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Catégorie : Femme

Les femmes par Léolia, Artiste peintre Montréalaise

Les femmes par Léolia, Artiste peintre Montréalaise

Marie-Ève Lefrançois-Tanguay, l’artiste derrière Léolia, a étudié les arts plastiques au Cégep du Vieux Montréal. Elle a entrepris ensuite des études supérieures à l’Université de Montréal en Design Industriel.

Durant ses 2 congés de maternité successifs, Marie-Ève est prise entre la routine des couches et celle du dodo. Elle réalise qu’elle n’a plus le temps de vivre ses passions. Elle décide de renouer avec la peinture, crée quelques toiles et rapidement les compliments de son entourage l’encourage à poursuivre. Elle prend la décision de ne pas reprendre son travail de designer industriel pour une grande quincaillerie et de vivre de son art.

Lorsque j’ai demandé à Marie-Ève : pourquoi Léolia? Elle m’a répondu : une image vaut 1000 mots 😉

Les femmes par Léolia, artiste peintre Montréalaise | Cocoon Bien Naître

Malgré une vie effrénée de jeune mère de famille, elle crée de nombreuses toiles qui se vendent comme des petits pains. Les Léolias sont de plus en plus populaires et se propagent un peu partout au Québec et au Canada. Ses tableaux s’agencent à merveille avec tous les styles d’intérieur.

Les femmes par Léolia, artiste peintre Montréalaise | Cocoon Bien Naître

Pour créer, Marie-Ève utilise plusieurs matériaux tels que le fusain, l’acrylique, l’aérosol et le pastel. Ses créations, épurées et parfois colorées, renvoient des émotions de pureté et de douceur.

Elle avoue que le sujet de la femme est venu par lui-même! C’est un thème qui l’interpelle énormément. Elle aime représenter la femme dans toutes les émotions qu’elle peut traverser au court de sa vie! La majorité de ses clients sont des femmes et elles achètent ses créations pour l’émotion qu’elles vivent en regardant l’œuvre.

Les femmes, leurs émotions brutes et franches allant de la tristesse à l’émancipation l’inspirent beaucoup. Marie-Ève Lefrançois-Tanguay tente également de faire passer un message à travers ses créations, celui de la femme forte et indépendante qui puise son énergie à travers ses désirs et ce qu’elle veut accomplir.

A l’occasion, Jef Lapointe – l’amoureux de Marie-Ève qui est également artiste, vient ajouter une touche de couleur sur ses toiles, une belle collaboration dans la vie comme sur la toile.

Pour voir l’ensemble des œuvres de Marie-Ève Lefrançois-Tanguay, je vous invite à visiter sa page Facebook ou site web


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Maternité Ayurvédique

Maternité Ayurvédique

Qu’est-ce que la Maternité Ayurvédique ?

La Maternité Ayurvédique est une philosophie de vie et un accompagnement thérapeutique qui permet d’accéder à son féminin sacré; de préparer son corps, son cœur, sa conscience et de vivre la maternité d’une façon absolument lumineuse et radieuse !

En sanscrit, THAIMA signifie ¨maternité¨, ce grand don accordé uniquement à la femme. C’est un moment unique de sa vie, une expérience intense qui doit être vécue avec gratitude, empathie et douceur. La femme expérimente la sérénité, le don de soi et l’explosion des sens lorsqu’elle engendre un enfant. RHUTUMAI signifie ¨grossesse¨, ce moment particulier de la vie confère à la fois la dignité et la richesse. Il est crucial de vivre ce moment avec joie dans une relation d’amour et de pleine conscience pour le bien-être et le développement psychique, mental, physique et émotionnel de l’enfant. C’est une terre sacrée que la femme crée.

Qu’est-ce que l’Ayurvéda ?

L’Ayurvéda est une médecine traditionnelle originaire de l’Inde complète et passionnante ! Son origine remonte à plus de 3500 ans et gagne de plus en plus en popularité en Occident. Elle signifie la « connaissance de la vie ». C’est donc la connaissance globale des moyens de vivre sa vie quotidienne en harmonie avec la nature et les principes cosmiques.

Les trois types de constitutions

Cette médecine distingue trois types de constitutions, les forces primaires vitales dans le corps ou trois humeurs biologiques appelées DOSHAS en sanskrit. Les doshas ont pour noms : VATA (éléments air/éther-mouvement), PITTA (éléments feu/eau-transformation), KAPHA (éléments eau/terre-préservation). En tant qu’éléments actifs ou mobiles, ils déterminent les processus vitaux de la croissance et de la destruction de la santé, de l’énergie vitale. Lorsque les doshas sont déséquilibrés, ils deviennent les forces responsables du processus de la maladie ou du mal-a-dit.

