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Catégorie : Fertilité

4 grossesses – 2 bébés

4 grossesses – 2 bébés

Nous sommes au début du mois de Janvier 2014, un peu plus d’un an après la naissance de mon premier garçon. Nous débutons les essaies pour agrandir la famille. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps car, le 28 Janvier, mon test de grossesse est positif. Par contre, je trouve que la ligne du test est pâle et je décide de faire une prise de sang pour confirmer. Résultat à 42, c’est la joie !!! Nous prévoyons annoncer la nouvelle à ma famille après notre fin de semaine d’amoureux à Québec.

Difficile de taire cette belle nouvelle 

Le Vendredi matin, nous déposons notre garçon chez mes parents. Je trouve ça tellement difficile de garder cette nouvelle pour moi! Durant le trajet, je me sens vraiment pas bien, j’ai mal au cœur et au bas du dos mais je mets ça sur le compte de la grossesse. Nous passons la journée à l’extérieur, au Carnaval de Québec et nous revenons à l’hôtel nous changer avant d’aller souper au restaurant. En allant aux toilettes, j’aperçois du sang brunâtre en m’essuyant. Je sais que les saignements sont fréquents en début de grossesse et j’essaie de me convaincre que ça provient probablement de mon col.

Nous allons donc souper mais je ne fais que penser à ça. De retour à la chambre, je me précipite aux toilettes pour vérifier et à ma plus grande surprise, le sang est rouge clair. Je pleure. J’essaie de rester positive. J’ai besoin de parler à ma mère et c’est finalement de cette façon qu’elle apprend la nouvelle. J’essaie de dormir tant bien que mal cette nuit-là. J’ai juste hâte de revenir pour aller passer une prise de sang. Le lendemain matin, je suis couchée dans le lit quand je ressens soudainement une violente crampe au ventre. Je me lève pour aller aux toilettes et c’est là que je vois un gros caillot de sang sortir.

Le chemin du retour parait très long et le silence règne dans la voiture. Nous arrivons enfin et allons porter la prise de sang à l’hôpital (mon conjoint est lui aussi infirmier et c’est lui qui me fait mes prises de sang). Nous nous dirigeons ensuite chez mes parents pour aller chercher notre fils. Une fois rendu, le téléphone de mon conjoint sonne et je comprends alors que les nouvelles ne sont pas bonnes par son ton de voix. Résultat à 5…

Mon monde s’effondre

J’éclate en sanglots et nous pleurons ensemble pendant de longues minutes. Notre rêve vient de s’envoler. 2 jours plus tard, je passe une échographie. C’est une vraie torture car je dois attendre dans la même salle que les autres mamans heureuses de passer leur échographie de la 20e semaine. Et il y a moi, les yeux rougis et le ventre vide.

On se dit alors que c’était probablement mieux ainsi, après tout, c’est ce que tout le monde semble dire. Nous décidons de poursuivre les essaies et 5 mois plus tard, à la fin Juin, nous sommes heureux de découvrir que je suis à nouveau enceinte. Je suis optimiste, je me dis que la première fois nous avions juste été malchanceux. Quelques jours plus tard, le doute m’envahit et je décide de refaire un test de grossesse. Mon cœur s’arrête en voyant la ligne qui était plus pâle que le premier test. Je pleure.

J’avais décidé pour cette deuxième grossesse d’avoir un suivi sage-femme. J’ai donc appelé au bureau pour discuter avec l’une d’entre elles. J’ai rendez-vous le jour même avec Déborah. Elle a été très empathique face aux inquiétudes que je vivais et m’a écouté pleurer pendant une bonne heure pour finalement me faire une prise de sang. J’ai le résultat le soir même. Le taux d’hormones est plus bas que prévu, mais tant qu’il y a de l’espoir on s’accroche. La sage-femme me suggère d’aller me changer les idées le lendemain avant de refaire une deuxième prise de sang qui est prévue dans 2 jours. Sur le coup, j’ai trouvé l’idée ridicule, comment faire pour penser à autre chose ?

Mais mon conjoint m’a finalement convaincu d’aller passer la journée au camping de ses parents. Finalement ça a été une bonne idée car le temps a passé beaucoup plus vite que si j’étais restée à la maison.

Comme un coup de massue

Je n’ai pas eu à refaire de prise de sang, car le lendemain je me mettais à saigner… Cette fois-ci, cela eu l’effet d’un coup de massue. Je ne pouvais pas croire que ça m’arrive à moi, ENCORE! Qu’est-ce que je faisais de mal pour ne pas être capable de garder mes bébés bien au chaud dans mon ventre ? Ma peine a vite fait place à l’incompréhension et la colère. Partout, on nous disait qu’on ne pouvait rien faire pour nous avant d’avoir eu 3 fausses couches. Mais je ne pouvais simplement pas revivre ça une troisième fois! Une gynécologue a finalement accepté de nous voir. Après un bilan sanguin, on s’est rendu compte que le taux de progestérone dans mon sang était un peu bas et elle m’a donc prescrit du Prometrium (de la progestérone). Je devais le débuter dès qu’un test de grossesse était positif.

Je suis soulagée ! J’ai à nouveau de l’espoir pour cette 3eme fois car il n’y a rien de pire que de ne pas savoir pourquoi et n’avoir aucun moyen pour prévenir. C’est donc avec cet optimiste que nous redébutons les essaies, espérant reprendre à la vie ce qu’elle nous avait si vite arraché.

Et puis, 6 mois plus tard, le 23 Décembre au matin, nous apprenons qu’un petit bébé avait fait son nid au creux de mon ventre. Nous avions enfin réussit !

Valérie Picard, Accompagnante à la naissance


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Maternité Ayurvédique

Maternité Ayurvédique

Qu’est-ce que la Maternité Ayurvédique ?

La Maternité Ayurvédique est une philosophie de vie et un accompagnement thérapeutique qui permet d’accéder à son féminin sacré; de préparer son corps, son cœur, sa conscience et de vivre la maternité d’une façon absolument lumineuse et radieuse !

En sanscrit, THAIMA signifie ¨maternité¨, ce grand don accordé uniquement à la femme. C’est un moment unique de sa vie, une expérience intense qui doit être vécue avec gratitude, empathie et douceur. La femme expérimente la sérénité, le don de soi et l’explosion des sens lorsqu’elle engendre un enfant. RHUTUMAI signifie ¨grossesse¨, ce moment particulier de la vie confère à la fois la dignité et la richesse. Il est crucial de vivre ce moment avec joie dans une relation d’amour et de pleine conscience pour le bien-être et le développement psychique, mental, physique et émotionnel de l’enfant. C’est une terre sacrée que la femme crée.

