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Catégorie : bien-être

Prenez soin de votre périnée après l’accouchement

Prenez soin de votre périnée après l’accouchement

Prenez soin de votre périnée après l'accouchement | Cocoon Bien Naître
©Amalgame Photographie

Tout d’abord, je dois vous expliquer brièvement ce qu’est une physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale et pelvienne. Il s’agit d’un métier qui demeure, encore à ce jour, assez méconnu. Après l’obtention de sa maîtrise en physiothérapie, la professionnelle doit entreprendre un programme de spécialisation universitaire sur le plancher pelvien. Par la suite, elle est en mesure de traiter les hommes, les femmes ainsi que les enfants et ce, pour toutes sortes de problèmes liées à l’intimité (incontinence, descente d’organes, trouble érectile, éjaculation précoce, douleur pelvienne et j’en passe!).

Qu’est-ce que le périnée ou plancher pelvien?

Le plancher pelvien est un ensemble de muscles allant de l’os pubien jusqu’à la colonne vertébrale en faisant des anneaux autour des orifices (urètre, vagin, anus). Ces muscles forment une sorte de hamac qui supporte le contenu abdominal et la colonne vertébrale, tout en permettant de maintenir de façon optimale les fonctions urinaires, rectales et sexuelles. Il est important d’y porter une attention particulière, surtout suite à un accouchement. Favoriser sa guérison limite les séquelles potentielles (incontinences, descente d’organes, douleurs pendant relations sexuelles, etc.) qui apparaissent parfois immédiatement après la naissance mais aussi, parfois, plusieurs années plus tard.  Pour en savoir d’avantage, visitez le site Web de La Clinique Santé Pelvienne

Prenez soin de votre périnée après l'accouchement | Cocoon Bien Naître
Visualisation du plancher pelvien chez la femme

Un accouchement demeure un grand traumatisme pour votre corps, qu’il se passe bien ou moins bien. Voici tout ce que vous devez savoir pour avoir une guérison optimale.

Prenez soin de votre périnée après l'accouchement | Cocoon Bien Naître

Glace

Que nous la voyons ou pas, un accouchement amène beaucoup d’inflammation (œdème) au niveau de la vulve et du vagin. L’inflammation constitue une imprégnation des tissus par un liquide plein de toxines qui tendent à se fibroser (ankyloser) si le liquide n’est pas drainer rapidement. Un plancher pelvien rigidifié par une inflammation est beaucoup moins efficace et peu être douloureux lors des relations sexuelles. La glace est le meilleur moyen d’éliminer cette enflure et elle vous procurera une sensation de grand soulagement.

  • Il faut donc mettre de la glace 3-5x par jour, 12 minutes, pendant 1 semaine dans le post-partum.
  • Mettez-la glace dans un sac hermétique et entourez-la d’un essuie-tout (pour absorber les saignements).
  • Vous pouvez vous asseoir directement dessus pour faire une légère compression.
  • Ou vous pouvez vous couchez sur le dos, surélever vos fesses avec des oreillers (la gravité aidant ainsi le drainage) et appliquer la glace.

 

Contractions du périnée

Suite à un traumatisme, le cerveau aura tendance à inhiber la région atteinte afin de lui permettre de guérir. Cependant, les muscles du plancher pelvien doivent retrouver leur fonction le plus rapidement possible afin d’éviter les descentes d’organes, les incontinences et les douleurs au dos. Pour réveiller vos muscles, faites le plus tôt possible de petites contraction du périnée. Aussi fort que vous n’avez aucune douleur. Comme pour retenir les gaz et les urines. Pour vous assurer que vous contractez le plancher pelvien adéquatement, installez-vous assise, le dos bien droit. Vous sentirez la vulve en contact avec la chaise, et, en contractant, elle se décollera de la surface. Le vagin et l’anus se serreront (le ventre, les fesses et les cuisses resteront relâchés). Contractez doucement et de façon rythmique. Ce pompage musculaire enlèvera encore plus d’enflure. Idéalement, faites-le chaque fois que vous nourrissez bébé, vous serez ainsi assurée de le faire assez souvent!

Verrouillage

Toujours dans l’idée de réactiver votre corps, il est important de pratiquer le verrouillage. En temps normal, le périnée est contracté de façon réflexe avant tout effort des abdominaux, même lors d’un effort aussi léger que de lever un crayon. Cette contraction permet de protéger, entre autre, notre colonne et nos organes. Suite à l’accouchement, le réflexe disparaît et si nous ne le reprogrammons pas de façon volontaire, il ne reviendra pas. Les femmes qui développent des incontinences avec les années sont souvent celles qui non par réactivé leur contraction réflexe. Donc, avant de vous levez du lit, de prendre bébé, ou avant de faire n’importe quel effort, y compris tousser, se moucher, etc., faites un verrouillage du périnée. C’est-à-dire, contractez le plancher pelvien avant, pendant, mais surtout 2 secondes après chaque effort.

 Vous préviendrez ainsi les descentes d’organes et les incontinences.

Gravité

De nos jours, on estime à 50% le nombre de femmes qui présentent une descente d’organe (prolapsus) après un premier bébé. Les ligaments, les nerfs et les muscles sont grandement abîmés lors d’un accouchement et mettent jusqu’à 8 semaines à se consolider (les deux premières semaines étant critiques). Vous tenez à être active avant ce délai, vos structures internes risquent de cicatriser lousses. Le conseil ici, évitez à tout prix la position debout, accroupie ou avec vide sous les fesses (toilette prolongée, beigne). Bref, déléguez certaines activités ou:

  • Prenez des pauses fréquentes en position couchée (les fesses sur des oreillers);
  • Faites vos repas assise;
  • Contractez aussi fort que possible votre périnée quand vous transférez votre brassée de la laveuse à la sécheuse, lorsque vous donnez le bain à bébé, etc.
  • Mettez la coquille dans la poussette au lieu de la porter.

Attention à la gravité! Et ce, peu importe votre niveau de forme d’avant bébé. Un ligament prend 8 semaines avant de guérir, que vous soyez marathonienne ou fan de sofa.

Bonne chance à la découverte de bébé!

Mélanie Claveau,

Physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale et pelvienne
cliniquesantépelvienne.com
514-883-8589

Un petit mot sur Mélanie : Mélanie a obtenu son diplôme de physiothérapeute en 2008 de l’Université de Montréal. Passionnée par son métier, elle s’implique à fond dans chacun des cas qui se présente à elle. Elle est détentrice d’une maîtrise professionnelle en Rééducation Périnéale et Pelvienne. Cette spécialisation lui permet de traiter des problématiques pelviennes assez méconnues, mais qui touchent énormément de Québécoises et Québécois. Ancienne gymnaste, Mélanie vous guidera dans votre guérison avec un plan de traitement et des objectifs clairs et réalisables, un petits succès à la fois. Vous vous sentirez guidé, soutenu et surtout, enfin compris!

Mélanie est membre accréditée par l’Ordre Professionnel de la Physiothérapie du Québec (OPPQ).


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Standards de beauté : l’apparence physique au détriment de l’essentiel

Standards de beauté : l’apparence physique au détriment de l’essentiel

La société façonne les croyances depuis des millénaires. De nos jours, nous en sommes arrivés, à prioriser l’aspect physique au détriment de l’essentiel. L’apparence du corps semble être plus importante que la personne elle-même comme si le physique valait plus que la personnalité, les croyances, les valeurs et les convictions d’une personne.

«La beauté c’est quelque chose dans le regard qui exprime l’intelligence,

et l’intelligence c’est quelque chose dans le regard qui exprime la beauté.»

Bernard Werber

La société crée des standards dans lesquels nous devrions nous mouler. Les critères de beauté véhiculés par le petit et le grand écran ou les réseaux sociaux engendrent énormément de complexes et de problèmes psychologiques chez les jeunes filles et les femmes.

Les critères de beauté ont fluctué en traversant les époques. De nos jours, ils font beaucoup de ravages notamment chez les femmes, mais aussi chez les hommes.