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©Katia Péchard Photographe

 

Les cinq éléments constituant le corps humain

Chaque être humain est composé de ces 5 éléments (éther, air, eau, feu, terre) dans des proportions différentes. Ce sont ces proportions qui déterminent sa nature profonde, son type de dosha(s). Pour les déterminer, le thérapeute fera un bilan de santé ayurvédique[1] par le pouls, le type de langue, la date de conception, la physionomie, les états émotifs, les traits de caractères, les fonctionnements des différents systèmes, le type de sommeil, les pathologies récurrentes qui sont autant d’éléments qui aident à déterminer les doshas d’une personne.

Dans cette vision, l’être humain est donc, le microcosme du macrocosme. C’est-à-dire qu’il porte en lui les forces de la vie qui agissent dans un mouvement à la fois énergétique (nadis), émotionnel et physique et qui vibre, bouge et se transforme perpétuellement en fonction de expériences, du vécu, du mode de vie de chacun.

Une médecine préventive

L’Ayurvéda est une médecine préventive qui cherche libérer les excès des doshas, à unifier le corps, le cœur et l’esprit. Cela se fait par une hygiène de vie adaptée à chaque constitution par les massages, la méditation, le yoga, l’alimentation, l’aromathérapie, la phytothérapie, l’hygiène mentale, les odeurs, les gemmes, les mantras. Ces approches holistiques ayurvédiques touchent aux sphères physique, psychologique, émotionnelle et spirituelle de la personne. L’Ayurvéda nous transmet le don de guérison que nous possédons tous issu de la culture védique antique intimement liée avec la nature, les cycles lunaires, les saisons, le jour et la nuit.

 

En quoi consiste l’approche de la maternité ayurvédique?

Maternité ayurvédique
“Venus Envy” par heidi taillefer

 

Dans notre culture occidentale, la médecine conventionnelle voit la femme enceinte comme un sujet, une pathologie. À l’opposé, la médecine traditionnelle indienne, pleine de sagesse et d’écoute, accorde une grande importance holistique à la maternité et la grossesse. Sa vision est magnifiée car elle est considérée comme étant l’une des étapes les plus importantes dans la vie d’une femme.

Toutes les étapes sont supportées par le thérapeute de la préconception aux premiers mois de vie de bébé.

L’approche Ayurvédique

L’approche ayurvédique permet à la mère de se connecter à son corps, de le rendre souple, créatif, calme et inspirant tout au long de sa grossesse par :

  • Bilan de santé général et ayurvédique de base (déterminer ses doshas, sa constitution et ses excès);
  • Soins pré/post-nataux: massages à l’huile chaude et aux plantes ayurvédiques, massages aux bolus aux herbes (pochons de riz, d’herbes, de lait et d’huile), bains vapeurs, yogasanas (postures de yoga), travail de conscience du périnée pour une préparation harmonieuse et en confiance du corps avant et après l’accouchement;
  • Exercices de pranayama (respiration) et de yoga nidra (visualisation) qui invitent à une communication avec bébé bien avant la naissance et à cultiver une intériorité spirituelle;
  • Conseils de bases pour une hygiène de vie créative (activité sportives et récréatives, herboristerie, aromathérapie) et une alimentation satvique (favorable à la vie spirituelle et à la santé);
  • Harmoniser l’impact de la vie utérine sur le développement du bébé par les 5 portes de l’âme: psychologie pré et périnatale, création d’un journal, mantra, dessin, écriture, cercles de créativité entre futures et nouvelles mamans) afin d’alimenter sa féminité et les voies magnifiques et nourrissantes de l’expression de soi;
  • Blessingway & rituels avant et pendant la grossesse ainsi qu’à l’arrivée de bébé.

 

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Bolus aux herbes (pochons de riz, d’herbes, de lait et d’huile)

Une philosophie de vie en trois mots

La maternité ayurvédique c’est une philosophie de vie en trois mots : AAHAR (alimentation), VIHAAR (style de vie) et VICHAAR (pensées). La femme enceinte doit vivre sa gestation dans un environnement le plus sain possible (éviter le stress, le surmenage, les émotions fortes le plus possible), avoir une alimentation saine et équilibrée, un mode de vie créatif, inspirant, harmonieux et cultiver des pensées positives.

La Maternité Ayurvédique permet de vivre une préparation et une expérience profonde de connexion entre son corps, son cœur, son esprit et l’âme qui s’incarne pour les couples. La préservation de cette harmonie intérieure offre le meilleur environnement de croissance pour le bébé. C’est un accompagnement psycho-corporel essentiel pour explorer et vivre toutes les richesses féminines et maternelles.