Qu’est-ce que l’Ayurvéda ?

L’Ayurvéda est une médecine traditionnelle originaire de l’Inde complète et passionnante ! Son origine remonte à plus de 3500 ans et gagne de plus en plus en popularité en Occident. Elle signifie la « connaissance de la vie ». C’est donc la connaissance globale des moyens de vivre sa vie quotidienne en harmonie avec la nature et les principes cosmiques.

Les trois types de constitutions

Cette médecine distingue trois types de constitutions, les forces primaires vitales dans le corps ou trois humeurs biologiques appelées DOSHAS en sanskrit. Les doshas ont pour noms : VATA (éléments air/éther-mouvement), PITTA (éléments feu/eau-transformation), KAPHA (éléments eau/terre-préservation). En tant qu’éléments actifs ou mobiles, ils déterminent les processus vitaux de la croissance et de la destruction de la santé, de l’énergie vitale. Lorsque les doshas sont déséquilibrés, ils deviennent les forces responsables du processus de la maladie ou du mal-a-dit.

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©Katia Péchard Photographe

 

Les cinq éléments constituant le corps humain

Chaque être humain est composé de ces 5 éléments (éther, air, eau, feu, terre) dans des proportions différentes. Ce sont ces proportions qui déterminent sa nature profonde, son type de dosha(s). Pour les déterminer, le thérapeute fera un bilan de santé ayurvédique[1] par le pouls, le type de langue, la date de conception, la physionomie, les états émotifs, les traits de caractères, les fonctionnements des différents systèmes, le type de sommeil, les pathologies récurrentes qui sont autant d’éléments qui aident à déterminer les doshas d’une personne.

Dans cette vision, l’être humain est donc, le microcosme du macrocosme. C’est-à-dire qu’il porte en lui les forces de la vie qui agissent dans un mouvement à la fois énergétique (nadis), émotionnel et physique et qui vibre, bouge et se transforme perpétuellement en fonction de expériences, du vécu, du mode de vie de chacun.

Une médecine préventive

L’Ayurvéda est une médecine préventive qui cherche libérer les excès des doshas, à unifier le corps, le cœur et l’esprit. Cela se fait par une hygiène de vie adaptée à chaque constitution par les massages, la méditation, le yoga, l’alimentation, l’aromathérapie, la phytothérapie, l’hygiène mentale, les odeurs, les gemmes, les mantras. Ces approches holistiques ayurvédiques touchent aux sphères physique, psychologique, émotionnelle et spirituelle de la personne. L’Ayurvéda nous transmet le don de guérison que nous possédons tous issu de la culture védique antique intimement liée avec la nature, les cycles lunaires, les saisons, le jour et la nuit.

 

En quoi consiste l’approche de la maternité ayurvédique?

Maternité ayurvédique
“Venus Envy” par heidi taillefer

 

Dans notre culture occidentale, la médecine conventionnelle voit la femme enceinte comme un sujet, une pathologie. À l’opposé, la médecine traditionnelle indienne, pleine de sagesse et d’écoute, accorde une grande importance holistique à la maternité et la grossesse. Sa vision est magnifiée car elle est considérée comme étant l’une des étapes les plus importantes dans la vie d’une femme.

Toutes les étapes sont supportées par le thérapeute de la préconception aux premiers mois de vie de bébé.

L’approche Ayurvédique

L’approche ayurvédique permet à la mère de se connecter à son corps, de le rendre souple, créatif, calme et inspirant tout au long de sa grossesse par :

  • Bilan de santé général et ayurvédique de base (déterminer ses doshas, sa constitution et ses excès);
  • Soins pré/post-nataux: massages à l’huile chaude et aux plantes ayurvédiques, massages aux bolus aux herbes (pochons de riz, d’herbes, de lait et d’huile), bains vapeurs, yogasanas (postures de yoga), travail de conscience du périnée pour une préparation harmonieuse et en confiance du corps avant et après l’accouchement;
  • Exercices de pranayama (respiration) et de yoga nidra (visualisation) qui invitent à une communication avec bébé bien avant la naissance et à cultiver une intériorité spirituelle;
  • Conseils de bases pour une hygiène de vie créative (activité sportives et récréatives, herboristerie, aromathérapie) et une alimentation satvique (favorable à la vie spirituelle et à la santé);
  • Harmoniser l’impact de la vie utérine sur le développement du bébé par les 5 portes de l’âme: psychologie pré et périnatale, création d’un journal, mantra, dessin, écriture, cercles de créativité entre futures et nouvelles mamans) afin d’alimenter sa féminité et les voies magnifiques et nourrissantes de l’expression de soi;
  • Blessingway & rituels avant et pendant la grossesse ainsi qu’à l’arrivée de bébé.

 

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Bolus aux herbes (pochons de riz, d’herbes, de lait et d’huile)

Une philosophie de vie en trois mots

La maternité ayurvédique c’est une philosophie de vie en trois mots : AAHAR (alimentation), VIHAAR (style de vie) et VICHAAR (pensées). La femme enceinte doit vivre sa gestation dans un environnement le plus sain possible (éviter le stress, le surmenage, les émotions fortes le plus possible), avoir une alimentation saine et équilibrée, un mode de vie créatif, inspirant, harmonieux et cultiver des pensées positives.

La Maternité Ayurvédique permet de vivre une préparation et une expérience profonde de connexion entre son corps, son cœur, son esprit et l’âme qui s’incarne pour les couples. La préservation de cette harmonie intérieure offre le meilleur environnement de croissance pour le bébé. C’est un accompagnement psycho-corporel essentiel pour explorer et vivre toutes les richesses féminines et maternelles.

Au plaisir de vous accompagner avec amour, lumière et douceur,

Annik Baillargeon
Maman | Massothérapeute psycho-corporelle | Accompagnante à la naissance | Formatrice
Spécialisée en Soins-rituels | Ayurvéda | Chamanisme | Maternité | Féminin sacré

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Un petit mot d’Annik Baillairgeon

Comme thérapeute et accompagnante à la naissance, j’ajoute à mes cours prénataux cette approche qui me permet d’offrir aux partenaires comme aux magnifiques femmes enceintes, des rencontres et des espaces afin de préparer leur corps comme une terre fertile riche et généreuse, des outils pour l’entretenir et la nourrir. En plus d’offrir l’accompagnement Ayurvédique en cabinet, j’offrirai la formation sur la Maternité Ayurvédique en trois blocs cet automne à l’Académie Québécoise d’Ayurvéda à Montréal. Elles s’adressent autant aux futurs parents et personnes passionnées par la périnatalité que pour les massothérapeutes, sages-femmes, thérapeutes holistiques, accompagnantes à la naissance.