Un nouveau problème de santé mentale a été inscrit dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). La «bigorexie», un trouble alimentaire, fait référence au besoin intense et malsain de se muscler et de participer à des activités physiques afin d’augmenter la masse musculaire pouvant engendrer des problèmes beaucoup plus graves(1). Il est important de prendre conscience que les hommes ne sont pas à l’abri des standards propagés dans la société.

Le poids des femmes enceintes dans la ligne de mire des médias

On retrouve beaucoup de problèmes alimentaires chez les femmes. Les magazines, les vidéos, les médias sont des sources de découragement pour plusieurs femmes face à leur image corporelle. Il peut être encore plus difficile pour les femmes enceintes ou les femmes qui ont accouché de cadrer dans les standards de notre société et c’est une problématique plutôt alarmante. L’image envoyée par les médias est celle de femmes enceintes maquillées, toujours sur leur 31 sans aucune vergeture ou bourrelet.

Les transformations corporelles durant la grossesse et après l’accouchement peuvent être ressenties de manière négative pour une grande partie des femmes. Elles peuvent se trouver moins «belles», «désirables» et «désirées». Il est évident que ce qui est diffusé par les médias peut rendre difficiles l’acceptation et l’adaptation de ces femmes à leur nouveau corps. Les femmes qui ont accouché ont tendance  elles aussi à vouloir perdre rapidement le «petit bedon» laissé par la grossesse. En général, les changements corporels dus à la grossesse peuvent cependant perdurer pendant plus d’une année et il est important d’apprendre à les accepter.

En mars 2015, Sarah Stage une mannequin américaine, a fait la une des tabloïds et suscitait l’indignation populaire en publiant sur son compte Instagram des photos d’elle enceinte de plus de 8 mois et sur lesquelles son ventre était quasiment inexistant. Heureusement l’histoire se termine bien puisqu’elle a finalement donné naissance à un bébé en santé dont les proportions étaient dans la moyenne.

Instagram.com-sarah stage

Mummyrexie

ou quand les magazines people et les réseaux sociaux poussent même les femmes enceintes à répondre aux critères de beautés

Le mot, contraction de maman et anorexie en anglais, désigne un besoin de contrôler son corps malgré un événement physiologique qui entraîne inévitablement une prise de poids.

« Et toi ? Tu as pris combien de kilos quand tu étais enceinte ? » La question est un grand classique. Sauf que désormais elle tourne à l’obsession. Sur les réseaux sociaux, certaines femmes enceintes cherchent des solutions miracles pour prendre le moins de poids possible.

La faute à qui ?

Plusieurs habituées du tapis rouge comme Victoria Beckham, Jessica Alba, Miranda Kerr, Alessandra Ambrosio ont affiché une silhouette de rêve sur leurs réseaux sociaux quelques jours seulement après avoir accouché. Un peu comme si la grossesse n’avait laissé aucune trace sur leur corps. Néanmoins « Derrière ces femmes à la plastique parfaite, il y a des coach, des stylistes, des nutritionnistes… Tout est faussé. C’est une aberration de faire croire aux femmes que l’on peut retrouver sa ligne en quatre jours. Le corps met en moyenne un an pour se remettre complètement en place. Et c’est normal» s’indigne Dominique-Adèle Cassuto, médecin nutritionniste dans un  article du 1 février 2015 de Mme Figaro.

Un danger pour la maman mais aussi pour l’enfant

La mummyrexie peut s’avérer néfaste pour la mère ainsi que pour son bébé. Tous deux sont touchés par les innombrables régimes et les séances de sport intenses. La future maman risque des carences multiples et de l’anémie, de faire des malaises hypoglycémiques et même des problèmes cardiaques. Du coté du bébé, la pregnorexia peut entraîner une naissance prématurée, un poids peu élevé ou encore du diabète.

Le regard du partenaire est capital

«La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

Oscar Wilde

Une étude(2) établie que si le partenaire a un comportement positif face aux changements corporels de sa partenaire celle-ci saura plus facilement accepter son nouveau corps(3).

La femme enceinte est en bouleversement hormonale, psychique, corporel. Elle a besoin de se sentir attirante et désirée par son partenaire pour faire face à ces changements de manière sereine. Alors messieurs sortez le grand jeu, faites-lui des compliments sur ses courbes voluptueuses, dites-lui à quel point vous la trouvez sensuelle avec ses rondeurs et surtout à quel point vous l’aimez.

Chaque jour, les femmes et les hommes sont bombardés de publicités et de vidéos qui prônent la minceur des mannequins, les muscles des bodybuilders, la forte poitrine des actrices et les fesses rebondies des chanteuses pop. Il faut pourtant comprendre que les vedettes d’Hollywood sont des êtres humains tout comme nous et que leurs images sont souvent modifiées par « Photoshop ». Certaines d’entre elles s’empêchent aussi de manger ou suivent des régimes draconiens afin de garder une taille de guêpe.

Mouvement à contre courant

Depuis quelques années pourtant, on voit régulièrement des publications sur les réseaux sociaux pour revendiquer l’acceptation de soi. Les femmes en ont assez de la dictature des magazines de mode qui les forcent à être minces à tout prix ! Fières de leurs corps, ces femmes assument aujourd’hui leurs rondeurs au grand jour et en font même un atout de séduction. Le changement est en marche, en tout cas espérons-le!

Dernièrement j’ai beaucoup aimé la vidéo de Kate Winstley disant que plus jeune elle avait souffert du regard des autres et qui encouragent toutes les femmes à surmonter leur manque de confiance en elles et d’avancer dans la vie la tête haute!

La semaine dernière Karine, une maman que je connais via les réseaux a partagé une série de photos dans le cadre du projet de la photographe Pascale Gauthier. J’ai trouvé formidable que cette maman ait assez confiance en elle pour partager des photos qui sortent du cadre des standards habituels 🙂 C’est grâce à des femmes comme elle qu’un jour, chacune d’entre-nous sera épanouie et bien dans sa peau, quelques soient ses caractéristiques physiques. Un merci tout particulier à Karine et à la photographe de m’avoir autorisé à publier cette photo 🙂 

l’apparence physique au détriment de l’essentiel | Cocoon Bien Naître
Karine ©Pascale Gauthier, Photographe

J’ai vu passer dernièrement sur mon fil d’actualité Facebook, une illustration de Maude Leblanc, l’artiste de Belles et Rondes dont la mission est « d’inspirer les femmes à s’accepter tel qu’elles sont, car elles sont tellement belles! Ce corps, il faut l’aimer, le chérir et lui faire confiance, car c’est lui qui nous portera partout où nos rêves nous poussent! »

Croquer la vie à pleine dents !

Et vous, que préférez-vous? Croquer la vie à pleine dents sans vous priver? Ou vous empêcher de manger pour entrer dans le moule établi par la société?

Il y a un juste milieu à trouver entre bien manger et se priver voire se carencer pour être «belle» selon les critères. Tout est une question de choix et de priorité.

La grossesse et le postpartum sont des moments si beaux dans une vie qu’il serait dommage de les gâcher, de ne pas s’aimer, de se complexer. Ce qui est primordial, avant tout, c’est que ce nouveau corps a donné la vie. La santé du bébé et de la maman est une priorité. Il est important de prendre soin de soi psychologiquement et physiquement afin d’être bien avec soi-même. L’important c’est d’être bien avec soi, son corps et son esprit.

Co-écrit par Julie Bissonnette, Bachelière en sexologie

et Jocelyne Gaudy, Infirmière Clinicienne et Doula

Un petit mot sur les auteures: 

Julie Bissonnette est une jeune femme pleine d’ambitions et qui effectue actuellement la dernière année de son baccalauréat en sexologie à l’Université du Québec à Montréal. Elle se passionne pour divers sujets notamment la santé. Réalisant son stage de bac au centre de périnatalité La Source en soi, elle est en quête de la santé sexuelle pour tous!