Au plaisir de vous accompagner avec amour, lumière et douceur,

Annik Baillargeon
Maman | Massothérapeute psycho-corporelle | Accompagnante à la naissance | Formatrice
Spécialisée en Soins-rituels | Ayurvéda | Chamanisme | Maternité | Féminin sacré

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Un petit mot d’Annik Baillairgeon

Comme thérapeute et accompagnante à la naissance, j’ajoute à mes cours prénataux cette approche qui me permet d’offrir aux partenaires comme aux magnifiques femmes enceintes, des rencontres et des espaces afin de préparer leur corps comme une terre fertile riche et généreuse, des outils pour l’entretenir et la nourrir. En plus d’offrir l’accompagnement Ayurvédique en cabinet, j’offrirai la formation sur la Maternité Ayurvédique en trois blocs cet automne à l’Académie Québécoise d’Ayurvéda à Montréal. Elles s’adressent autant aux futurs parents et personnes passionnées par la périnatalité que pour les massothérapeutes, sages-femmes, thérapeutes holistiques, accompagnantes à la naissance.

Un petit mot de Maman Rebelle

Annik Baillargeon est une femme pleine de vie, souriante et ouverte aux autres. Toutes les personnes qui l’ont eu comme thérapeute m’en ont fait des éloges! Pour en savoir plus sur les services proposés par Annik Baillargeon, je vous invite à visiter son site web! Vous pouvez la contacter via Courriel : baillargeon.annik@gmail.com ou via sa page Facebook. Annik Baillargeon a récemment ouvert les portes de l’Espace Néroli, un lieux emprunt de sérénité, d’énergie et de vie. Elle y travaille avec une formidable équipe pour vous offrir des soins diversifiés et de qualité. Pour les gens de Montréal et des alentours, je vous invite à aller les découvrir sur la page Facebook : Espace Néroli 


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[1] Pour faire un test simple et amusant pour découvrir certains aspects de vos doshas, cliquez ici

 

Standards de beauté : l’apparence physique au détriment de l’essentiel

Standards de beauté : l’apparence physique au détriment de l’essentiel

La société façonne les croyances depuis des millénaires. De nos jours, nous en sommes arrivés, à prioriser l’aspect physique au détriment de l’essentiel. L’apparence du corps semble être plus importante que la personne elle-même comme si le physique valait plus que la personnalité, les croyances, les valeurs et les convictions d’une personne.

«La beauté c’est quelque chose dans le regard qui exprime l’intelligence,

et l’intelligence c’est quelque chose dans le regard qui exprime la beauté.»

Bernard Werber

La société crée des standards dans lesquels nous devrions nous mouler. Les critères de beauté véhiculés par le petit et le grand écran ou les réseaux sociaux engendrent énormément de complexes et de problèmes psychologiques chez les jeunes filles et les femmes.

Les critères de beauté ont fluctué en traversant les époques. De nos jours, ils font beaucoup de ravages notamment chez les femmes, mais aussi chez les hommes.

Un nouveau problème de santé mentale a été inscrit dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). La «bigorexie», un trouble alimentaire, fait référence au besoin intense et malsain de se muscler et de participer à des activités physiques afin d’augmenter la masse musculaire pouvant engendrer des problèmes beaucoup plus graves(1). Il est important de prendre conscience que les hommes ne sont pas à l’abri des standards propagés dans la société.

Le poids des femmes enceintes dans la ligne de mire des médias

On retrouve beaucoup de problèmes alimentaires chez les femmes. Les magazines, les vidéos, les médias sont des sources de découragement pour plusieurs femmes face à leur image corporelle. Il peut être encore plus difficile pour les femmes enceintes ou les femmes qui ont accouché de cadrer dans les standards de notre société et c’est une problématique plutôt alarmante. L’image envoyée par les médias est celle de femmes enceintes maquillées, toujours sur leur 31 sans aucune vergeture ou bourrelet.

Les transformations corporelles durant la grossesse et après l’accouchement peuvent être ressenties de manière négative pour une grande partie des femmes. Elles peuvent se trouver moins «belles», «désirables» et «désirées». Il est évident que ce qui est diffusé par les médias peut rendre difficiles l’acceptation et l’adaptation de ces femmes à leur nouveau corps. Les femmes qui ont accouché ont tendance  elles aussi à vouloir perdre rapidement le «petit bedon» laissé par la grossesse. En général, les changements corporels dus à la grossesse peuvent cependant perdurer pendant plus d’une année et il est important d’apprendre à les accepter.

