4-5 minutes mais ne font pas si mal. Je suis encore capable de parler pendant celles-ci.

 

4h00 : Je sors du bain. Je vois bien que mes contractions sont encore très régulières mais comme c’est la première fois que je vis cela (à Charlie et Alexe j’avais rompu mes membranes avant d’avoir des contractions) je ne sais pas trop quoi faire… Est-ce de la latence? Le début de mon vrai travail? Je demande donc conseil à mes supers amies sur mon forum de mamans. Elles me conseillent d’appeler ma sage-femme. Moi je stresse car j’ai peur de la réveiller inutilement!

 

4h15 : Je me décide à appeler ma sage-femme Annie (je suis dont contente que ce soit elle… j’avoue que j’avais une petite préférence pour elle et je souhaitais secrètement qu’elle soit de garde lors du grand jour!). Premier appel… elle ne me rappelle pas… Je ne sais pas quoi faire! J’angoisse! Qui appeler d’autres?

 

4h30 : Je me décide finalement à la rappeler une 2e fois et 5 minutes plus tard, elle me rappelle enfin! Elle analyse ma situation par téléphone et décide de s’en venir chez moi pour une évaluation.

 

Je vais aviser Max et on enclenche la liste des choses à préparer, telles que mettre le protège-matelas en vinyle, changer quelques meubles de place, etc. Je me sens fébrile!

 

5h30 : Ma sage-femme Annie arrive à la maison. C’est quand même vraiment spécial et même luxueux de ne pas avoir à se déplacer dans une situation pareille! Pendant que ma sage-femme installe son matériel sur ma table de cuisine, moi je fais du ballon en écoutant Salut Bonjour et en buvant une tisane dans ma tasse préférée!

Donner naissance dans la douceur de ma maison | Cocoon Bien Naître

6h20 : Annie me propose de me faire un examen du col afin de voir où nous en sommes afin de bien évaluer par la suite si je suis seulement en latence ou si cela progresse dans les heures qui suivent. Surprise! Je suis déjà dilatée à 3cm et effacée à 50%. Je suis contente car j’avais à peine de travail de fait au dernier rendez-vous.

Annie nous propose de nous recentrer dans notre bulle Max et moi. On éteint donc la télé et on prend chaque contraction ensemble. Je suis toujours aux 5 minutes environ.

 

7h00 : Charlie et Alexe se lèvent. Elles sont bien surprises de voir Annie et tout son matériel! Max appelle ma mère pour lui dire de venir chercher les filles vers 8h00. Max prend le temps de les faire déjeuner. Pendant ce temps, je suis calme et prend chaque contraction de façon détendue.

 

7h20 : Alexe me demande du lait. Je l’allaite entre les contractions et je vois que cette stimulation fait augmenter considérablement la fréquence de mes contractions. Suite à sa tétée, je passe aux 3 minutes.

 

8h20 : Les filles quittent la maison avec ma mère et j’en suis contente. Honnêtement, j’avais de la misère à être dans ma bulle avec leur présence et leurs multiples demandes. Je dois maintenant faire des sons graves lors des contractions.

 

Je change souvent de positions. Couchée sur le matelas, debout, sur le ballon. Max me fait des points de pression au bas du dos et ça m’aide énormément.

 

10h15 : Je souhaite aller au bain, mais j’ai peur que le bain ralentisse mes contractions comme c’était arrivé lors de la naissance de Charlie. Annie me propose donc de m’examiner avant d’aller dans le bain afin de voir la progression de mon travail. Je me mets à trembler. J’ai peur que ça n’ait pas progressé… J’essaie de me recentrer et de passer par-dessus ce blocage sur lequel j’ai tant travaillé pendant la grossesse. Je suis rendue dilatée à 6cm et effacée à 80%! Hourra! Quel soulagement! Je suis vraiment heureuse! Je peux donc aller dans le bain!

 

10h30 : J’embarque dans le bain, j’y reste un bon 50 minutes. Je me sens si bien! Les contractions sont maintenant aux 2 minutes mais j’arrive très bien à rester détendue. Je sais que chacune d’elles m’amènent encore plus proche de la rencontre avec mon bébé.