Pour contacter Julie: julie.stagiaire.sexo@lasourceensoi.com

Jocelyne Gaudy est infirmière en périnatalité depuis plus de 15 ans. Elle accompagne les couples lors de la grossesse et l’accouchement pour les informer et leur permettre de faire des choix éclairés. Elle est également instructrice en massage pour bébé certifiée IAIM et donne des ateliers sur l’île de Montréal.

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1- ANEB QUÉBEC, le blogue

2- Skouteris , Helen, Roxane Carr, Eleanor H. Wertheim, Susan J. Paxton et Dianne Duncombe.(2005). A prospective study of factors that lead to body dissatisfaction during pregnancy. Body Image. 2(4) . 347–361. Récupéré de http://www.sciencedirect.com 

3- Chang, S.R., Chao, Y., Kennedy, N., (2006). I am a woman and I’m pregnant: body image of women in Taiwan during the third trimester of pregnancy. Birth, 33(2), 147–153. Récupéré de http://www.onlinelibrary.wiley.com

Accouchement, on a respecté mon rythme, mon corps et mon intimité #accouchementrespecte #smar2016

Accouchement, on a respecté mon rythme, mon corps et mon intimité #accouchementrespecte #smar2016

6 mars 2015,

Félix a alors 36 semaines et 6 jours de fait dans mon ventre.

C’est le jour de ma fête, et c’est aussi le jour où tu as décidé de te pointer le bout du nez !

Je me rends compte que je perds du liquide amniotique. Ton papa et moi nous nous rendons à la maison de naissance de la Rivière.

C’est dans un milieu chaleureux, doux, serein, réconfortant et sécuritaire que nous avons choisit de t’accueillir. C’est dans un cocon remplis d’amour, accompagnés par 2 merveilleuses sages-femmes, que tu verras le jour. Dans le respect de notre rythme, de mes désirs et de nos choix éclairés. Ta naissance sera un moment de très grande douceur et empreint de confiance. Tous ensembles nous ferons émerger la force et l’énergie nécessaire afin de te guider vers la sortie.

 

10h00 environ

Arrivée à la maison de naissance. Papa et moi sommes accueilli par une merveilleuse aide-natale. Elle prend le temps de nous demander comment nous nous sentons. Nous sommes très fébriles de savoir que tu seras bientôt parmi nous. Arriver à la maison de naissance c’est comme arriver à la maison. Ce sentiment de bien-être, de sécurité, de chaleur et d’intimité. Loin de cet environnement médical, froid et stressant. L’aide-natale nous guide vers notre chambre. Wow, c’est comme être à l’hôtel. On me demande si j’ai envie de manger. Oh oui, car je sens que je vais avoir besoin de force et d’énergie. On m’apporte des fruits frais, des noix et du yogourt. Merci! Je me sens déjà chez moi ! Ensuite ma première sage-femme vient me rendre visite. Elle m’examine … surprise c’est seulement le premier feuillet de la poche des eaux qui est rupturé. On écoute ton petit cœur et tu es en pleine forme mon coco ! Puis, on m’installe mon soluté car je suis positive au strepto B. Pas de panique, je pourrais quand même bouger et l’enlever après la première dose. On s’installe tranquillement dans la chambre.

 

11h30 environ

Ma deuxième sage-femme arrive, je lui demande à ce qu’on rupture ma deuxième poche. A partir de ce moment les contractions deviennent plus intenses. Assise sur le ballon, je prends les contractions une à la fois entre 2 bouchées de fruits. Et oui, j’ai encore faim !! Je demande à ce qu’on mettre la radio car j’aime beaucoup écouter de la musique. Cela m’aide à me détendre. Papa est près de moi et me prend dans ses bras à chaque contraction. Il m’aide à rester concentrer sur ma respiration et m’encourage. Sa présence est tellement importante. Mes contractions sont environ aux 4 minutes mais s’intensifient très rapidement. C’est mon troisième accouchement mais mon premier fait de façon naturel en maison de naissance.

 

12h30

Le travail avance toujours aussi rapidement. Je me sens bien. Je sens que l’on respecte ton arrivée et notre intimité. L’accouchement est vécu en couple. Il n’y a que nous dans la chambre. Je me sens tout en contrôle et en confiance. Les sages-femmes se relaient pour venir voir si tout se passe bien. On respecte la bulle dans laquelle nous sommes plongés. Elle me laisse le temps de bien prendre mes contractions avant de me poser des questions, d’écouter ton cœur. Elles m’encouragent et me disent que je fais bien cela.

 

1h30

Je serre papa très très fort dans mes bras. Je suis debout, accroché à son cou et je me balance de gauche à droite en faisant des sons. Les contractions sont aux 2 minutes et font tellement mal. Papa m’aide en respirant lentement dans mon oreille et m’incite à suivre sa respiration. Je sens que nous travaillons en équipe lui et moi. Je sens une force incroyable au fond de moi qui m’aide à continuer et à ne pas abandonner. Je sens tellement d’amour entre nous. La façon dont il me regarde me fait sentir encore plus forte.

 

1h45

Les contractions sont toujours aux 2 minutes et très très intense. Je sens qu’il n’y a plus de position qui me soulage. À quatre pattes dans le lit, assis sur la toilette, debout etc. Je clame mon envie d’aller dans le bain. On me fait couler un bain chaud. Le bain n’a pas encore finit de se remplir que je suis déjà dedans hihi ! Je me souviens avoir entendu ma sage-femme me dire que le bain c’est comme mon épidurale !! Wow ! La chaleur de l’eau me fait tellement de bien. Même si j’ai extrêmement mal, cela me permet de bien me reposer entre chaque contraction. Les 2 sages-femmes sont présentes. Je sais que cela signifie que le grand moment approche. D’un coup je sens que j’ai peur, je sais que je ne peux plus revenir en arrière. Les sages-femmes me posent la même question que durant mon suivi de grossesse : « Kim, aimerais-tu accoucher dans l’eau ? » Eeeuh !!! Même réponse qui me revient…. « Je ne sais pas encore » Quand j’y repense, cela me fait bien rire, j’hésitais encore rendu à la fin hihihi ! À la vitesse où le travail avance, je me demande bien comment je vais faire pour sortir du bain !!! hihihi !

 

2h30

Wow !! que c’est intense, que ça fait mal. Je n’y arriverai pas. Je veux que ça finisse. Je pense que je vais mourir…. Voilà une partie des pensées qui m’habitent. Ha et j’oubliais… JE VEUX L’ÉPIDURALE !!! Je ne l’ai pas crié haut et fort mais c’est ce qui tournait en boucle dans ma tête!! C’est le moment où une de mes sages-femmes me dit : « Kim, si tu veux sortir de l’eau, c’est maintenant ou jamais !! » Et bien je vais rester ici ! Je me sens tellement mieux dans l’eau.

Je serre papa tellement fort que j’ai peur de lui faire mal. Je serre de toutes mes forces le bord du bain. C’est là que ma sage-femme me tend la main. On m’encourage en me disant que ça va bien, que bébé arrive, que ce sera bientôt terminé. Je sens alors un côté animal tout au fond de moi. Je vais puiser dans une force dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je cris, je hurle de toute mes forces. Ma sage-femme fait des sons avec moi. Elle m’aide à rester focussée.

  

2h45

Ça fait tellement mal que je crois que je vais mourir. Je sens que je perds le contrôle. Je cris, je pleure et je sens qu’il faut que ça finisse. Une contraction arrive et je pousse de toutes mes forces. On me dit d’écouter mon corps, que mon corps sait quoi faire. On me dit que je suis bonne, que j’aurai bientôt bébé dans mes bras. Ha oui ! C’est vrai! mon coco Félix, on doit le faire ensemble. C’est alors qu’arrive CETTE contraction. Je cris encore de toute mes forces, elle fait terriblement mal. Mes cris ne sont pas tût, ils sont accueillis et entendu. Je sens une très grande compassion quant à la douleur que je ressens. Jamais on ne m’a dit de crier moins fort. Je ne sens pas que je « dérange ». Je me laisse guider par mes sensations et mon désir d’extérioriser. Cela me fait du bien. Je pousse encore de toutes mes forces. On me dit que ta tête est là. Ma sage-femme s’empresse de me dire que je dois pousser doucement pour faire attention à mon périnée. Je ne suis pas capable de contrôler ma dernière poussée.