En mars 2015, Sarah Stage une mannequin américaine, a fait la une des tabloïds et suscitait l’indignation populaire en publiant sur son compte Instagram des photos d’elle enceinte de plus de 8 mois et sur lesquelles son ventre était quasiment inexistant. Heureusement l’histoire se termine bien puisqu’elle a finalement donné naissance à un bébé en santé dont les proportions étaient dans la moyenne.

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Mummyrexie

ou quand les magazines people et les réseaux sociaux poussent même les femmes enceintes à répondre aux critères de beautés

Le mot, contraction de maman et anorexie en anglais, désigne un besoin de contrôler son corps malgré un événement physiologique qui entraîne inévitablement une prise de poids.

« Et toi ? Tu as pris combien de kilos quand tu étais enceinte ? » La question est un grand classique. Sauf que désormais elle tourne à l’obsession. Sur les réseaux sociaux, certaines femmes enceintes cherchent des solutions miracles pour prendre le moins de poids possible.

La faute à qui ?

Plusieurs habituées du tapis rouge comme Victoria Beckham, Jessica Alba, Miranda Kerr, Alessandra Ambrosio ont affiché une silhouette de rêve sur leurs réseaux sociaux quelques jours seulement après avoir accouché. Un peu comme si la grossesse n’avait laissé aucune trace sur leur corps. Néanmoins « Derrière ces femmes à la plastique parfaite, il y a des coach, des stylistes, des nutritionnistes… Tout est faussé. C’est une aberration de faire croire aux femmes que l’on peut retrouver sa ligne en quatre jours. Le corps met en moyenne un an pour se remettre complètement en place. Et c’est normal» s’indigne Dominique-Adèle Cassuto, médecin nutritionniste dans un  article du 1 février 2015 de Mme Figaro.

Un danger pour la maman mais aussi pour l’enfant

La mummyrexie peut s’avérer néfaste pour la mère ainsi que pour son bébé. Tous deux sont touchés par les innombrables régimes et les séances de sport intenses. La future maman risque des carences multiples et de l’anémie, de faire des malaises hypoglycémiques et même des problèmes cardiaques. Du coté du bébé, la pregnorexia peut entraîner une naissance prématurée, un poids peu élevé ou encore du diabète.

Le regard du partenaire est capital

«La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

Oscar Wilde

Une étude(2) établie que si le partenaire a un comportement positif face aux changements corporels de sa partenaire celle-ci saura plus facilement accepter son nouveau corps(3).

La femme enceinte est en bouleversement hormonale, psychique, corporel. Elle a besoin de se sentir attirante et désirée par son partenaire pour faire face à ces changements de manière sereine. Alors messieurs sortez le grand jeu, faites-lui des compliments sur ses courbes voluptueuses, dites-lui à quel point vous la trouvez sensuelle avec ses rondeurs et surtout à quel point vous l’aimez.

Chaque jour, les femmes et les hommes sont bombardés de publicités et de vidéos qui prônent la minceur des mannequins, les muscles des bodybuilders, la forte poitrine des actrices et les fesses rebondies des chanteuses pop. Il faut pourtant comprendre que les vedettes d’Hollywood sont des êtres humains tout comme nous et que leurs images sont souvent modifiées par « Photoshop ». Certaines d’entre elles s’empêchent aussi de manger ou suivent des régimes draconiens afin de garder une taille de guêpe.

Mouvement à contre courant

Depuis quelques années pourtant, on voit régulièrement des publications sur les réseaux sociaux pour revendiquer l’acceptation de soi. Les femmes en ont assez de la dictature des magazines de mode qui les forcent à être minces à tout prix ! Fières de leurs corps, ces femmes assument aujourd’hui leurs rondeurs au grand jour et en font même un atout de séduction. Le changement est en marche, en tout cas espérons-le!

Dernièrement j’ai beaucoup aimé la vidéo de Kate Winstley disant que plus jeune elle avait souffert du regard des autres et qui encouragent toutes les femmes à surmonter leur manque de confiance en elles et d’avancer dans la vie la tête haute!

La semaine dernière Karine, une maman que je connais via les réseaux a partagé une série de photos dans le cadre du projet de la photographe Pascale Gauthier. J’ai trouvé formidable que cette maman ait assez confiance en elle pour partager des photos qui sortent du cadre des standards habituels 🙂 C’est grâce à des femmes comme elle qu’un jour, chacune d’entre-nous sera épanouie et bien dans sa peau, quelques soient ses caractéristiques physiques. Un merci tout particulier à Karine et à la photographe de m’avoir autorisé à publier cette photo 🙂 

l’apparence physique au détriment de l’essentiel | Cocoon Bien Naître
Karine ©Pascale Gauthier, Photographe

J’ai vu passer dernièrement sur mon fil d’actualité Facebook, une illustration de Maude Leblanc, l’artiste de Belles et Rondes dont la mission est « d’inspirer les femmes à s’accepter tel qu’elles sont, car elles sont tellement belles! Ce corps, il faut l’aimer, le chérir et lui faire confiance, car c’est lui qui nous portera partout où nos rêves nous poussent! »

Croquer la vie à pleine dents !