Un petit mot de Maman Rebelle

Annik Baillargeon est une femme pleine de vie, souriante et ouverte aux autres. Toutes les personnes qui l’ont eu comme thérapeute m’en ont fait des éloges! Pour en savoir plus sur les services proposés par Annik Baillargeon, je vous invite à visiter son site web! Vous pouvez la contacter via Courriel : baillargeon.annik@gmail.com ou via sa page Facebook. Annik Baillargeon a récemment ouvert les portes de l’Espace Néroli, un lieux emprunt de sérénité, d’énergie et de vie. Elle y travaille avec une formidable équipe pour vous offrir des soins diversifiés et de qualité. Pour les gens de Montréal et des alentours, je vous invite à aller les découvrir sur la page Facebook : Espace Néroli 


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[1] Pour faire un test simple et amusant pour découvrir certains aspects de vos doshas, cliquez ici

 

Acupuncture et fertilité

Acupuncture et fertilité

Acupuncture, un espoir dans le domaine de la fertilité

La conception dépend d’un fragile équilibre permettant la production et la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde de bonne qualité, la fécondation, le développement d’un embryon, puis le maintien de conditions spécifiques optimales à son implantation et à son développement. Pour un couple aux prises avec des problèmes de fertilité, cette succession de petits miracles peut, après plusieurs mois d’essais infructueux, apparaître comme inatteignable.

Avec l’aide de différents traitements et d’interventions, combinés à certains changements dans les habitudes de vie du couple, d’importants gains peuvent être réalisés et faire toute la différence. Parmi les pistes de solutions qui méritent d’être envisagées, le couple peut se tourner vers l’acupuncture. Porteuse d’espoir dans le domaine de la fertilité, cette médecine plusieurs fois millénaire a largement démontré son efficacité, et ce, de plusieurs façons.

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Diminuer le niveau de stress

Le stress a un impact réel sur la fertilité. Ses répercussions sur le système endocrinien sont directes. En effet, un système nerveux sous tension libère des substances contre-productives à la cascade hormonale nécessaire à la reproduction. En cause dans différents problèmes de fertilité, comme les troubles de l’ovulation et la diminution de la circulation sanguine au système reproducteur, le stress peut toutefois être diminué par des traitements d’acupuncture, dont l’effet sédatif a été maintes fois démontré. En stabilisant le système endocrinien, l’acupuncture aide le cerveau à maintenir les hormones du stress à des niveaux plus bas. L’attention du corps est ainsi ramenée à la régulation de mécanismes tels que la reproduction.

Régulariser le cycle menstruel

La régularisation du cycle menstruel ne concerne pas seulement sa longueur, mais aussi sa qualité. Pour permettre la compréhension et le traitement des problèmes de fertilité féminine, la médecine chinoise a décrit le cycle menstruel en plusieurs phases, toutes inter-reliées et possédant une fonction spécifique : Sang (menstruations), Yin (phase folliculaire), de transformation du Yin au Yang (ovulation), Yang (phase lutéale) et Qi (prémenstruelle).

La prise de la température basale et l’observation de plusieurs autres signes du corps, par la méthode sympto-thermique (MST), permettent de mieux repérer, situer et observer les différentes étapes que le corps franchit dans un cycle, et d’en faire l’analyse. La MST constitue non seulement une précieuse alliée en recherche de grossesse, mais aussi un très bon outil diagnostique permettant à l’acupuncteur de travailler sur l’optimisation du cycle de façon plus précise.

Augmenter la circulation sanguine aux organes reproducteurs

L’irrigation adéquate des organes reproducteurs améliore leur fonctionnement et constitue un aspect très important de la fertilité, tant chez l’homme que chez la femme. Des entraves à la circulation sanguine, parfois dues à la présence de tissus inappropriés, d’obstructions et d’adhérences dans la zone génitale, peuvent entraîner des problèmes de conception. Le stress peut également diminuer la circulation pelvienne. L’acupuncture favorise un bon afflux de sang aux organes ciblés, permettant ainsi d’en optimiser les fonctions et de favoriser la réceptivité de l’endomètre, caractéristique très importante pour la nidation de l’embryon.

Prévenir certains types de fausses couches

L’acupuncture aide à prévenir les fausses couches causées par des réactions physiologiques ou par des problèmes d’implantation. Dès les premiers signes, quelques traitements peuvent contribuer à calmer l’utérus, à enrayer les contractions et à arrêter les saignements. Dans le cas d’un historique de fausses couches à répétition, un suivi avant la conception permet d’optimiser les réserves du corps en amont. Poursuivis quelques semaines une fois la grossesse débutée, les traitements participent à la prévention.

Infertilité inexpliquée

L’infertilité inexpliquée s’avère un diagnostic médical frustrant puisque les tests « classiques » présentent des résultats normaux. Parfois, le déséquilibre n’est pas assez significatif pour être détecté, mais il l’est suffisamment pour représenter une embûche à la conception. Or, la médecine chinoise a la spécificité de cibler et de traiter certains déséquilibres avant même qu’ils ne causent des dommages. Grâce à un bilan de santé complet, dans une optique holistique qui prend en considération différents aspects de la vie de la personne, l’acupuncture peut cibler certains éléments qui ont des impacts directs sur la sphère reproductive. De plus, un couple à la recherche d’une grossesse, mais qui ne présente pas de déséquilibre majeur, peut être suivi en acupuncture, à titre préventif, de la même façon qu’on préconise une bonne hygiène de vie en préconception.

Fertilité masculine

L’acupuncture peut améliorer la fertilité masculine, qui est toute aussi importante, quoique rarement abordée. La bonne qualité du sperme est essentielle à la conception et plusieurs facteurs l’influencent. Des traitements d’acupuncture peuvent, par exemple, augmenter la quantité et la qualité des spermatozoïdes en favorisant la circulation locale et la régulation hormonale. Puisque la maturation complète d’un spermatozoïde nécessite jusqu’à trois mois, un suivi en acupuncture pour une même durée est recommandé. Il peut être intéressant d’effectuer un spermogramme avant et après la période de traitements, afin d’observer les changements.