Et là bébé sort. Le moment tant attendu! C’est papa qui t’attrape dans l’eau et qui te dépose sur moi. Voilà!!! J’ai réussi!! Je l’ai fait!!! Un sentiment de fierté incroyable s’empare de moi!!! On a réussi mon bébé! On a réussi papa!!!! Et non, je ne suis pas morte!!  Nous pleurons de joie!!! Les sages-femmes nous laissent te contempler! Que tu es beau mon bébé!! Je m’inquiète soudain parce que tu ne pleures pas. On me rassure vite… C’est parce que tu as eu droit à une naissance calme et dans l’eau. Tu es passé de l’eau à l’eau. C’est pourquoi tu ne pleure pas. Tu es si calme mon bébé. Tu continue à dormir dans mes bras. Tu es né à 2h47.

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Photographie privée, ne pas reproduire svp
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Photographie privée, ne pas reproduire svp

Nous restons dans l’eau environ 25 minutes. Ensuite papa a pu te prendre et faire du peau à peau avec toi. Plus tard, on me demande si j’ai envie de manger. Ohh oui! Je sens que je dois reprendre des forces… C’est avec surprise que ça cogne à ma porte… Voilà que plusieurs sages-femmes et aides-natales viennent pour me chanter bonne fête !!! Ma première réaction est … « Ha oui !! C’est vrai… c’est ma fête » J’avais complètement oublié hihihi !!

C’est tellement apprécié comme surprise !!

L’examen de mon petit Félix est fait devant nous. On nous explique chaque étape et le pourquoi du comment cela! Woow! Que c’est intéressant!

 

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Papa coupe le cordon ombilical, Photographie privée, ne pas reproduire svp

On me guide aussi lors de mon premier allaitement. 3 heures après la naissance de notre fils, on nous laisse en famille afin de bien nous reposer. C’est tellement bien de pouvoir se retrouver dans l’intimité à profiter de ces premiers moments si précieux.

Quand on y repense, les mots qui nous viennent en tête lorsqu’on  parle de notre accouchement : c’est respect, confiance, soutien et amour. Je sens qu’on a respecté mon rythme, mon corps et mon intimité. L’approche sage-femme respecte tellement le côté humain qu’on recherche tant dans un moment si important de notre vie. La naissance de notre enfant et un moment dont on se souviendra toute notre vie! Il est tellement important que ce soit une expérience positive et respectueuse. Je n’ai jamais eu de pression quant à mes choix durant mon accouchement et durant mon suivi. On m’a informé et nous avons ensuite pu prendre les décisions en lien avec nos valeurs. Je peux dire que « nous » avons accouchés dans l’amour, la confiance et le respect. Je ne remercierai jamais assez mes 2 sages-femmes pour tout ce qu’elles ont fait pour nous ! Pour le soutien, l’écoute et le merveilleux suivi. Vous êtes tellement des femmes extraordinaire et dévouée. Vous ferez toujours partie de l’histoire de Félix! Il vous remercie aussi de l’avoir respecté et d’avoir pris soin de lui! Continuez votre merveilleux travail.

On vous aime !

Kim Paquin

kim paquin6
Félix, Photographie privée, ne pas reproduire svp

Je tiens à remercier Kim Paquin pour avoir partagé le récit de son accouchement avec nous.

Et vous? Comment s’est déroulé votre accouchement?

Racontez nous votre histoire en commentaire! 

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Accouchements : Perdue dans le désert, suivi de Promenade en bateau #accouchementrespecte #smar2016

Accouchements : Perdue dans le désert, suivi de Promenade en bateau #accouchementrespecte #smar2016

Premier accouchement: perdue dans le désert

Pour raconter le récit de mon accouchement, prétendre qu’il est possible de mettre des mots sur l’intensité, la puissance et la fragilité nécessaire, je me dois de faire une introduction. C’est notre premier bébé à mon conjoint et à moi. La grossesse amène son lot d’incertitudes, de peurs et de bonheur. J’ai eu la chance d’aimer porter mon fils, même si les derniers temps ont parfois été plus difficiles.

J’ai besoin de commencer mon récit quelques jours avant mon accouchement.

Vendredi premier novembre 2013, après plusieurs mauvaises nuits d’affilée, je décide de commencer mon traitement choc homéopathique, tisane de framboisier et huile d’onagre, conseillé par ma sage-femme. Mon traitement à la main, j’entame le week-end avec assurance. Samedi soir, petit souper entre amis, un vrai moment de détente et de plaisir. Question d’en rajouter, je me sers un verre de vin. La soirée tire à sa fin, on rentre à la maison et on se couche.

Moins de 15 minutes plus tard, une contraction, puis une autre. Je passe au salon, J’essaie de me reposer et j’y arrive malgré les contractions qui reviennent fidèlement au 10-15 minutes. Je laisse mon chum dormir, il doit être en forme pour accueillir son fils. Plus la nuit avance, plus les contractions se rapprochent. À 2 heures du matin j’appelle ma sage-femme et je suis soulagée de savoir que je ne la réveille pas. Je lui dis que je pense que le travail s’installe, que les contractions durent 1 minute et reviennent aux 8-10 minutes. Au petit matin, j’appelle mon accompagnante, qui est aussi étudiante sage-femme, car elle doit faire de la route pour nous retrouver.

L’excitation grimpe en moi car j’entrevois la naissance de notre fils qui se prépare. Malgré une nuit sans vrai sommeil, je suis plutôt en forme, transportée par l’idée que je vais enfin faire la connaissance de ce petit être qui grandit en moi, depuis ce qui me semble être une éternité.  Je réveille mon conjoint.

Vers 7h, les contractions sont aux 3 minutes, mon accompagnante est sur le point d’arriver et je décide d’appeler ma sage-femme. Elle est trop occupée pour me parler et me dit qu’une de ses collègues me rappellera sous peu. Lorsqu’elle me téléphone la chimie n’est pas vraiment au rendez-vous mais nous convenons de nous rejoindre à la maison de naissance à 8h30. À notre arrivée, ma sage-femme a finalement réussit à se libérer et je suis aux anges de la retrouver.

Puis, mon  monde bascule, l’excitation se transforme en désarroi. L’examen révèle un minuscule centimètre d’ouverture. Latence, le mot qui me reste encore entre les dents aujourd’hui. La meilleure solution reste de retourner chez moi et de patienter. Je ne veux pas patienter, je veux rencontrer mon fils, je suis en colère contre mon corps qui me raconte des histoires, qui n’est pas assez efficace.

La journée passe chez moi, les contractions continuent aux 3-15 minutes, je me fatigue, j’ai juste envie de pleurer… je n’ai pas d’appétit.

Le soir venu, je n’ai qu’une seule envie, me reposer. Mon chum fait le tour de la ville pour me trouver des Gravol® un dimanche soir. Je les avale le cœur plein d’espoir mais en vain.

L’abandon. J’ai abandonné à ce moment-là. La fatigue a eu raison de moi, de cette envie de donner la vie naturellement dans un lieu accueillant. Je garde ça pour moi car je n’ai pas la force de l’admettre.

Téléphone à ma sage-femme, je n’en peux plus. Mon accompagnante (étudiante sage-femme) me fait un examen pour éviter de la faire déplacer, 3-4 centimètres. On se donne alors rendez-vous à la maison de naissance. On essaie ballon et autre trucs dont je ne me souviens pas vraiment. Sauf, le moment de solitude avec mon chum ou j’ai pleuré ma vie, comme si c’était la fin de monde. C’était la fin de mon rêve, je veux une épidurale. J’ai échoué, je n’y arriverai pas, je suis exténuée, vidée. Je dis à ma sage-femme que je n’en peux plus, je veux l’épidurale. Elle organise le transfert et me rassure, le médecin en médecine familiale de garde est vraiment génial. Elle et son étudiante m’accompagnent à l’hôpital. J’y arrive mais j’ai peine à marcher tellement les contractions ont pris de la force. On m’amène en fauteuil roulant. Dès mon arrivée on fait mes prélèvements pré-épidurale et on me fait un examen, six centimètres, enfin! On m’installe la fameuse et tant souhaitée, délivrante, épidurale. J’arrive à me détendre, cette détente est plus réparatrice que plusieurs heures de sommeil.