 

11h20 : Je sors du bain, je me promène dans la maison. Vraiment! Quel bonheur d’être dans ses affaires. De marcher pieds nus, de fouiller dans son frigo quand on a faim!

J’ai une nouvelle douleur, j’ai atrocement mal à la symphyse pubienne! Chose que je n’avais encore jamais ressenti! Ma sage-femme me dit que bébé doit être en train de bien descendre dans mon bassin! Ça m’encourage!

 

12h00 : Je commence à être un peu fatiguée. Les contractions sont toujours aux 2 minutes et de forte intensité! Je trouve ça difficile et j’ai l’impression que je vais vomir à chaque contraction. Je pleure lors des contractions et ça me soulage énormément. Comme si je laissais aller un fardeau de sur mes épaules.

 

12h20 : La 2e sage-femme, Jessica, arrive à la maison. Je pleure encore sans savoir pourquoi, mais ça me fait du bien!

 

13h00 : J’ai l’impression d’avoir envie de pousser mais je ne suis pas certaine. Je dis à ma sage-femme que je ne sais pas quoi faire. Je rationalise trop et dans ma tête j’ai peur de pousser sans être complète et de faire enfler mon col… J’ai de la difficulté à faire confiance à mon corps.

 

13h10 : Annie me propose de m’examiner à nouveau pour pouvoir guider ma conduite. Je suis complète, mais je n’ai pas rompu mes membranes et la tête du bébé ne fait pas de pression assez forte pour que je puisse sentir cette envie de pousser. J’entre mes doigts dans mon vagin et je sens une grosse balloune très bombante.

 

13h20 : Je pousse et j’ai l’impression que ça n’avance pas du tout! Ça m’inquiète! Annie m’explique qu’il faudrait que mes membranes se rompent pour aider à la descente du bébé.

Ma sage-femme me propose donc de me placer à quatre pattes pour qu’avec la gravité les membranes puissent rompre, mais à ce moment précis une douleur atroce me traverse le bas du corps et je demande carrément à Annie si je vais mourir. Je sens que je vais tomber dans les pommes et Jessica m’assure que non, je ne manquerai pas la naissance de mon bébé.

 

13h25 : Je demande à Annie de rompre artificiellement mes membranes car je ne suis plus capable de bouger, paralysée par la douleur atroce qui semble vouloir me fendre le bas du corps en deux.

 

13h30 : Annie rompt mes membranes. Aussitôt fait, je sens la tête du bébé qui descend de façon très rapide dans mon vagin et ma sage-femme me dit qu’on voit déjà sa tête.

 

13h33 : Après 3 ou 4 poussées mon petit bébé surprise naît, un peu étonné de la rapidité avec laquelle il est descendu dans mon bassin puis expulsé!

Sur le moment, je ne pense même pas à regarder le sexe du bébé. Je suis tellement heureuse! Tellement fière de cet accouchement 100% naturel qui m’a réconcilié avec ma force en tant que femme et la force que mon corps possède pour mettre au monde un être humain. Cette force qui m’a été ‘’volée’’ 2 fois par des accouchements en milieux hospitaliers et qui m’ont fait douter de ma capacité à donner la vie par moi-même.

Après quelques minutes, je découvre enfin ma 3e fille, ma 3e merveille! Nous sommes restées en peau à peau près de 2h dans mon propre salon. Y’a rien de plus magique, de plus majestueux. J’ai tenu, avec l’accord de Max à couper le cordon moi-même. Je l’ai coupé à 15h30 près de 2 heures après la naissance.

 

Petite Joëlle d’amour pèse 8,12lb et mesure 53,5cm. Elle tète aussi bien que ses grandes sœurs!

 

Mon seul regret est de ne pas m’être offert un suivi sage-femme pour mes 2 grandes. Même Max qui au départ était réticent à un accouchement à domicile, a adoré l’expérience et en vante les mérites à tout notre entourage!

 

Marie-Pier Bilodeau, maman comblée


L’ensemble des articles du blog peut être partagé dans un but non lucratif. Néanmoins, merci de toujours inscrire les noms et prénoms de l’auteur ainsi que la source cocoonbiennaitre.com lorsque vous le faites.