L’acupuncture pour accompagner la procréation assistée

L’acupuncture favorise une meilleure réaction du corps à la procréation assistée. Un suivi hebdomadaire durant les deux à trois mois précédant la procédure est recommandé, surtout si l’âge de la femme est avancé, ou s’il y a des problèmes hormonaux ou de nidation connus. Les traitements permettent alors de préparer le corps, le système endocrinien, la cavité pelvienne et l’endomètre. Par la suite, l’acupuncture peut accompagner la femme à chacune des étapes de la procédure. Grâce à ces traitements, on observe une diminution du stress, des effets secondaires reliés aux médicaments, ainsi qu’une meilleure réponse aux traitements hormonaux. L’acupuncture vise aussi à assurer une bonne circulation sanguine à l’utérus et à favoriser l’implantation.

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Prendre en charge sa fertilité

Le parcours en fertilité est parsemé d’embûches, d’espoirs, de hauts et de bas. Bien que vous soyez possiblement suivis par plusieurs professionnels, n’oubliez jamais que vous êtes ceux à qui votre projet tient le plus à cœur. Posez toutes vos questions, demandez des explications, faites vos recherches et trouvez vos réponses. Mais surtout, délimitez votre zone de confort et respectez votre rythme et vos limites, pour que le chemin que vous parcourez vous ressemble et vous amène plus loin.

Chantelle Vignola-Clermont, Acupunteure

Chantelle Vignola-Clermont

Un petit mot de Chantelle : « Je porte un intérêt particulier à la santé des femmes, à son humanisation et à tout ce qui touche à la périnatalité (gynécologie, fertilité, obstétrique, etc.), qui occupe une place importante dans ma pratique.

C’est principalement par le biais de la médecine chinoise que j’aime aborder la santé. Cette médecine millénaire offre une vision holistique, ne laissant aucune sphère de l’individu en plan. L’acupuncture est d’abord préventive et permet souvent d’éviter ou de diminuer le recours à d’autres types d’interventions en accompagnant le corps, en soulageant les inconforts et en calmant le système nerveux, et ce, de façon efficace et sécuritaire.

Cet accompagnement peut faire toute la différence et permettre aux femmes de vivre certains grands passages (conception, grossesse, accouchement, post-partum, etc.) de façon plus physiologique, donc des expériences davantage positives.

Au plaisir de prendre soin de vous, avec vous! »

Pour plus d’information, contactez Chantelle Vignola-Clermont via sa page Facebook ou visitez son Site Web.


Références :

Lewis, Randine, 2005, The Infertility Cure, Little, Brown and Company

Betts, Debra, 2006, The essential guide to Acupuncture in Pregnancy & Childbirth, The Journal of Chinese Medicine

Maciocia, Giovanni, 1998, Gynécologie et obstétrique en médecine chinoise, Bruxelles, SATAS


Quelques études :

Controlled study on acupuncture for treatment of endocrine dysfunctional infertility

Acupuncture normalizes dysfunction of hypothalamic-pituitary-ovarian axis.

Electroacupuncture reduces uterine artery blood flow impedance.

Controlled study on Shu-Mu point combination for treatment of endometriosis

Acupuncture as a therapeutic treatment option for threatened miscarriage

Eastern medicine approaches to male infertility

Exploring the effects of Chinese medicine in improving uterine endometrial blood flow for increasing the successful rate of in vitro fertilization and embryo transfer

Article paru sur le site mamanpourlavie.com, le 26 mai 2014, ainsi que sur le site de Seréna Québec, le 10 juillet 2014.


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Concevoir à tout prix, embûches et réflexions

Concevoir à tout prix, embûches et réflexions

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©Katia Péchard Photographe

Quand j’étais toute petite, j’étais irrémédiablement attirée par les femmes enceintes et les bébés. Je passais beaucoup de temps à « jouer les femmes enceintes », à m’occuper de mes bébés, à les cajoler, les nourrir

Adolescente, je disais à qui voulait l’entendre que j’allais devenir obstétricienne-gynécologue, car c’est elle qui prend soins des femmes enceintes et qui accouche les bébés! À la fin du secondaire (2003), j’ai fait une présentation orale pour le cours de biologie, dont le sujet était la fécondation In Vitro : un procédé révolutionnaire et à la fine pointe de la technologie permettant de fabriquer des bébés éprouvettes, sans la nécessité de passer par la méthode-conventionnelle-pour-faire-des-bébés!

Jeune adulte, je commence à entendre parler de l’amie d’une amie qui a de la difficulté à tomber enceinte… Son mari n’est certainement pas stérile, puisqu’il a déjà un enfant d’une union précédente. Puis, on analyse son sperme et s’aperçoit qu’il a des zozos paresseux! On donne également des hormones à la fille en question car il semblerait que son ovulation ne soit pas constante et optimale. L’amie de mon amie pleure beaucoup, elle trouve difficile les annonces de grossesse autour d’elle, elle déprime… En entendant ce genre d’histoire, je réponds – du haut de mes même-pas-20 ans – le genre de commentaire que l’on entend tout le temps et partout : « Aaaah mais c’est qu’elle y pense trop! Elle n’est pas si vieille après tout, elle a le temps! Peut-être qu’ils devraient partir en voyage pour se changer les idées un peu »! Sans malice, sans méchanceté…. Juste parce que c’est ce qu’on dit

Au cours des mois suivants, une idée commence de plus en plus à prendre place au fond de mon âme : et si ce n’était pas pour moi, la maternité? Qui étais-je, après tout, pour mériter cet incroyable privilège de porter et de donner la vie? Toute ma vie, j’avais compté les jours où le bon moment allait se présenter et où enfin j’allais devenir maman! Et si ce jour n’arrivait jamais? Et, paradoxalement, une toute petite voix me répondait toujours : « T’inquiète! Tu es faite pour avoir des enfants! Tu en auras toute une ribambelle! Au moins quatre avant tes trente ans! Chaque chose en son temps!

Quelque temps après la fin de mes études en techniques de laboratoire – Eh non… Pas de sciences de la nature, ni de médecine, ni d’obstétrique!, je débute un nouvel emploi, reviens dans ma ville natale et mets fin à la relation avec mon premier amour! Je rencontre peu de temps après l’homme de ma vie, mon confident, mon meilleur ami. Comme il a été victime d’un cancer et de traitements de chimiothérapie récemment, nous décidons rapidement de laisser la nature suivre son cours, sans trop espérer qu’une grossesse ne survienne dans les mois à venir… Puis les mois passent, et ensuite les années. Nous vivons un premier deuil : celui de concevoir un enfant comme tout le monde. C’est un choc, que nous vivons difficilement, mais il reste encore de l’espoir, grâce à la Procréation Médicalement Assistée (PMA)[1]!