Le médecin vient me voir pour un second examen, presque complète, elle me propose de rupturer les membranes, j’accepte. Puis, elle pose sa main doucement sur moi et me dis: ‘tu as bien fait, ne le regrette pas’. Ces mots je ne les oublierai jamais, elle a su me dire exactement ce que j’avais besoin d’entendre. Elle m’a délivré d’une bonne part de la culpabilité qui me pesait.

À l’examen suivant, je suis complète on me propose d’attendre un peu avant de pousser afin de laisser le bébé descendre.  Puis, l’action commence. Comme je ne sens pas les contractions on me guide beaucoup. Au bout de trois heures et quelques minutes mon garçon vient au monde en parfaite santé. À notre demande, le cordon n’est coupé que quelques minutes plus tard. Puis le placenta est expulsé et on m’offre de le voir, ce qui me ravie. La fatigue a disparue, laissant mon cœur remplit d’amour pour ce petit être. Je n’ai pas de mots devant la grandeur et la force de cette belle nature qui a pris soin de mon enfant tout ce temps à l’intérieur de mon corps. Maintenant c’est notre tour, comme parents, de prendre le relais.

Deuxième accouchement : une promenade en bateau

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Photographie privée, svp ne pas reproduire

 Cette fois si tout est différent, d’abord parce que je sais l’amour et la force qu’il faut avoir pour mettre au monde un enfant. Je sais aussi ce par quoi j’ai dû passer la première fois et je sais surtout quel chemin je ne veux pas prendre. C’est pourquoi je me suis tournée vers l’auto-hypnose afin de me préparer pour cette naissance.

Tout a commencé en douceur une après-midi suivant un cours d’aquaforme. J’ai quelques contractions par-ci par-là, rien de vraiment convaincant, comme j’ai l’habitude d’en avoir depuis quelques semaines. Vers la fin de l’après-midi aux environs de 16 heures un tableau commence à se dessiner, les contractions ne sont pas plus fortes que d’habitude mais plus rythmées. Environ aux 7-8 minutes et durent 45 secondes. Je me dit que ma période de latence a commencé. Comme j’en ai eu une très longue au premier, je n’en fait pas cas. Je prends un bain pour me convaincre de ce que je sais déjà et je vaque à mes occupations, j’ai quand même un fils de 2 ans.  Au début de la soirée, on fait des plans en prévision de faire garder le premier. Mon conjoint va le reconduire chez ses grands-parents, dans le pire des cas se sera une fausse alerte. J’appelle ma sage-femme, afin de l’aviser de la situation et de lui mentionner que je crois que c’est le début de quelque chose. Elle me suggère de me reposer parce que la latence peut être longue. La soirée passe. Le rythme, lui, change peu. Vers 22 heures, sur les conseils de ma sage-femme, je me couche avec ma séance d’hypnose dans les oreilles.

Je l’écoute en boucle jusqu’à ce que je ne puisse plus rester coucher pour supporter les contractions. Je me lève en passe quelques-unes puis me dis que ce serait une bonne idée de les compter pour réaliser qu’elles sont espacées de deux ou trois minutes et durent une minute. Je suis au calme plat, aucune précipitation dans mon esprit, je suis tout de même mon conjoint, qui lui veut vraiment partir rapidement. Il contacte ma sage-femme et on se donne rendez-vous là-bas. À mon arrivée, les contractions continuent, moi je suis toute en contrôle, très calme. Je suis enchantée de comment se passent les choses. Je suis dans ma bulle, c’est comme si tout le reste était comme un rêve, brumeux, vaporeux même à la limite du réel. Le temps disparaît, n’existe plus. La sage femme coule le bain en me disant : je ne sais pas si ça t’intéresse d’accoucher dans l’eau mais je coule le bain question qu’il soit prêt si ça dit. On tente d’écouter le cœur mais ce n’est pas fait facile debout alors je m’allonge. Son cœur va très bien. Je me déshabille et j’entre dans l’eau afin que l’on puisse faire mon premier examen. À ma grande surprise, je suis déjà à environ 6-7 cm, il est 1h15. Cinq minutes plus tard,  je suis dans un état intérieur incontrôlable je me souviens avoir mentionné à mon chum que je ne supporte pas les contractions dans l’eau et que je voulais sortir du bain. Il m’offre de m’aider à sortir mais je lui réponds que je ne veux pas, que je n’en suis pas capable. Moment de panique intérieur ; c’est mon fils qui se fraye un chemin vers la sortie. Puis,  je sens que ça pousse, la panique disparaît soudainement, la vraie poussée fait son entrée en scène. Je voudrais bien dire que c’est à ce moment-là que j’ai poussé, mais ce n’est pas le cas. Honnêtement je n’ai rien fait, presque rien. Mon corps a très bien fait les choses tout seul.  Il le fait très efficacement visiblement car au bout de 15 minutes mon Émile, beau garçon de huit livres et demi est venu au monde rapidement, doucement dans l’eau. Il était magnifique, aussi zen que sa venue au monde. La perfection quoi, comprendre ici, l’enfant et l’accouchement 😉

Le placenta naît quelques minutes plus tard dans un fou rire qui l’expulse de mon corps. Puis, une fois ces derniers services rendus, on coupe le cordon. Papa rencontre son deuxième fils alors que je suis debout dans le bain quelques minutes seulement après sa naissance. Je me sens invincible comme une guerrière, parce que donner la vie est sans aucun doute ce qui m’a donné le plus de puissance de toute ma vie. Grâce à une extraordinaire équipe de sages-femmes, j’ai pu le faire comme je le souhaitais.

Alexandra Morency


Merci à Alexandra Morency pour avoir partagé les récit de ses accouchements avec nous.

Et vous? Comment s’est déroulé votre accouchement?

Racontez nous votre histoire en commentaire! 

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Enceinte : relaxer le temps d’un massage?

Enceinte : relaxer le temps d’un massage?

Quelle femme enceinte n’a pas rêvé d’un bon massage pour soulager ses multiples douleurs ou tout simplement pour se relaxer pendant sa grossesse? Toutefois, peu sont celles qui pensent à s’offrir ce beau cadeau, pensant que la massothérapie n’est pas adaptée à la femme enceinte, qu’il n’est pas sécuritaire de se faire masser enceinte ou qu’il n’y aura pas de position confortable! Sachez que c’est tout le contraire!! Le massage prénatal a énormément de bienfaits et à moins d’une grossesse avec complications, celui-ci est fortement recommandé….Puisque ce qui fait du bien à la femme enceinte fera du bien au futur petit être en construction dans son ventre!

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©Katia Péchard Photographe

Quelques contre-indications à noter

Trois petites choses auxquelles on doit faire attention cependant :

1- Le massage de la femme enceinte n’est pas conseillé pendant le 1er trimestre, donc avant la 13eme semaine de grossesse. Certains massothérapeutes le feront quand même, mais étant donné les risques de fausses couches toujours possibles dans les débuts, le massage est déconseillé. À partir de la 13eme semaine, le feu vert est donné et vous pourrez profiter des massages jusqu’à la toute fin de la grossesse.

2- Le massothérapeute ne doit pas faire de manœuvres autour des chevilles; en effet, en réflexologie, on dit qu’il y a une zone située derrière la malléole qui est un point réflexe pour l’utérus, c’est donc une zone à ne pas  masser étant enceinte, à moins d’être rendu à 40 semaines de grossesse et d’avoir le OK de votre médecin. À ce moment-là, cette zone peut devenir un bon endroit à masser pour essayer de faire activer le travail.