Ma Doula, ma bouée

Ma Doula, ma bouée

En cette semaine mondiale des Doulas, Karine voulait écrire un message particulier à la Doula qui l’a accompagnée pendant les 9 mois de sa grossesse et le jour de son accouchement. Voici comment Sa Doula a fait une différence lors de cette merveilleuse aventure en haute mer! 

 

Par ses cours personnalisés, nous avons pu, mon mari et moi, explorer plus loin ma maternité, notre parentalité, mes options, nos tabous, mes craintes et nos attentes. Et surfer sur une vague de bonheur candide qui portait… loin.

 

Par ses connaissances, j’ai pu avoir un phare, une bouée à laquelle m’accrochée, lorsque je vivais des angoisses, des doutes et des blessures autant physiques que psychologiques et que je nageais en  eaux troubles.

Ma Doula, ma bouée | Cocoon Bien Naître | Accompagnante à la naissance
Crédit photo : Junny Photographie studio

Par sa présence à mon l’accouchement, elle a pu porter main forte à mon homme qui devait certainement se sentir submergé par ces vagues intenses et magnifiques qui nous rapprochaient de notre nouvelle famille.

 

Par ses délicatesses, en me préparant un plateau de fruits digne d’une princesse, que dis-je?! d’une reine, en partageant sans compter conseils et matériels, en m’apprenant tranquillement à me faire confiance, a me considérer comme une perle… unique et précieuse.

 

Par sa merveilleuse personne, investie, marginale, englobante, affirmée…Je me suis sentie appuyée, respectée et puissante pour affronter cette mer déchaînée. La plus belle des tempêtes.

 

Encore merci douce Marie-Ève Sturrock

Karine Dumont, nouvelle maman comblée

Ma Doula, ma bouée | Cocoon Bien Naître | Accompagnante à la naissance
Crédit photo : Junny Photographie Studio

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Grossesse gémellaire, et si vous aviez aussi des droits ? par Karine Forget

Grossesse gémellaire, et si vous aviez aussi des droits ? par Karine Forget

S’il est vrai que la situation a changé ces dernières années au niveau du respect des droits des femmes enceintes, les choses sont radicalement différentes lorsqu’il s’agit de grossesse gémellaire ! Pour le bien de ces femmes, on se met à mélanger prise en charge et infantilisation, choix éclairé et choix orienté, bienveillance et violence.

Oui, ce sont de gros mots, de graves affirmations! Mais malheureusement, il n’y a que très peu d’exagération dans mes propos…

Grossesse gémellaire  = grossesse à risque?

De nos jours, une femme enceinte qui est le moindrement informée peut, après un peu de négociation, manger et boire pendant son accouchement, choisir de ne pas subir tel ou tel test, repousser une induction à 40 sem. pour dépassement de terme ou encore tenter d’accoucher sans péridurale même en milieu hospitalier. La gémellaire? Non.

Elle ne peut rien faire de tout cela… Dès le premier rendez-vous, on lui martèle la liste interminable de risques, question de bien encrer dans sa tête que cette grossesse peut mal tourner à tout moment. On lui explique qu’elle aura une péridurale obligatoire, un monitoring continu obligatoire et, dans certains hôpitaux, que la poussée aura lieu directement en salle d’opération… au cas où! Quand on pose des questions, on se fait répondre avec condescendance que tout ça, c’est pour le bien de nos bébés et on sous-entend, à demi-mot, qu’aller à contresens, c’est une attitude irresponsable qui met inutilement en danger notre vie et celle de nos bébés.

 

Des tests non négociables

J’en veux pour preuve ma propre expérience! J’étais autour de ma 27e semaines de grossesse. J’avais perdu mon suivi sage-femme depuis ma 13e semaine « parce que c’est des jumeaux » et la gynécologue responsable de mon cas me donne ma requête pour mon test d’hyperglycémie provoquée. Je lui demande si je suis obligée de passer ce test, parce que, à ma première grossesse, je ne l’ai pas fait. Relevant la tête et s’adossant à son siège, elle me répond que c’est mon choix, qu’elle, ça ne la dérange pas mais… que pas plus tard qu’hier, une femme est arrivée à l’hôpital en travail à 40 sem. avec un diabète de grossesse non diagnostiqué et son bébé est mort. Tenant toujours son crayon dans les airs, prête à signer la requête, elle me regarde en silence. Que pouvais-je dire à ce moment-là ?! Sérieusement? Avais-je vraiment l’espace pour refuser ce test ou, au moins, proposer une alternative comme le test de glycémie aléatoire? Bien sûr que non! J’étais démolie, écrasée, infantilisée… violentée!