Le parcours du combattant

Moi qui n’avais jamais mis les pieds dans un bureau de médecin (bon… peut-être pour une clavicule cassée et 2 ou 3 otites…), j’ai été très déroutée par le déroulement d’une consultation en clinique de PMA : le climat tendu dans la salle d’attente, les quinze petites minutes qu’ont duré la rencontre, en passant par le peu d’empathie démontrée et l’impression d’être dans une « usine à la chaîne »…. Je suis certainement passée par toute la gamme des émotions. Je me questionnais beaucoup sur la façon dont nous étions traités, pas au sens médical ou technique, mais d’un point de vue relationnel et humain.

Je me suis ensuite sentie emportée dans un tourbillon de rendez-vous, d’examens, d’interventions, d’injections, et toutes les sphères de ma vie en ont écopé : ma relation de couple, mes relations d’amitié et familiale, le travail, et surtout, je n’étais plus que l’ombre de la personne que j’étais. Tout était influencé par notre projet  de concevoir à TOUT PRIX et les échecs répétés : la planification de nos vacances, l’inévitable temps des Fêtes, les commentaires et questions de notre entourage, la logistique pour nos emplois, etc.! Tout me mettait hors de moi! Les commentaires maladroits, voire carrément déplacés des gens, la vue d’une femme enceinte, un parent qui réprimande son enfant, une femme qui tombe sans cesse enceinte sans le vouloir, tous les couples autour de nous pour qui la PMA avait permis un miracle… Tout semblait être orchestré autour de moi pour me refléter le fait que je n’étais PAS enceinte et je prenais tout de manière extrêmement personnelle.

J’étais rendue une spécialiste pour interpréter un spermogramme, compter des ovocytes sur l’écran du moniteur ou bien le nombre de divisions d’un embryon avant qu’il ne me soit implanté… Toute ma vie était orientée autour de la PMA, de nos échecs, de notre malheur… À ne plus apprécier ce que j’avais, à ne plus voir combien la vie est belle. Tout cela au détriment de ma relation de couple.

Trouver un sens

Cela ne me ressemblait pas, de m’apitoyer ainsi sur mon sort, de rester les bras croisés à me morfondre et à crier haut et fort combien- la- vie- est- injuste- et- que- je- ne- mérite- pas- de- ne- pas- tomber- enceinte… C’est ainsi que j’ai fait le choix le plus improbable qui soit : celui de suivre une formation d’accompagnante à la naissance! Pourquoi exactement ai-je plongé dans ce monde? J’aime à penser que la vie a manigancé de manière à ce que je puisse reprendre contact avec ce que j’appellerai ma « voie » ou ma « destinée », même après un détour vraiment chaotique. Et vous savez quoi? Je suis littéralement tombée dans la potion magique! Au départ, j’espérais seulement que cette formation m’oriente et me permette d’accompagner les couples infertiles, comme j’aurais souhaité être accompagnée par le personnel médical. Puis, je me suis aperçue que je tenais également à être auprès d’eux lorsque la cigogne était au rendez-vous! Autant j’apprenais sur le merveilleux rôle de l’accompagnante, autant j’apprenais à panser des blessures, à voir combien la vie avait dû user de tout un tour de force pour me ramener dans ma vraie voie et autant j’étais en mesure de faire des parallèles entre un suivi de grossesse/un accouchement et un suivi en procréation médicalement assistée.

Mais le véritable déclic s’est fait lorsque j’ai subi une torsion ovarienne, en mars 2012. J’ai alors compris ce que c’était que de ne pas être entendue, de se faire dire que l’on ne peut pas savoir ce qui se passe dans son corps, que c’est tellement rare une torsion… De se faire réveiller en pleine nuit, complètement droguée par la morphine, pour se faire imposer un TV[2] par une résidente, accompagnée de deux-autres-madames. Après cette expérience, éprouvante, mais qui m’a tellement appris, j’ai réellement consolidé mon désir de me battre bec et ongles contre le système, autant pour les couples éprouvant des difficultés à concevoir que ceux qui attendaient un bébé! J’ai participé à la création de groupes de soutien, j’ai créé une page Facebook, j’étais sur tous les groupes Facebook et les forums de femmes en manque d’enfant, et durant l’année 2012-2013, nous avons fait 4 tentatives de FIV, toutes soldées par un échec – c’est ce qu’ils disent lorsque c’est – encore – négatif… c’est un ÉCHEC!

Je me suis également impliquée auprès de l’ACIQ[3] et de l’ACSI[4], j’ai rédigé un mémoire en réponse à la consultation du commissaire Salois concernant le projet de loi 20, et j’en passe! Et les mois ont encore passé, et je n’étais toujours pas enceinte. J’ai alors commencé à côtoyer des personnes, que l’on pourrait nommer des Qui[5].

Tranquillement, un changement s’est opéré en moi, et j’ai commencé à me questionner: Et si nous nous étions trompés? Et si nous n’étions pas en train de suivre le bon chemin, notre chemin? Et si nous étions plusieurs à nous être trompés, à voir dans la PMA une promesse, la réalisation d’un rêve, alors qu’elle n’est qu’illusion et nous détourne du véritable problème, de la source liée à toutes les embûches à la conception? Plus je me posais ces questions, plus les personnes ayant un bagage et une intuition en ce sens commençaient à entrer dans ma vie. Plus je m’apercevais de tout le poids que je portais, et plus je souhaitais déposer les armes. Alors que toute ma vie était orchestrée autour de la PMA, voilà que je faisais le choix d’y mettre une pause : comme c’était étrange! Je pouvais maintenant reprendre le contrôle de ma vie, retrouver une certaine liberté!

Bien sûr, les phrases maladroites, voire carrément méchantes, n’ont pas cessé pour autant : « Bon, je vous l’avais dit que vous étiez dû pour prendre un break! … Ah oui? Vous arrêtez? Ah moi je n’aurais pas pu. Je voulais bien trop avoir un enfant et à tout prix! … Et tu ne trouves pas ça difficile de voir des femmes enceintes et accoucher? Tu dois drôlement les envier, non?… Ce n’est pas le moment de baisser les bras, il vous reste un essai et vous ne savez pas si vous aurez à le payer, avec l’abolition du projet de loi 20!…  Allez-vous adopter? … Bon là vous allez essayer avec un donneur? »

Et puis j’ai fini par développer une certaine aisance à répondre à toutes les phrases pas toujours délicates de mes différents interlocuteurs, allant même jusqu’à sourire intérieurement devant leur mutisme, lorsque je réussissais carrément à leur clouer le bec!