Et vous, que préférez-vous? Croquer la vie à pleine dents sans vous priver? Ou vous empêcher de manger pour entrer dans le moule établi par la société?

Il y a un juste milieu à trouver entre bien manger et se priver voire se carencer pour être «belle» selon les critères. Tout est une question de choix et de priorité.

La grossesse et le postpartum sont des moments si beaux dans une vie qu’il serait dommage de les gâcher, de ne pas s’aimer, de se complexer. Ce qui est primordial, avant tout, c’est que ce nouveau corps a donné la vie. La santé du bébé et de la maman est une priorité. Il est important de prendre soin de soi psychologiquement et physiquement afin d’être bien avec soi-même. L’important c’est d’être bien avec soi, son corps et son esprit.

Co-écrit par Julie Bissonnette, Bachelière en sexologie

et Jocelyne Gaudy, Infirmière Clinicienne et Doula

Un petit mot sur les auteures: 

Julie Bissonnette est une jeune femme pleine d’ambitions et qui effectue actuellement la dernière année de son baccalauréat en sexologie à l’Université du Québec à Montréal. Elle se passionne pour divers sujets notamment la santé. Réalisant son stage de bac au centre de périnatalité La Source en soi, elle est en quête de la santé sexuelle pour tous!

Pour contacter Julie: julie.stagiaire.sexo@lasourceensoi.com

Jocelyne Gaudy est infirmière en périnatalité depuis plus de 15 ans. Elle accompagne les couples lors de la grossesse et l’accouchement pour les informer et leur permettre de faire des choix éclairés. Elle est également instructrice en massage pour bébé certifiée IAIM et donne des ateliers sur l’île de Montréal.

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1- ANEB QUÉBEC, le blogue

2- Skouteris , Helen, Roxane Carr, Eleanor H. Wertheim, Susan J. Paxton et Dianne Duncombe.(2005). A prospective study of factors that lead to body dissatisfaction during pregnancy. Body Image. 2(4) . 347–361. Récupéré de http://www.sciencedirect.com 

3- Chang, S.R., Chao, Y., Kennedy, N., (2006). I am a woman and I’m pregnant: body image of women in Taiwan during the third trimester of pregnancy. Birth, 33(2), 147–153. Récupéré de http://www.onlinelibrary.wiley.com

SMAR 2016 du 16 mai au 22 mai 2016 : Ma décision, mon corps, mon bébé #maternitedignite #accouchementrespecte #smar2016

SMAR 2016 du 16 mai au 22 mai 2016 : Ma décision, mon corps, mon bébé #maternitedignite #accouchementrespecte #smar2016

#maternitedignite #accouchementrespecte #smar2016

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« Toute femme a le droit de vivre sa maternité dans la dignité. »

Encore aujourd’hui beaucoup de femmes, à travers le monde et quel que soit leur statut social, vivent des injustices, un manque d’information ou des violences verbales voir physiques au cours de leur grossesse ou de leur accouchement. Elles se taisent et n’osent pas dénoncer ces problématiques. Les violences obstétricales peuvent se manifester sous divers aspects : paroles, attitudes négatives, contraintes, non-information, gestes invasifs, préjugés, non-respect des besoins et des choix de la femme enceinte ou en travail.

«Maintenant que tu as refusée l’épidurale, tu devras faire tout naturel. Si tu finis en césarienne tu seras obligée d’être endormie et ton bébé aura 1min pour sortir, sinon il va mourir.»

Céline (Québec)

« Il y avait beaucoup de va et vient autour de moi, je me sentais observée, jugée, regardée par plein de personnels qui changeaient souvent. On m’a maintenu les jambes écartées. Je voulais qu’on arrête de me toucher. »

Anonyme

« On me hurlait dessus pour que je pousse plus fort encore et encore, en me menaçant d’appeler un médecin pour faire sortir ma fille de force. Sans parler des 2 Femmes qui appuyaient sur mon ventre pour « aider » ma fille à sortir. »

Dounia R. (France)

Ensemble nous nous devons d’en parler. Nous devons comprendre pourquoi de telles situations arrivent si nous voulons changer les choses. Il est important de comprendre pourquoi certaines attitudes ou certains comportements tenus par l’entourage des femmes, par la société ou par les soignants peuvent être source de déception, de souffrance, de détresse ou de traumatisme.