3- Les huiles et produits utilisés ne doivent pas contenir d’huiles essentielles; compte tenu de leur action, elles sont en général contre-indiquées en cas de grossesses, leur innocuité totale n’étant pas prouvée sur le fœtus. Une huile neutre sans odeur est donc nécessaire pour le massage.

Petite liste des bienfaits

Le massage prénatal a de nombreux bienfaits physiques, mais est aussi très bénéfique au niveau émotionnel. Il amène une profonde détente. La relaxation procurée par le massage favorise le sommeil et la récupération, réduisant la fatigue qui peut être ressentie pendant la grossesse. En plus de ce regain d’énergie, la femme enceinte peut ressentir une diminution de son stress et moins d’anxiété, ce qui peut l’aider à vivre sa grossesse plus sereinement. Tellement de clientes sont ressorties de leur séance de massothérapie en me disant qu’elles se sentaient « sereines et légères » et qu’elles avaient commencées à bien dormir la nuit après avoir reçu leur massage!

Du point de vue physique, la massothérapie aide également à plusieurs niveaux;

  • Soulage les tensions et douleurs musculaires,
  • Diminue les douleurs au nerf sciatique,
  • Soulage les jambes lourdes et les crampes musculaires,
  • Aide à diminuer l’enflure des jambes et des mains,
  • Aide à stimuler la circulation sanguine,
  • Aide à prévenir les vergetures.

Avec un mélange de diverses techniques comme le massage suédois, pour les douleurs musculaires et pour débloquer le nerf sciatique, le drainage lymphatique pour l’enflure des pieds, des mains et le phénomène de lourdeur aux membres, le massage prénatal est vraiment des plus bénéfiques.

Comment ça se passe concrètement ?

Voilà LA question : Comment faire pour recevoir un massage en ayant un gros ventre?

Certains massothérapeute placeront la femme enceinte sur le côté et changeront de côté au milieu du massage pour pouvoir avoir accès partout dans le dos. Il existe aussi une autre option que plusieurs préféreront. Les massothérapeutes spécialisés pour les femmes enceintes ont généralement une table spéciale avec un trou pour pouvoir se coucher sur le ventre ou un coussin spécial, lui aussi avec un trou et qui prend la forme du ventre, permettant à la femme enceinte de se mettre sur le ventre tout en étant confortable pour recevoir son massage! Le confort est vraiment au Rendez-vous, soyez-en assurée!

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Coussin de massage spécial femme enceinte  ©Marianne Legendre Photographe

Le massage peut durer 30, 60 ou 90 minutes au choix de la cliente, tout dépend si elle veut seulement relaxer ou si elle a plusieurs douleurs à travailler! Si les circonstances le permettent, une visite chez le massothérapeute chaque mois de la grossesse et peut-être même un peu plus rapproché les dernières semaines est idéal pour vraiment aider à éliminer les douleurs et diminuer le stress et la fatigue de la femme enceinte. Si ce n’est pas possible pour vous y aller juste une fois est déjà mieux que ne pas y aller du tout!

Essayez toujours de choisir un massothérapeute spécialisé avec les femmes enceintes, il aura du matériel adapté, connaîtra bien les contre-indications et aura plein de petits trucs pour vous aider à soulager vos maux de grossesse.

Pour terminer, prendre du temps pour penser à soi enceinte est extrêmement important! Le massage prénatal est une excellente façon de le faire. Il procure énormément de bienfaits! N’attendez pas d’être rendu à la toute fin de votre grossesse avant de prendre rendez-vous, vous risquez de dire, comme plusieurs de mes clientes « Avoir su que ça faisait autant de bien, je serais venue bien avant et j’aurais pu en profiter tout au long de ma grossesse ».

Nina Melançon, Massothérapie La Source

Un petit mot sur Nina Melançon : Massothérapeute depuis 2010, diplômée de l’école MKO qui se spécialise en massage thérapeutique. Elle a suivi plusieurs formations en perfectionnement, notamment en massage pour femmes enceintes, en massage post-natal, en réflexologie et en drainage lymphatique.

Elle a créé Massothérapie La Source qui se spécialise en massages pré et post natal, pour lesquels ils sont équipés pour que la femme enceinte puisse se faire masser en étant couchée sur le ventre.

Elle pratique aussi le drainage lymphatique, une technique de massage léger qui vient travailler la lymphe et qui aide énormément à éliminer les toxines et à reprendre de l’énergie après un accouchement. Le service du massage post-natal « Amenez  votre bébé » est aussi offert aux mamans qui viennent d’accoucher.

Plusieurs ateliers sont également offerts pour cette clientèle.

Elle est également étudiante en naturopathie et se passionne pour tout ce qui touche la santé des enfants, femmes enceintes et toute la famille.

Pour en savoir plus rejoignez la sur sa page Facebook.


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Introduction aux couches lavables

Introduction aux couches lavables

Les couches lavables, un phénomène de société, une nouvelle mode?  De nos jours on en entend de plus en plus parler, même les municipalités en subventionnent souvent l’utilisation. Utilisées depuis toujours, elles sont pourtant bien différentes maintenant de ce que nos parents ou grands-parents ont connu et utilisé.

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©Ysabelle Latendresse Photographe

Quels avantages?

Écologiques 

Les utilisateurs de couches lavables vous diront que c’est par souci écologique ou bien pour économiser qu’ils ont fait ce choix pour leur enfant, mais plusieurs raisons devraient tous nous faire considérer cette option. Les couches lavables sont avant tout meilleures pour l’environnement, il en va de soi. Pour chaque enfant portant des couches lavables, tout près de 5000 couches de moins iront aux poubelles. Il faut savoir que cela correspond à environ 1 tonne de déchets dont la décomposition devrait prendre entre 200 et 500 ans, et ce, pour un seul enfant de la naissance à l’âge de la propreté. Nous pourrions aussi mentionner que la simple fabrication des couches jetables surpasse du double la consommation d’eau et d’énergie nécessaire dans le processus de fabrication et d’entretien des couches lavables.

Économiques

L’utilisation des couches lavables pour un seul enfant devrait permettre d’économiser entre 1500$ et 3500$ dépendant du type de couches choisies. L’achat initial peut demander entre 600$ et 800$ pour un ensemble de couches qui fera de la naissance à l’âge de la propreté. Sur ce montant, bien souvent, il y a possibilité de subvention de la part de la municipalité pour environ un quart à un tiers de la valeur totale. Pour les grandes familles, l’investissement est encore plus rentable puisque les couches sont généralement utilisables pour deux ou trois enfants. Enfant unique, aucun problème, le marché de l’usagé est aussi très populaire et la majorité des couches bien entretenues affichées ne le restent pas longtemps. L’entretien à domicile ne devrait pas dépasser 100$ par année pour des couches lavées et séchées régulièrement en machine, incluant les produits de nettoyage, l’eau et les coûts reliés à l’électricité.

Douces pour la peau de bébé

La santé de nos petits n’est pas non plus à négliger! Un enfant en couches lavables bien entretenues aura une peau beaucoup plus en santé qu’un enfant portant des couches faites de plastique et de pétrole! Les couches jetables contiennent encore plusieurs produits chimiques reconnus cancérigènes et problématiques pour la santé comme le polyacrylate de sodium qui cause le syndrome du choc toxique; le benzol, cancérigène reconnu; le furane et la dioxine, parmi les produits les plus toxiques pour l’Homme; le TBT produit hautement toxique qui empoisonne le système immunitaire et hormonal. Tous ces produits passent facilement la barrière de la peau et peuvent se retrouver dans l’organisme jusqu’à 30 ans plus tard. Ces produits ne sont que ceux rencontrés dans les couches elles-mêmes, mais à cela il faudrait ajouter les composantes tout autant toxiques retrouvées dans les lingettes humides et les crèmes-barrière de type ‘gelée de pétrole’ ou à base de zinc. Les couches lavables ne devraient pas causer de rougeurs ou irritations à moins d’une réaction allergique au détergent à lessive utilisé ou d’une poussée dentaire qui augmente le niveau d’acidité du corps. Dans ce cas, quelques crèmes de change entièrement naturelles sont très efficaces pour traiter l’irritation rapidement sans endommager les couches (Petit Fessier de Safia, Bobo de Souris Verte, Patatras de Pissenlit et Coccinelles, argile blanche, etc.) et elles sont à utiliser si rarement qu’un pot seulement devrait être nécessaire durant toutes la période aux couches. L’utilisation de débarbouillettes et d’une solution nettoyante douce hydrosoluble (Lunes de Double Maman, Wipes Cubes, Patatras de Pissenlit et Coccinelle) se marie à merveille avec les couches lavables.