Ancienne combattante

Et les mois ont encore passé! Nous avons décidé de faire un ultime test pour mieux envisager nos chances de réussite avec la FIV[6]. Les résultats étaient assez évocateurs : nos chances étaient, avouons-le, proches du zéro absolu… et ce que la littérature disait des bébés miracles, lorsque grossesse il y avait, ne m’a encouragé en rien à poursuivre (plus grand risque de bébé de petit poids, de prématurité, de fausses couches…). Oui, il y avait toujours de l’espoir, mais à quel prix? À quel prix étions-nous prêts à « utiliser notre dernier billet de loterie »? À quel prix étais-je prête à recommencer les traitements hormonaux, les interventions? Et si ça ne fonctionnait pas? Et si ça fonctionnait?

Il y a 18 jours, j’ai entamé ma 30e année de vie!

Et je souris quand je pense à l’idée que je m’étais faite de ma vie à cet âge : la famille serait finie… nous aurions quatre beaux enfants en santé! Même si ce rêve que nous avions, de fonder une famille, ne demeurait qu’un songe, je suis heureuse et fière de pouvoir dire aujourd’hui que j’ai franchi une étape importante de tout un long processus de deuil : celui de lui trouver un sens!

J’aurais autant de raisons de me plaindre et d’être triste de ce que je n’ai pas que de motifs de célébrer ce que j’ai. Et, étant une femme optimiste de nature, j’ai décidé d’opter pour le Bonheur. Je ne peux pas dire qu’il n’y a plus aucun moment où c’est difficile, ou parfois, je ressens de la tristesse et me demande : Et si nous avions fait partie des quelques couples pour qui ça fonctionne? Oui, cela m’arrive encore, quelques fois. Mais, la majorité du temps, je jouis de la vie avec le nouveau regard que cette épreuve m’a accordé, et je me trouve choyée! Choyée d’avoir trouvé l’âme-sœur, d’avoir découvert ce qui est pour moi le plus beau métier du monde, de voir naître des petites âmes ou d’accompagner leurs parents en prénatal, d’avoir un réseau toujours plus grand de couples, de familles, de collègues avec qui je tisse des liens authentiques et uniques, de voyager, et j’en passe! J’aurais beaucoup de raison d’envier et de couler, mais j’en ai tout autant d’éprouver de la gratitude et de m’élever! J’ai choisi la Vie, j’ai choisi d’utiliser cette épreuve douloureuse pour y faire germer un projet de vie authentique! Et si jamais la vie nous gratifie finalement de l’immense joie et privilège de devenir parent, alors je dirai haut et fort que tout ceci en aura valu la peine et que je suis fière d’être devenue la personne que ce combat m’aura permis de devenir, que cette nouvelle force me permettra de vivre une grossesse bien différemment et d’affronter le tumulte de la naissance d’un angle tout aussi différent!

Ce que j’aimerais dire à tous ceux qui ne connaîtront pas ce parcours…

  • De grâce, soyez indulgents envers les personnes qui vous disent trouver le temps long avant de parvenir à concevoir. Que cela fasse 2 mois ou 2 ans, c’est leur vécu à eux, c’est là où ils sont rendus, ici et maintenant, et leurs sentiments sont bien réels!
  • Si vous ne savez pas quoi leur dire ou craignez d’être maladroits, ne dîtes rien, soyez simplement présents! Prenez-les dans vos bras, dîtes-leur que vous êtes là!
  • Ne leur dîtes pas que vous comprenez ce qu’elles vivent, ne l’ayant pas vécu, mais dîtes-leur que vous imaginez combien cela doit être difficile.
  • Soyez délicats lorsque vous leur donnerez des conseils et rappelez-vous que, bien souvent, un conseil est apprécié lorsqu’il est demandé!
  • Laisser parler votre intuition!

Ce que j’aimerais dire à tous ceux qui ont vécu ou qui vivront ce parcours…

  • Le parcours est parfois aussi riche que la destination, même si celle-ci n’est pas forcément celle que l’on avait en tête, au départ.
  • Je pense qu’il est possible de vivre le parcours d’autant de manières qu’il peut y avoir d’individus, selon ces deux courants, que l’on peut qualifier d’ « extrêmes» : s’en remettre entièrement à la merci et au savoir des médecins spécialistes ou choisir de se prendre en main et de creuser le pourquoi de cette épreuve, d’un point de vue psychologique, émotionnel, physique, relationnel. Ou encore, en voyant tout en noir et en vivant des émotions négatives (peur, jalousie, envie, colère, tristesse) ou bien en cherchant un sens à l’épreuve (résilience, force, joie de vivre). Comme nous n’aurons jamais totalement le contrôle sur le miracle de la procréation, mais que nous pourrons toujours avoir le contrôle sur la façon dont nous choisissons d’orienter nos pensées face aux embûches, de quelle manière choisirez-vous d’orienter les vôtres?
  • À un certain moment, j’ai commencé à me trouver ridicule et méchante quant aux pensées qui me venaient lorsque je voyais une femme enceinte. Puis je me suis dit : est-ce que je serais plus enceinte si elle ne l’était pas? Est-ce que sa grossesse influence un tant soit peu le fait que je n’en vive pas une? Et qui suis-je pour juger la façon dont elles vivent leur maternité, l’éducation de leurs enfants, leurs choix? Mais vous savez, je pense que cela fait aussi parti des étapes du processus, et que s’en culpabiliser n’est pas mieux!
  • Laisser parler votre intuition!

Réflexions

Je songe à toutes les questions que j’ai pu me poser, à toutes celles soulevées par mes profs lors de formations liées à la périnatalité, par des spécialistes, par nos proches… et bien que je ne puisse y répondre clairement, il reste qu’une ligne de pensée commence à se profiler tranquillement, et j’aime à croire que tout mon parcours vécu ces sept dernières années était en fait un prélude à ce que je puisse vous partager ceci. Ensemble, nous pourrions entamer de nouvelles réflexions et, qui sait, certains trouveront peut-être mêmes des réponses, pour leur situation personnelle, comme ce fut mon cas!