Les intervenants, partenaires et organismes œuvrant en périnalité s’unissent lors de la Semaine Mondiale de l’Accouchement Respecté (SMAR) pour mieux cerner les enjeux entourant la grossesse et l’accouchement, dénoncer les injustices vécues par les femmes et faire connaître les droits universels des femmes lors de la période périnatale.

 « Ensemble créons un monde où la naissance est le début d’une belle histoire. »

La SMAR a été créée en 2004 à l’initiative de l’Alliance Française pour l’Accouchement Respecté (AFAR, Association Française indépendante de toute école ou doctrine médicale, religieuse ou politique). Elle représente l’occasion d’exprimer un engagement commun à travers une mobilisation internationale en faveur du respect de la naissance. Elle a lieu chaque année, au mois de mai. Chaque Semaine mondiale met l’accent sur un thème spécifique. Des objectifs et des idées concrètes d’actions sont proposés. Le thème de la SMAR 2016 est « Ma décision, mon corps, mon bébé »

La grossesse est un moment unique pour votre nouvelle famille. Les questionnements et les décisions à prendre sont nombreux. La majorité des futurs parents ne savent pas qu’ils ont des droits et des choix sur lesquels ils peuvent se positionner.

Droit d’être informée et de choisir le professionnel qui vous suivra

En début de grossesse, prenez le temps de chercher les professionnels (médecin, sage-femme, doula, infirmière) en qui vous aurez confiance et qui sauront répondre à vos questions. Ces intervenants sont là pour vous donner l’information la plus juste possible et vous guider dans les choix qui s’offrent à vous (déroulement de la grossesse et de l’accouchement, lieu de naissance, protocole hospitalier, différentes méthodes de soulagement de la douleur, interventions à la mère et au bébé lors de la naissance, allaitement, parentalité, etc.). N’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. Si les réponses apportées ne vous semblent pas satisfaisantes prenez l’avis d’un 2ème intervenant. Pour trouver des cours prénataux qui vous ressemblent, voyez les différentes possibilités offertes au Québec

« Pour faire des choix éclairés, il faut être bien informé »

Droit d’être informée sur les différents lieux de naissance

Réfléchissez au lieu où vous souhaitez lieu où vous souhaitez voir naître votre bébé. Au Québec, vous avez le choix entre l’hôpital, la maison de naissance ou le domicile. Il est vrai qu’actuellement le nombre de maison est encore restreint voire absent de certaines régions. Sachez que les sages-femmes travaillent fort pour que cette situation change et que les maisons de naissance ainsi que la prise en charge par un service sage-femme soit accessible à toutes. Par ici pour savoir comment choisir un lieu de naissance qui vous ressemble.

Droit d’être accompagnée par des personnes significatives

Entourez-vous de personne en qui vous avez confiance et qui sauront vous donner de l’information juste et pertinente. Où que vous accouchiez vous avez le droit d’être accompagnée par les personnes qui sont significatives pour vous. Vous avez également le droit de refuser que votre espace soit envahie par des personnes qui vous dérange par leur comportement ou leur trop grand nombre.

Quand j’ai su que j’étais enceinte, je savais déjà que je voulais être soutenue par une accompagnante. Difficile d’y voir clair et de faire un bon choix. Avec Sarah je crois que ça a cliqué bien rapidement entre nous. Elle venait à domicile, on parlait de tout et de rien, mais surtout de ce bel événement qui était à venir. Mon accompagnante était étudiante à ce moment-là, donc nous avons cheminé ensemble dans le processus, en suivant la vague. Mon conjoint ne cessait de répéter à qui voulait bien l’entendre à quel point elle était indispensable et qu’il ne comprenait pas comment de nouveaux parents pouvaient penser vivre ça, sans l’aide d’une accompagnante. Ce fût magique. Elle m’a encouragé dès le début dans mon envie d’accoucher naturellement et dans diverses positions. Elle a su calmer nos inquiétudes et rassurer mon conjoint quand il avait de questionnements. Je ne sais pas trop comment j’aurais pu garder mon calme sans ses massages, points de pression et encouragements. Grâce à elle, je suis allée au bout de ce que j’ai pu faire, sans péridurale et j’en suis tellement fière. Au fond, elle a semé une graine parmi d’autres, qui m’ont aidé à devenir la mère que je suis aujourd’hui. Bien sûr, il arrive que la vie nous écarte de notre plan comme ça été le cas pour nous, parce que bébé était mal placé et que ça a fini en césarienne. Elle n’a pas pu nous accompagner au bloc. Mais encore là, j’y suis allée avec sérénité et sans stress car depuis le début, elle m’a donné confiance en moi. Ça été le plus beau jour de ma vie et je recommencerais l’expérience dès demain si je le pouvais. Aucune chance que mon accompagnante ne soit pas présente à mon prochain accouchement! Merci pour tout Sarah, on t’aime! Xox

Marie-Ève Leduc

Droit d’être informée sur les interventions pratiquées sur vous et votre bébé

En cours de travail, on doit vous informer des différentes interventions pratiquées sur vous-même ou sur votre bébé.