Je suis sortie de là avec ma requête et le cœur plein de rage et de tristesse. J’ai passé le test avec beaucoup de colère et c’est avec une extrême déception que j’ai accepté de passer le deuxième test parce que « j’avais des résultats limites ». C’est avec rage aussi que j’ai fait ce deuxième test qui a confirmé que j’avais vécu toutes ces émotions négatives pour absolument rien… je ne faisais pas de diabète de grossesse.

Une grossesse et un accouchement gémellaires respectés?

Bien sûr, cette prise en charge serrée convient à plusieurs personnes et il n’y a rien de mal à cela! Ce peut être très rassurant de se faire surveiller de près, surtout quand ces jumeaux sont des premiers bébés. Mais quand une femme veut un suivi alternatif, une participation à son suivi et à la prise de décision, un respect de ses choix et ses opinions, c’est difficile à obtenir… pour ne pas dire pratiquement impossible! Il faut se battre, constamment, contre la machine. Faire face à une multitude d’idées reçues, de jugements et de mépris et c’est ça que je dénonce : l’impossibilité pour un couple qui attend des jumeaux, d’avoir une grossesse et un accouchement gémellaires respectés.

Grossesse gémellaire, et si vous aviez aussi des droits ?
Crédit photo : Amalgame Photographie

L’accouchement naturel, une option pour une gémellaire

Dans certains pays, accoucher de jumeaux à la maison, c’est possible. Les sages-femmes ont le droit de suivre les gémellaires et, tant que la grossesse n’est pas déclarée « pathologique », l’accouchement naturel est une option pour les femmes. Des images diffusées partout sur le web le prouvent! Ce sont d’ailleurs ces images qui m’ont poussée à créer la page Facebook pour « l’Accouchement gémellaire respecté ». Une page qui se veut une plateforme d’échange pour tous ceux qui croient que, gémellaire ou pas, une maman qui accouche a des droits et des besoins qu’on ne sauraient ignorer…

 

Et si!

Bien sûr, les gens pourraient argumenter avec une série de « et si »…

« C’est ben beau comme ça l’accouchement à domicile, mais cette femme est une irresponsable! Et si une complication était survenue? Et si elle avait eu besoin d’une césarienne? Y’en a tellement chez les gémellaires! Et si le pire était arrivé? »

Ce que je réponds à ces « et si », c’est que c’est une question à laquelle ces femmes ont surement déjà bien réfléchi et que ce sont des risques réels qu’elles ont simplement acceptés. Quand on prend la voiture, on accepte le risque d’accident. On ne traîne pas un médecin, un anesthésiste et deux infirmières avec nous « au cas où »! Le problème avec l’obstétrique de nos jours, c’est que la médecine moderne a vendu, avec grand succès, la garanti du risque zéro.

« Faites-nous confiance, ça va bien aller! »

Les gens ont accepté et assimilé cette promesse, si bien que dès qu’ils font partie d’une statistique, ils s’insurgent! « Vous m’aviez promis que ça irait bien! »

C’est alors qu’il y a des poursuites. S’ensuit inévitablement des protocoles et des décisions qui ont pour unique but d’éviter d’autres poursuites. L’obstétrique est devenue une science de la gestion du risque. Et la gémellaire, en tant que grossesse à risque, stresse énormément les médecins qui doivent jongler avec ces « et si »!

 

Et si?