Plusieurs types de couches lavables?

Il existe sur le marché plusieurs types de couches qui sauront plaire à tous les styles de vie. La couche plate ou pré-pliée avec couvre couche imperméable. Le classique carré de coton très économique et versatile qui s’attache au moyen d’une épingle à couche ou d’une attache de type ‘Snappi’ en silicone. Un lot complet peut coûter tout juste 200$. Il suffit de quelques techniques de pliage et d’un bon couvre couche puis le tour est joué. Ce type de couche fera aussi bien au nouveau-né qu’au bambin. Elles sont disponibles dans plusieurs tailles.

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Couches moulées

La couche moulée

La couche moulée s’utilise aussi avec un couvre-couche imperméable. La différence se retrouve dans le fait que cette couche est déjà formée, c’est-à-dire qu’elle a la forme d’une couche, avec élastiques au dos et aux cuisses et un système d’attache avec boutons-pression ou ‘velcro’. C’est souvent le type de couche le plus absorbant et le premier choix pour l’utilisation nocturne. Elle existe en format taille unique ou en plusieurs tailles selon les fabricants.

La couche à poche (ou pochette)

La couche à poche (ou pochette) est le modèle le plus polyvalent puisque l’absorption est ajustable aux besoins différents de chaque enfant. Il suffit d’insérer l’insert absorbant dans la pochette avant de mettre la couche au bébé et de le retirer avant le lavage. Le lavage est souvent plus facile et le temps de séchage plus court puisque tout est en pièces détachées et souvent en fibres synthétiques. Elle offre, le plus souvent, un effet ‘fesses au sec’. C’est une couche qui n’est généralement offerte qu’en taille unique puisqu’elle se replie facilement sans ajouter de volume pour les petits bébés, ce qui en fait un choix pratique.

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Couche à poche

La couche tout-en-un

La couche tout-en-un est ce qui se rapproche le plus de l’utilisation de la couche jetable au point de vue pratique. C’est une couche qui est à la fois absorbante et imperméable, tout est cousu dans le même morceau pour faciliter l’utilisation. Certaines couches tout-en-un sont offertes entièrement synthétiques ou d’autres, tout au contraire, entièrement en fibres naturelles. Ce sont souvent des couches offertes en plusieurs tailles, mais de plus en plus de couches tout-en-un taille unique font leur apparition sur le marché. C’est le type de couches le plus coûteux.

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La tout-en-un

Plusieurs variantes sont offertes qui combinent différentes caractéristiques de plusieurs types de couches différentes : couche tout-en-deux, couche hybride, couche moulée hybride, etc. Il est plus simple de ne décrire que les principaux types puisqu’il est ensuite possible d’y rattacher chaque autre nouveauté selon leur fonctionnement principal.

Des accessoires utiles voire indispensables?

Pour une utilisation optimale des couches lavables, certains accessoires sont indispensables, d’autres très utiles. Le sac imperméable ou le sceau d’entreposage pour déposer les couches souillées entre les lavages, le sac de transport pour les couches souillées en sortie et la crème de change compatible aux couches lavables (sans zinc ou pétrole) sont pratiquement indispensables. Les feuillets de fond de couche biodégradables pour ramasser les selles solides, les débarbouillettes et la solution nettoyante hydrosoluble pour remplacer les lingettes humides sont quant à eux forts utiles. Souvent ces accessoires sont disponibles en ensemble avec un prix réduit lors de l’achat d’un lot complet de couches lavables, il est intéressant de se renseigner.

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Sac imperméable

Combien de couches dois-je acheter?

Quant au nombre de couches à se procurer, cela dépendra de l’âge du bébé. Plus l’enfant est jeune, plus il aura besoin d’être changé souvent. Un nouveau-né, qui utilise 10 à 12 couches par jour, nécessitera un ensemble d’au moins 24 à 30 couches pour permettre d’espacer un peu les lavages. Par contre, dès l’âge de 6 mois, l’ensemble minimal peut être plutôt d’une vingtaine de couches puisqu’avec l’introduction des solides, le bébé urine moins fréquemment. Règle générale, il faut garder en tête qu’un achat de départ plus volumineux permettra un roulement plus grand des couches ce qui augmentera sensiblement leur durée de vie.

Comment entretenir mes couches lavables?

Concernant l’entretien, plusieurs boutiques, plusieurs fabricants, plusieurs points de vues. Personnellement, en tant que maman de 4 (bientôt 5) enfants ayant tous utilisés des couches lavables de différents types depuis leur naissance et en tant que conceptrice, fabricante et distributrice des couches lavables Double Maman depuis bientôt 9 ans, je crois pouvoir affirmer sans me tromper que la simplicité reste la meilleure des recettes. Un cycle de rinçage en eau froide, suivi d’un lavage régulier en eau tiède avec détergent au choix idéalement commercial puisqu’ils contiennent des surfactants qui permettent un lavage plus efficace (Tide étant le plus concentré en agents nettoyants sur le marché) avec rinçage. Le séchage suspendu étant préférable pour la durabilité des matériaux, il est toutefois conseillé de sécher les couches à la machine à air tiède-chaud quelques minutes environ une fois par mois pour bien resserrer les fibres des tissus et conserver les propriétés absorbantes et imperméables. Idéalement aucun agent de blanchiment ne devrait être utilisé puisqu’ils peuvent poser problème avec une utilisation inadéquate. Les produits assouplissants liquides ou en feuilles ou barres sont totalement déconseillés puisqu’ils laissent une pellicule imperméable sur la partie absorbante de la couche ce qui causera des fuites. Les crèmes à base de zinc ou de pétrole ont le même effet.

En fait, l’utilisation des couches lavables est aussi simple que l’utilisation des couches jetables, la routine y étant associée est simplement différente. Une fois entrés dans cet univers, il est bien difficile de ne pas tomber en amour avec les couches de notre bébé puisqu’ils sont si mignons dans tous ces motifs! Le plaisir deviendra rapidement d’agencer les couches au prochain habit de votre petit.

Pour plus d’informations, consultez-moi directement par courriel à info@doublemaman.com, il me fait toujours plaisir de répondre rapidement à toutes les questions! Vous pouvez également suivre notre actualité via notre page Facebook.

Par Chrystel Dorais-Roy, Propriétaire de Double Maman

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Et vous, avez-vous décidé de passer aux couches lavables?? Pourquoi?


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©Ysabelle Latendresse Photographe
Choisir l’hypnose pour la gestion de la douleur à l’accouchement : Pour qui, comment, pourquoi?

Choisir l’hypnose pour la gestion de la douleur à l’accouchement : Pour qui, comment, pourquoi?

L’hypnose est de plus en plus connue du grand public, notamment à travers l’hypnose  de spectacle. Mais au-delà du sensationnalisme, l’hypnose thérapeutique est une méthode alternative et naturelle qui peut souvenir le couple durant la grossesse et la naissance.  Définissons brièvement l’état d’hypnose, qui est un état modifié de conscience, permettant un meilleur accès au subconscient.

L’hypnose pour faciliter l’accouchement?