  • Est-ce que la définition actuelle d’infertilité est juste? Qu’en est-il des mots privilège et droit à la parentalité?
  • Est-ce que l’on pourra longtemps encore contourner la source du problème, grâce à la PMA?
  • Si les difficultés à concevoir sont de plus en plus attribuées à notre mode de vie nord-américain et à la pollution, comment se fait-il que ce soit également de plus en plus répandu dans divers pays d’Afrique et du tiers-monde?
  • Où et quand s’arrêteront les avancées technologiques en matière de procréation In Vitro?
  • Qu’est-ce que les bébés conçus suite à la PMA auraient à nous dire, s’ils savaient parler – si nous les écoutions?
  • Qu’est-ce que la vie, la nature, l’univers cherche à nous faire comprendre, de manière collective, mais aussi individuellement, en plaçant sur notre parcours une telle épreuve?
  • Qu’est-ce que c’est, en 2015 et au Québec, d’être une femme sans enfants, par choix ou par circonstance de la vie[7]?
  • Pour certains couples, le malheur de ne pas réussir à concevoir va au-delà de l’immense vide et de la détresse ressentis : comment les femmes et les hommes de diverses cultures vivent-ils le fait de ne pas réussir à concevoir? Comment sont-ils traités par leur famille, leur entourage? À quoi ressemblent les conditions des femmes hypofertiles ou stériles, ailleurs dans le monde?
  • Est-ce que de traiter les difficultés à concevoir ne doit se résumer qu’à contourner des barrières physiques, qu’à traiter le corps?
  • Qu’est-ce qui arrive, lorsque quelqu’un veut un enfant à tout prix?
  • Au nom de quoi, fondamentalement, défend-t-on le projet de loi 26?
  • Quelles sont les alternatives ou les compléments à la PMA? Où pouvons-nous les trouver?
  • Quels sont les véritables enjeux et motivations des chercheurs, cliniciens, industries pharmaceutiques en matière de procréation assistée[8]?
  • Où et quand une femme (ou un homme) se donne-t-elle l’espace et le temps de préparer la conception d’un bébé, comme l’on parle de préparer sa naissance? Qui peut l’accompagner?

Penser individu ou penser communauté?

Et pour terminer, j’aimerais soulever une pensée qui me vient de plus en plus souvent. Ce genre de questionnements, rares sont les personnes étiquetées « infertiles » à les avoir : À l’heure où nous nous questionnons de plus en plus sur les risques des contraceptifs hormonaux, pour l’Humain, mais aussi pour toute vie, qu’en est-il de toutes les hormones prises par les femmes (et parfois les hommes) au cours d’un cycle de FIV ou d’une insémination artificielle stimulée?

Nous pouvons penser que la PMA est la clé pour accroître le taux de natalité au Québec, mais qu’en est-il de la croissance démographique mondiale, des orphelinats bondés, de la nourriture qui pourrait bien se faire de plus en plus rare à l’échelle planétaire? À quel moment le bien-être collectif – aussi déchirant ce choix puisse-t-il être lorsque l’on est ou connaît une personne vivant l’infertilité – prime-t-il, et ce, au détriment d’un souhait vibrant, mais individuel?

Je n’ai pas de réponses à ces questions, et le parcours décrit plus haut n’est que mon histoire, une parmi tant d’autres. Vous pourriez en lire des dizaines s’en rapprochant ou au contraire,  qui se contrediraient. J’espère néanmoins qu’elle apportera une vision nouvelle à toutes les personnes pour qui la cigogne n’est pas encore passée ou qui ne passera pas, ainsi qu’à toutes celles qui n’étaient pas familières avec cette situation. Ce que je souhaite, par-dessus tout, c’est que l’on en parle!

 

Par Katia Petitclerc, Fondatrice de Concevoir GNF

Accompagnante à la naissance et à la conception, éducatrice périnatale et…ancienne combattante!

Un petit mot de Kate : Riche d’un parcours de plus de sept ans dans les méandres de l’hypofertilité, j’ai choisi, en 2012, d’écouter une voix intérieure me ramenant à une passion trop longtemps laissée derrière : la périnatalité. Depuis ce temps, j’accompagne les couples et les familles… dès la préconception! Et parce que je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié, j’ai enrichi mon bagage d’accompagnante via des formations variées offertes par… des femmes passionnées! Yoga, outils Ballon Forme, rebozo, portage des enfants, deuil périnatal, fertilité, herboristerie, massage pour bébé, allaitement, photographie et j’en passe!

Je suis très heureuse de faire pouvoir faire découvrir aux couples que j’accompagne un univers encore trop peu mis en lumière : celui de la naissance respectée, de l’accompagnement, de l’instinct, du bien-être, du naturel et du vrai ! 

Je participe régulièrement à des colloques et autres événements touchant de près ou de loin à la périnatalité ou la petite enfance. J’aime m’impliquer dans ma communauté (représentante régionale du Groupe MAMAN, vice-présidente de l’ACIQ en 2013, coordonnatrice du FamiliFest Drummond 2015, conférencière lors du Colloque Approche naturelle de la fertilité, militante pour l’obtention d’un point de service sage-femme à Drummondville, etc…).

Au plaisir d’échanger avec vous et de faire progresser les réflexions sur tout ce qui touche à la périnatalité… de l’embryon au poupon! N’hésitez pas à rejoindre Kate sur sa page Facebook ou à visiter son site Web! Vous pouvez également la contacter par Courriel : kate_doula@outlook.com 


[1] Procréation Médicalement Assistée. On dit aussi AMP, Assistance Médicale à la Procréation, ou Techniques de Procréation Assistée.

[2] Toucher Vaginal

[3] Association des Couples Infertiles du Québec

[4] Association Canadienne de Sensibilisation à l’Infertilité

[5] Réf : Le Safari de la vie de John P Strelecky. Ma ma Gombé, l’un des personnes du livre, explique que les « Qui » sont des personnes qui passeront dans nos vie et dont le but est de nous aider à réaliser nos cinq grands rêves de vie. Parfois, elle nous font avancer à la dure, parfois, elles nous ouvrent littéralement des portes!

[6] Fécondation In Vitro

[7] Réf : Blogue de Catherine-Emmanuelle Delisle : Être femme sans enfant

[8] Lire à ce sujet :  La procréation assistée, comment y voir clair?