À ce stade-ci de notre réflexion, j’aurais envie de vous proposer une autre liste de « et si ». Et si on acceptait que le risque zéro n’existe pas, que le médecin est là pour nous soutenir pendant cette aventure, sans garanti aucune? Et si on cessait de poursuivre les gynécologues tout le temps dès qu’une situation malheureuse arrive, leur mettant sur les épaules toutes les responsabilités? Et si on acceptait que, gémellaire ou pas, une femme a le droit de décider pour elle-même quel risque elle a envie de prendre ou de ne pas prendre? Ce serait merveilleux n’est-ce pas? Ce serait ça, pour moi, un accouchement gémellaire respecté.

 

Et si les gémellaires avaient le droit de décider si elles veulent ou non un suivi en clinique GARE, si elles veulent ou non le suivi avec une sage-femme, si elles veulent accoucher en salle d’op, en chambre de naissance ou à la maison? Je sais… c’est pratiquement utopique dans l’état actuel des choses. Des femmes sans conditions particulières n’ont pas accès au service sage-femme qu’elles demandent, alors les gémellaires, elles sont loin, très loin dans les priorités! Même les sages-femmes les abandonnent! On ne se bat plus pour elles parce que, ben coudonc, c’est risqué des jumeaux!

 

Aller, je me gâte avec un dernier « et si »…

Et si, pour commencer, on ne « pathologisait » plus la gémellité? Qu’une femme qui attend des jumeaux, dichorioniques diamniotiques, sans pré-éclampsie, sans diabète de grossesse et sans autre facteur de risque, pouvait choisir un suivi sage-femme avec quelques passages à la maternité pour des écho et des monitoring un peu plus fréquent?

Ce serait un bon début, non?

Vous avez été touché par mes idées, mes propos? Je vous invite à vous joindre à moi sur la page Facebook Accouchement Gémellaire Respecté.

Vous pouvez également recevoir des information variées et ouvertes en consultant mon livre « Les Gémellicours; bien se préparer à la naissance de jumeaux », disponible en ligne au www.gemellicours.com

 

Karine Forget
Accompagnante à la naissance
Spécialisée en grossesse gémellaire

Maman de 4 enfants dont une paire de jumeaux, Karine Forget cumule plusieurs cordes à son arc: Accompagnante à la naissance, Auteure, Formatrice à l’école de périnatalité La venue de la Cigogne, Monitrice Croix-Rouge, Fondatrice des Gémellicours, le seul cours prénatal gémellaire au Québec, elle se passionne pour tout ce qui touche la maternité. Sa philosophie est simple: tous les choix sont bons et méritent de ne pas être jugés. En plus d’accompagner les couples lors de la venue au monde de leurs enfants, elle milite pour le droit des femmes enceintes et, surtout, des futurs parents de jumeaux.


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La méthode Bonapace : se préparer pour une naissance naturelle, joyeuse et sécuritaire

La méthode Bonapace : se préparer pour une naissance naturelle, joyeuse et sécuritaire

Il est bon de rappeler qu’accoucher est d’abord un événement physiologique pour lequel les femmes disposent, de façon innée, de toutes les habiletés. La méthode Bonapace donne des outils pour activer et soutenir les ressources intérieures dont disposent les femmes et qui leur permettent d’accoucher de manière naturelle, satisfaisante et sécuritaire. 

Recommandée par la S.O.G.C. (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada), cette méthode est basée sur les récentes découvertes en neurophysiologie qui nous donne un nouvel éclairage pour répondre à cette question: de quoi a vraiment besoin une femme pour accoucher?

 

Les conditions propices pour accoucher 

Pour laisser se manifester son programme génétique si parfaitement orchestré, la femme a besoin de conditions favorables, en voici quelques unes fondamentales:

  • Se sentir en sécurité et entourée de personnes aimantes et bienveillantes à l’écoute de ses besoins
  • Avoir la liberté de répondre aux besoins de son corps et de son bébé qui vont la guider, à travers ses sensations, à poser les bonnes actions (bouger, manger, se reposer, pousser…)
  • Rester dans sa “zone zen” en évitant de stimuler son néo-cortex (cerveau de la pensée rationnelle) : tamiser les lumières, préserver son intimité, être dans une atmosphère calme et positive où l’entourage chuchote, faire des sons, exprimer ses besoins, être encouragée et soutenue avec amour et empathie…
  • Se relaxer, respirer, être positive et confiante

Toutes ces conditions vont permettre à son système hormonal de relâcher les hormones utiles aux moments adéquats.