Cela ne date pas d’hier que les femmes arrivent à atteindre un état modifié de conscience lors de leur accouchement et ce, par elles-mêmes. On parle d’elles en disant qu’elles étaient «dans leur bulle», qu’elles donnent naissance «comme des chattes», qu’elles étaient «déconnectées». Mais en fait, elles étaient dans un état modifié de conscience, se coupant volontairement de l’extérieur de façon à se centrer sur le moment présent qu’elles vivaient. Ces femmes ne sont pas différentes de celles pour qui l’accouchement est un vrai martyr. Elles sont comme vous et moi. Ce qui les distingue c’est simplement qu’elles ont acquis des techniques pour arriver à réinterpréter la douleur, ou encore que leur intuition les a guidée vers ces techniques. Peu importe, la bonne nouvelle est que vous aussi, vous pouvez y arriver.

Notre perception de l’accouchement est souvent biaisée par l’information que l’on a reçu de toutes parts, qu’il s’agisse de celle provenant des femmes de notre famille et entourage, ou encore à la télévision par exemple. L’hypnose s’avère donc utile pour aller au-delà des idées préconçues, pour retourner à la base de nos programmations conscientes et inconscientes en tant que femme pour donner naissance. En plus d’être un analgésique naturel, efficace et sans effet secondaire pour maman ou pour bébé, l’hypnose permet de diminuer le temps de travail et le recours à des interventions médicales. Pourquoi? Parce que la détente du corps et de l’esprit, apporté par l’état d’hypnose, facilite la dilatation du col, et par ricochet, voir la mère en contrôle et apaisée permet au personnel médical de laisser-aller le cours des choses sans tenter d’intervenir.

Avec l’hypnose pour la naissance, vous serez en mesure de prendre votre plein potentiel dans la naissance de votre enfant, en apprenant à être autonome et à atteindre par vous-même l’état agréable d’hypnose. Vous aurez donc la possibilité de créer une bulle protectrice pour vous, votre conjoint et bébé. Évidemment, des techniques d’anesthésie profonde seront également utilisées. L’hypnose pour la naissance vous permettra de vous rapprocher de vos instincts en ce qui a trait à la naissance.

En quoi consiste l’hypnose exactement?

C’est principalement à l’aide de visualisation, d’ancrage et de techniques de relaxation que vous serez en mesure d’atteindre un état modifié de conscience vous permettant de donner naissance paisiblement et tout à fait consciemment. Cet état de relaxation profonde qu’est l’hypnose permet à votre corps de sécréter des endorphines, un anesthésiant naturel du corps. L’accouchement naturel étant l’option la plus sécuritaire pour maman et bébé, il va de soi que de se réapproprier la naissance, dans une optique en accord avec la nature est tout à fait alléchant. Ayant suivi plus naturellement le cours de la naissance, on note comme bénéfices secondaires une meilleure récupération après l’accouchement, un lien d’attachement facilité de même que l’allaitement et la diminution du risque de dépression post-partum.

Comment apprendre l’auto-hypnose?

Diverses possibilités s’offrent à vous pour apprendre les techniques d’auto-hypnose pour la naissance.

D’abord, un suivi avec un hypnothérapeute certifié qui pourra vous faire un programme sur mesure, répondant à vos besoins, selon votre historique de grossesses précédentes s’il y a lieu.

D’autre part, le service peut également être offert par certaines accompagnantes à la naissance, qui sont allées se chercher une formation complémentaire d’un programme spécifique d’hypnose pour la naissance, comme Hypno-Vie, Hypno-NaissanceEssentiel Naissance. Dans ce cas-ci, vous avez le bénéfice d’avoir l’enseignement par votre doula, mais les enseignements d’hypnose ne seront pas personnalisés.

Si vous êtes du type plus autodidacte, il existe des ateliers de groupe, des programmes où l’on peut se procurer un livre et CD, et également le programme d’audios Naissance conçu par une accompagnante à la naissance et hypnothérapeute certifiée.

Pour établir votre choix de programme, vous devez vous interroger pour mieux cibler vos besoins en fonction de votre réalisé. Peut-être avez-vous besoin de partager et un atelier de groupe répond mieux à vos attentes. Peut-être ressentez-vous le besoin d’avoir un programme à votre image et personnalisé et dans ce cas, vous choisirez l’hypnothérapeute. Peut-être êtes-vous une personne autodidacte et souhaitez vous expérimenter par vous-même, au moment et lieu qui vous convient le mieux et choisirez-vous les audios.

Quand commencer l’apprentissage de l’auto-hypnose?

Dans la plupart des cas, il est suggéré de débuter autour de la 28è semaine de grossesse, et la plupart des programmes sont sur 5 séances. Les diverses possibilités nommées plus haut permettent de rendre le service accessible à toutes les femmes qui souhaitent vivre une naissance plus paisible et naturelle. Peu importe que vous soyez cartésienne ou plus gypsie, l’hypnose n’a rien d’ésotérique et saura vous charmer par son accessibilité et son effet calmant.

Tania Boucher, Hypnothérapeute et fondatrice Ma voix ta voie

 

A propos de Tania Boucher: Détentrice d’un baccalauréat en administration des affaires, hypnothérapeute, auteure et maman de trois enfants, j’ai toujours eu à cœur le développement personnel afin d’atteindre la meilleure version de moi-même. J’ai pris goût à plusieurs méthodes alternatives dans cette quête de bien-être et de là est né mon intérêt pour les audios de développement personnel. Il ne m’en fallait pas moins pour fonder Ma Voix, Ta Voie, une plate-forme qui rallierait toutes ces techniques au même endroit.

Pour contacter Tania :

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L’accouchement, moment riche en émotions, sublimé par Amanda Greavette

L’accouchement, moment riche en émotions, sublimé par Amanda Greavette

Pour Amanda Greavette, « La naissance est moment intime et privé, mais il est tellement viscérale et riche qu’il est un sujet étonnant à explorer. » Sans contredit cette artiste-peintre originaire de l’Ontario a su capter les émotions de l’accouchement dans une série de peintures intitulée « Projet de naissance ».

Je tiens à remercier chaleureusement Amanda Greavette qui m’a personnellement autorisée à vous partager son travail. Je vous invite à lui laisser vos commentaires !

Amanda Greavette vit et travaille en Ontario (Canada). Elle a cinq beaux enfants, est une artiste-peinture et s’implique dans sa communauté. Amanda est très impliquée dans les actions de la «Leche League ».

Elle est également membre de « Les Amis des Sages-femmes de Muskoka » un des rares groupes de défense des intérêts de l’obstétrique en Ontario. Elle est diplômée de l’École des beaux-arts et du Design de l’Ontario (2004). Amanda a exposé dans de nombreuses galeries et lors d’événements. Je vous invite à parcourir sa biographie.

Amanda a donné naissance deux fois à l’hôpital, trois fois à la maison, une fois avec un médecin, et quatre fois avec les sages-femmes. La maman a donné naissance sur le sol, sur des lits et dans l’eau. « Tous mes accouchements ont été des expériences très positives » a-t-elle déclarée dans un récent article au Huffington post. Pour Amanda, la naissance et la parentalité sont des événements majeurs et très puissants qui nous transforment.

Amanda Greavette a créé une série de peintures intitulées  « Projet de naissance ». Elle y représente les accouchements d’amies ou de membres de sa famille auxquels elle a personnellement assisté. Certaines de ses peintures sont également des répliques de photographie que plusieurs femmes lui ont fait parvenir via les réseaux sociaux ou par courriels. D’ailleurs Amanda invite les femmes a lui soumettre leurs histoires et leurs images afin de les inclure dans sa bibliothèque de références dont elle s’inspire pour créer ses peintures. Pour en savoir plus sur l’histoire de ses peintures vous pouvez visiter le Blog d’Amanda Greavette.

Le Blog de Baby Center lui a également consacrer un article en ce début d’année.

Pour vous procurer une reproduction de ses toiles, vous pouvez visiter la Boutique Etsy d’Amanda Greavette. Vous pouvez également la suivre via sa page Facebook.

Espérons que nous aurons la chance de faire la connaissance d’Amanda Greavette et de pouvoir admirer ses toiles à Montréal !

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