A l’hôpital (comme ailleurs), le médecin qui vous suit à le devoir de vous renseigner sur l’ensemble des choix qui s’offre à vous en ce qui concerne les moyens proposés:

  • pour faciliter l’accouchement et conserver votre énergie (mobilité, ballon, manger et boire)
  • pour soulager la douleur (massage, bain, relaxation, musique, compresses chaudes e froides, injection sous-cutanée d’eau stérile, acupuncture, hypnose, épidurale, etc.)

Vous avez le droit d’accoucher dans la position qui vous convient et qui vous semble la mieux adaptée pour vivre votre accouchement. Aucune femme ne devrait se sentir contrainte dans sa mobilité.

En tout temps, les intervenants doivent vous tenir informé  des décisions médicales qui justifient certaines interventions et les effets secondaires possibles:

  • pour accélérer le travail (décollement des membranes, syntocinon, rupture de la poche des eaux)
  • pour accélérer la naissance (césariennes, forceps, ventouses, épisiotomie, perfusion)

Après la naissance de votre enfant, vous avez le droit :

  • de rester en peau à peau le temps qui vous convient afin d’initie le lien d’attachement,
  • de mettre votre enfant au sein et de l’allaiter à la demande
  • de choisir une autre méthode d’alimentation selon votre choix,
  • de retarder le premier bain,
  • d’être informer des examens qui sont pratiqués sur votre bébé et d’en connaitre les résultats,
  • d’être informé des traitements donnés, de leur intérêt et de leurs effets secondaires,
  • de recevoir les visites des personnes qui vous sont proches,
  • d’avoir de l’intimité et de ne pas être dérangée sans raison,

Dans le cadre de la SMAR 2016, je vous proposerai toute une série de témoignages et quelques articles pour vous amenez à réfléchir sur la naissance et comment on accueille le nouveau-né aujourd’hui. Beaucoup de progrès ont été accompli depuis quelques années par rapport à la prise en charge de la mère et de son bébé lors de l’accouchement notamment dans les outils offerts pour gérer la douleur et le respect des besoins et des choix de chacun. Néanmoins il reste encore du chemin à parcourir pour que les femmes qui accouchent ne soient plus considérées comme une simple chambre qu’il faut vider rapidement pour laisser la place aux autres.

J’ai hâte de vous partager les témoignages touchant de vécu de grossesse et d’accouchement tantôt respecté tantôt difficile.

Sachez que plusieurs actions sont menées par des intervenants impliqués partout au Québec! Retrouvez toute l’information sur la page Facebook du Regroupement Naissance Rennaissance ou via leur blog.

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Ressources :

RespectfulCareCharterFrench.pdf

WRABROCfrenche.pdf

grossesse-et-accouchement-droits-des-femmes.pdf

 

« Les Femmes » vu par Adèle Blais Artiste-Peintre Québécoise

« Les Femmes » vu par Adèle Blais Artiste-Peintre Québécoise

En février, je vous faisais découvrir ou re-découvrir les œuvres en lien avec l’allaitement de Tania Garcia, artiste française. Ce mois-ci, je vous présente « Les Femmes » vu par Adèle Blais, artiste-peintre collagiste du Québec!

Adèle Blais est née à Montréal d’une mère monoparentale non-conventionnelle. Adèle Blais a passé son enfance et son adolescence à Sherbrooke. Petite, elle baigne dans un environnement excentrique où la créativité sous toutes ses formes est célébrée et encouragée. Dès son plus jeune âge, elle apprend qu’il est permis de faire les choses différemment et selon son inventivité.

Adèle a toujours été entourée de femmes fortes. «En amitié, j’aime aussi côtoyer des femmes de tête, très intelligentes, qui vont me confronter dans mes idées.»

Naturellement, les femmes reviennent tout le temps dans ces tableaux. Elle aime les costumer, leur mettre des fleurs, les placer en situation de séduction.

Ses œuvres sont réalisées à partir de couches superposées de peinture acrylique allié à des collages texturés (étoffes, dentelles, etc.), à des petits bouts de textes et à des lignes de contour noires, donnant à ses tableaux une signature particulière. Les matériaux utilisés créent des petits détails, des épaisseurs, des formes nouvelles, des textures et des reliefs qu’elle met en valeur avec un vernis. La juxtaposition d’éléments et de matériaux disparates reflète bien la personnalité de l’artiste. Son style unique a était décrit par un critique newyorkais comme du « néo-pop-happy ».