La préparation psychologique, émotionnelle et physique ainsi que l’activation de ses ressources par certaines pratiques favorisent des conditions propices à l’accouchement afin que la pharmacologie reste une option de dernier recours.

 

Récemment, une étude sur le soulagement de la douleur obstétricale a démontré que les approches psychologiques (soutien, préparation mentale et émotionnelle, relaxation, etc.) qui ont pour effet de diminuer l’anxiété et la peur, réduisent toutes les interventions obstétricales.  [1]

L’effet est encore plus important lorsque tous les mécanismes hormonaux et neurophysiologiques sont activés en parallèles. L’activation et le maintien de ces mécanismes sont le cœur de la méthode Bonapace.

Cette méthode est le fruit de 25 ans de recherche et allie les récentes connaissances scientifiques en neurophysiologie de la douleur et le rôle des hormones avec les savoirs et les techniques des médecines alternatives.

Trois mécanismes pour activer les ressources endogènes 

La méthode Bonapace est basée sur l’activation de 3 mécanismes principaux permettant de moduler la perception de la douleur:

  1. La stimulation douloureuse d’un site autre que la zone douloureuse ou « combattre le feu par le feu »,
  2. La stimulation agréable de la zone douloureuse, la théorie du portillon,
  3. La modulation du signal de la douleur par la pensée.

 

1- « combattre le feu par le feu »

Lors des contractions, il s’agit de créer une stimulation douloureuse (bien moins importante que celle des contractions) sur un site autre que celui de la zone douloureuse. Cela provoque un relâchement d’endorphine, un neurotransmetteur naturel dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, dans tout le corps sauf sur le site qui vient d’être sollicité. Il en résulte une diminution importante de la perception des sensations douloureuses initiales (celles liées aux contractions).

 

À l’accouchement, ces stimulations peuvent être pratiquées par le partenaire dans des points réflexes (points sensibles du corps) qui correspondent à des points d’acupuncture utiles pour favoriser l’accouchement. Ainsi, ces stimulations douloureuses agissent à la fois pour obtenir les effets propres à la médecine chinoise (contractions efficaces, dilatation cervicale, positionnement fœtal, etc) et pour réduire la sensation intense issue des contractions.

Voici deux points de stimulation vus dans le cours en ligne de la méthode Bonapace :

La méthode Bonapace : se préparer pour une naissance naturelle | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Julie Bonapace

2- La théorie du portillon

En créant une sensation agréable sur la zone douloureuse, les fibres non douloureuses vont bloquer une partie des fibres qui transmettent les messages de douleur. Cela va réduire la perception de la douleur de la zone stimulée agréablement.

Le partenaire peut créer une sensation agréable par un massage léger de la zone douloureuse, ou en y apposant une compresse chaude ou froide.

Des pratiques de massages aux endroits les plus adéquats vous sont enseignés dans le cours en ligne de la méthode Bonapace.

Prendre un bain ou une douche, marcher et changer de positions (ballon, yoga) sont également toutes des techniques qui activent le mécanisme du portillon.

Cette pratique est particulièrement utilisée entre les contractions.

 

3- La modulation du signal de la douleur par la pensée

En maîtrisant la direction de la pensée, il est possible de modifier la perception de la douleur. Ainsi par des techniques de concentration mentale, on vient moduler le message de douleur et activer la production d’endorphine.

On utilise des techniques faisant appel à la respiration, la relaxation, l’imagerie mentale, l’aromathérapie, la musique, le yoga, le placebo.

Un environnement propice où la femme va pouvoir mettre au repos son néocortex (lumière tamisée, sons feutrés,… ) est essentiel. La femme a avant tout besoin de se sentir en sécurité et soutenue, d’avoir la liberté de s’exprimer, de bouger, d’être respectée dans son intimité et d’avoir confiance en ses compétences.