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Fertilité : préparer son corps à créer la vie – par Laurence Sala, Naturopathie

Fertilité : préparer son corps à créer la vie – par Laurence Sala, Naturopathie

Crédit photo à la une : ©Amalgame photographie

Donner la vie n’est pas vital. Il est important de rappeler que le corps recherche avant tout un équilibre pour fonctionner au quotidien. On a besoin d’avoir un cœur fonctionnel, des poumons en santé, une bonne digestion….avant d’être enceinte ! Voici comment préparer son corps à créer la vie.

La naturopathie peut aider à mettre toutes les chances de votre côté et avoir une bonne hygiène de vie. C’est d’autant plus important d’être en santé avant de concevoir… parce qu’une fois le bébé arrivé, la privation de sommeil, le stress et les microbes de la garderie vous demanderont de l’énergie et un système immunitaire optimal.

Voici donc quelques clés pour préparer son corps.

1) Nettoyer son corps

Le corps produit naturellement des toxines et des déchets métaboliques. En temps normal, le corps est capable de les gérer et de les éliminer. Le problème est qu’on accumule des toxines exogènes, c’est-à-dire des pesticides, des OGM, des métaux lourds, etc. Le travail devient alors plus difficile pour le corps.

Boire de l’eau, manger des petits fruits riches en antioxydants (comme les bleuets et les framboises), consommer de la chlorelle (une algue-verte que l’on retrouve sous forme de poudre ou comprimé), brosser la peau à sec avec une brosse en fibres naturelles (celle de la marque Bernard Jensen est la meilleure)… sont des outils qui peuvent vous aider.

Attention : nettoyer son corps demande de l’énergie, ainsi qu’un transit intestinal régulier et efficace. Pensez à consulter un professionnel de santé pour vous guider à votre rythme dans cette démarche et vous proposer une marche à suivre qui respecte votre individualité biochimique.

2) Nourrir son corps

On est ce que l’on mange, mais surtout on est ce qu’on assimile. Les bons gras, les protéines et les glucides sont importants, mais la micro-nutrition joue un rôle particulier dans la fertilité.

Par exemple, on retrouve le (fameux) acide folique dans la betterave, les pois chiches, les asperges et le brocoli… Mais sans vitamine C, l’acide folique n’est pas converti sous sa forme active. On complétera alors avec des aliments comme les baies de goji, les légumes verts feuillus et le camu-camu.

Messieurs, vous pouvez aussi soutenir vos spermatozoïdes en mangeant régulièrement des noix du Brésil pour leur richesse en sélénium et des graines de citrouille pour leur zinc.

3) Avoir un bon sommeil

Toutes nos cellules abritent une horloge interne ! Le système nerveux est l’horloge centrale, tandis que le pancréas, les poumons, le foie, le cœur, les reins sont des horloges périphériques. Le système reproducteur aurait sa propre horloge… régulée par le système nerveux, le système digestif et l’alimentation.

Durant la nuit, le corps produit naturellement une hormone qu’on appelle la mélatonine. Cette hormone joue un rôle dans la fertilité… puisqu’elle protège les ovules et qu’une carence implique une oxydation des gamètes. Les études montrent un lien direct entre un faible taux de mélatonine et fausse couche, prématurité, faible poids du bébé.

Mais si on allume la lumière de la salle de bain durant la nuit, on perturbe alors la production de la mélatonine ! C’est pourquoi éviter les écrans (tv, tablette, ordinateur, etc.) une heure avant de se coucher, mettre une veilleuse rouge dans la salle de bain, et éliminer toute pollution lumineuse dans la chambre sont quelques astuces parmi d’autres pour ne pas entraver la production de mélatonine.

Enfin, on peut aussi soutenir son corps et consommer des aliments riches en mélatonine : le brocoli, la cerise de Montmorency, olives, tomates, riz, noix, raisin… mais aussi la morue, les graines de courge et le pur cacao pour leur teneur en tryptophane (un acide aminé précurseur à la production de mélatonine).

Remarque : il est recommandé d’être suivi par un professionnel de santé avant de considérer une supplémentation de mélatonine. 

4) Faire du sport et gérer son stress

L’idée n’est pas d’être capable de faire un marathon, mais de choisir votre sport ! Que ce soit la natation, le ski de fond, le vélo, la course ou le yoga, peu importe. L’important est de trouver le sport qui vous correspond et qui vous donne envie de vous entraîner plusieurs fois par semaine. Parmi tous les bienfaits de l’activité physique, le sport permet entre autre d’activer le système lymphatique et d’aider à l’élimination des toxines.

De plus, le sport diminue le stress. On le rappelle : enfanter n’est pas vital. Pour répondre au stress, le corps se met « en mode survie » et n’est donc plus disposé à créer la vie. D’un point de vue biologique, le corps est capable de gérer des moments stressants ! Mais si ce stress est chronique, c’est-à-dire que l’on est tout le temps stressé, s’en suivent alors des cascades biochimiques… qui ont un impact sur la fertilité. C’est pourquoi des personnes anxieuses peuvent parfois rencontrer des troubles d’ovulation et des troubles hormonaux pour soutenir une grossesse.

5) Limiter les perturbateurs endocriniens

Ce sont des substances chimiques qui miment parfois les hormones… et donc débalancent le système endocrinien. On en retrouve dans les pesticides, les cosmétiques, le papier toilette, les produits ménagers, etc.

Alors la première chose à faire serait de bien aérer votre appartement (même en hiver !). On peut aussi penser à privilégier une literie en coton biologique, des cosmétiques certifiés biologiques, un diffuseur d’huiles essentielles pour remplacer les parfums d’intérieur, des protections lavables ou une coupe menstruelle en silicone au lieu des tampons.

Accueillir un enfant dans sa vie est tout un changement. S’y préparer est la première étape pour avoir un corps sain et pour faire grandir la vie en vous. Le chemin est parfois long et difficile, mais le jeu en vaut la chandelle !

Laurence SALA, Février 2016

Un petit mot de Laurence : Passionnée par la cuisine et l’alimentation saine, je me suis tournée vers la naturopathie après plusieurs fausses couches. La vie m’a obligée à aller plus loin, à découvrir le plein potentiel des aliments, à expérimenter des recettes délicieuses afin de retrouver une nouvelle vitalité. Je me suis alors plongée dans le monde de l’alimentation vivante… jusqu’à devenir professeur de cuisine chez Crudessence et professeur de nutrition à La Source en Soi.

Pour en savoir davantage sur les moyens de préparer votre corps à créer la vie, visitez le site web de Laurence Sala ou contactez-la via Facebook.  Laurence Sala donnera une formation complète sur le sujet le 9 Avril 2016, à La Source en Soi.


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