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Étoffes, dentelles, rubans utilisés pour la réalisation  des tableaux

La bonne humeur, les rapports entre les individus et les décors urbains sont les thèmes qui l’inspirent. Elle est de ces artistes qui créent dans la joie et la bonne humeur. Constamment à la recherche du bonheur, elle fait tout en son pouvoir pour rester positive et souriante. Sa recette bonheur est de profiter des petits moments de grâce que lui offre la vie. Elle transpose son énergie dans ses tableaux par le biais des couleurs vives qu’elle utilise et les personnages fantaisistes qu’elle conçoit. Ses personnages vêtus de costumes flamboyants et théâtraux sont riches en émotions. Comme le dit si bien l’artiste, ses personnages sont l’évocation d’émotions, de souvenirs, d’inspirations venant d’on ne sait où.  « Je tente de mettre à nu l’âme de mes personnages en montrant leurs entrailles, leurs émotions pour interpréter ce qui, selon moi, se passe derrière les vêtements et la peau. De fait, je veux montrer ce qu’ils ont dans le ventre! ».

Adèle s’amuse depuis peu à glisser dans ses huiles des clins d’œil aux chefs-d’œuvre des maîtres, comme les ballerines de Degas, la Jeune fille à la perle de Vermeer et le Déjeuner sur l’herbe de Manet. Elle a aussi intégré des dentelles anciennes à ses courtepointes.

Dans ses tableaux, Adèle Blais exprime son quotidien, ses relations humaines. Elle s’imprègne des événements de sa vie, tantôt comique, tantôt tragique et les dépeins à sa façon au travers de son art.

L’artiste autodidacte a étudié la publicité à l’Université de Montréal, elle a travaillé quelque temps dans ce domaine, mais elle s’est vite rendu compte que ce n’était pas un milieu pour elle. En 2006, Adèle sort ses tableaux du garde-robe et les présente au public lors du Festival International Montréal en Arts (FIMA). À la fin de la première journée, il ne lui reste que quelques toiles, et avant la fin des quatre jours d’exposition, toute sa production est vendue. Révélation pour l’artiste autodidacte!

Depuis ce temps, Adèle se consacre à son art. Elle a vendu ses tableaux à des collectionneurs et des acheteurs québécois et canadiens, mais aussi ailleurs, entre autres au Brésil, aux États-Unis et en Europe. Elle a exposé ses œuvres non seulement à Montréal et à Sherbrooke, mais aussi à New York, à Toronto et à Miami. Au cours de sa carrière, l’artiste a réalisé de nombreuses commandes pour des collectionneurs privés, ainsi que des fresques pour des commerces de la ville de Montréal. De plus, ses tableaux ont été vus dans des télé-séries (Tout sur Moi ; Annie et ses Hommes), un film Hollywoodien (The Factory) et une publicité diffusée internationalement (Les ordinateurs Dell). En 2012, l’ensemble de son œuvre a fait l’objet d’une critique très positive sur un blogue du portail européen de Chroniquart.

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En 2013, cette pétillante mère de 2 enfants quitte Montréal, où elle a lancé sa carrière dans un petit atelier d’Hochelaga et où son réseau de contacts était solide, pour retourner s’installer à Sherbrooke, quitte à tout recommencer. «Il le fallait. À Montréal avec des enfants, je perdais la boule.»

En juillet 2015, le journal La Tribune lui consacrait un bel article pour célébrer son exposition au centre d’Art d’Orford.

Un petit mot d’Adèle : Bien que j’ai tenté à mainte et mainte reprises de faire des hommes, les femmes reviennent naturellement. Je les comprends mieux, on dirait que je peux plus aisément, à travers leurs traits, leurs formes, leurs particularités physiques raconter une émotion, un état d’être. Je pourrais comparer ça au fait d’être droitière. Bien que je sois capable de faire des choses avec ma main gauche, ma droite me permet beaucoup plus de précision, de finesse, de confiance, de réflexe et est le passage direct pour libérer mon d’intuition.

Je suis heureuse de collaborer à ce projet tout en féminin avec Maman Rebelle qui m’a gentiment contacté via ma page Facebook.

Je tiens à remercier Adèle Blais pour m’avoir autorisé à vous présenter ses œuvres, je vous encourage à aller la voir lorsqu’elle expose, elle dégage tellement de joie et de passion! Je lui souhaite beaucoup de succès dans ses projets!

Connaissez-vous des artistes dont les œuvres sont en lien avec la féminité, la maternité ou la parentalité ? Faites nous les découvrir!

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