 

La pratique de ces mécanismes vous est enseignée dans le cours en ligne donné par Julie Bonapace mais vous y apprendrez bien plus que cela. Car c’est grâce à la combinaison de ses différentes approches (physiques, neuro-physiologiques, hormonales, émotionnelles et psychologiques) qu’elle obtient une réelle efficacité dont la réduction de 50% de la douleur à l’accouchement est reconnue scientifiquement.[2]

 

Donner une place importante au partenaire 

La première année suivant la naissance d’un enfant est une période charnière dans la vie d’un couple où l’on constate beaucoup de séparation. Les parents ont besoin de se sentir confiants et unis pour traverser ensemble ces moments.

Les recherches ont démontré que lorsque le père se sent compétent, utile et autonome dans l’accompagnement de sa partenaire lors de l’accouchement, la communication dans le couple, le lien père-enfant et l’estime du père et de la mère sont renforcés. [3]

Ainsi, la méthode Bonapace participe à consolider les liens du couple en donnant au père des outils pour lui permettre de jouer un rôle actif et essentiel lors de la grossesse et de l’accouchement, notamment dans la gestion de la douleur de sa partenaire. Soutenue et en sécurité, la femme aura davantage confiance en ses capacités.

Fournir aux futurs parents des outils  pour vivre ensemble, avec assurance et harmonie, la période de transition qu’est la naissance d’un enfant est une des raisons d’être de la méthode Bonapace.

 

Comment apprendre la méthode Bonapace 

Julie Bonapace a développé un cours en ligne où elle vous transmet ses découvertes clés basées sur plus de 2 décennies de recherches.

La formation en ligne est constituée de vidéos animées par Julie Bonapace ainsi que de matériel numérique pour vous exercer à votre rythme, dans le confort de votre foyer.

Cette formation est conçue pour vous permettre de faire l’apprentissage de toutes les notions pratiques et théoriques de la méthode Bonapace afin de favoriser un accouchement naturel, joyeux et sécuritaire.

En voici quelques points:  la prévention et comment prendre des décisions éclairées, la modulation de la douleur avec des outils concrets pour activer les ressources endogènes, la préparation du corps avec des exercices de yoga prénatal, le rôle des hormones, les phases de travail et le réflexe expulsif, des propositions pour bouger en travail, des techniques de libération émotionnelle pour dépasser les peurs et les expériences négatives et bien d’autres ressources encore…

Avec cette formation, vous avez également accès à une master class avec Julie Bonapace où vous pouvez lui poser vos questions spécifiques. Vous trouverez tous les renseignements sur le site web de la Méthode Bonapace.

 

Julie Bonapace

La méthode Bonapace : se préparer pour une naissance naturelle | Cocoon Bien Naître

Julie Bonapace, est une auteure, chercheure et enseignante québécoise spécialisée dans le soulagement non pharmacologique de la douleur. Maître en éducation, elle est également diplômée en sciences et en travail social.

Lorsqu’elle professait en tant que médiatrice familiale, elle constata la vulnérabilité du couple lors de la première année suivant la naissance d’un enfant et l’importance de l’implication du père durant la grossesse et l’accouchement pour la stabilité et l’unité du couple.

Mais c’est avant tout une militante inspirante, une femme de foi et de cœur, qui offre généreusement son temps et son expérience, afin que le milieu de la périnatalité évolue. Julie est notamment responsable de l’équipe de rédaction de la ligne directrice sur le soulagement de la douleur de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), à paraître en 2016. Enseignant sur plusieurs continents, elle crée un pont entre les pratiques des différentes cultures et diffuse ses découvertes à travers le monde par des formations pour les professionnels de la santé, des conférences, des émissions de télévisions et des congrès scientifiques.

 


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[1] J.-P.,Moutquin, J.-M.,Rossignol, M.,Dugas, M.,Wassef, M., et J. Bonapace, «Non pharmacologic Approaches for Pain Management During Labor Compared with Usual Care: A Meta-Analysis», Birth, 2014

 

[2] Bonapace J, Chaillet N, Gaumond I, Paul-Savoie É, Marchand S. Evaluation of the Bonapace Method: a specific educational intervention to reduce pain during childbirth. Journal of pain research. 2013;6:653

[3] Weaver, R.H., et M.S. Cranley, «An exploration of paternal-fetal attachment behavior», Nursing Research, vol. 32, n 2, 1983, p. 68-72