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Catégorie : Parentalité

10 commandements au futur père | Cocoon Bien Naître

10 commandements au futur père | Cocoon Bien Naître

C’est officiel vous serez bientôt un heureux papa ! Tout comme la future maman, j’imagine que vous avez 1001 questions sur ce qui s’en vient et que vous vous demandez comment gérer les angoisses de Mme. Tout le monde sait bien qu’une femme enceinte, avec ses hormones en ébullition, peut être un tantinet exigeante. Et bien rassurez-vous, lorsque bébé sera là, se sera pire.

Pour vous aider à passer le cap de la première année voici, non sans une touche d’humour, les 10 commandements que vous devriez appliquer.

1- Ton budget tu établiras

Si un enfant ça n’a pas de prix, les meubles, les jouets, les vêtements et les accessoires en ont un ! Sans compter que votre revenu sera considérablement réduit pendant les congés parentaux. Mieux vaut prévoir un petit coussin financier. Avoir un bébé, c’est déjà très exigeant pour un couple alors inutile d’ajouter des tensions budgétaires en plus! Nathalie du Blogue Economies et cie vous donne plein d’astuces pour faire votre budget (sans trop souffrir) et avoir un bon suivi de vos dépenses.

2- Aux cours prénataux tu assisteras

La grossesse et l’accouchement ne sont pas des activités réservées à votre conjointe. Le papa moderne que vous êtes aura à s’impliquer dans les choix qui entourent la naissance de l’enfant. Lors de la première rencontre prénatale, la plupart des pères me disent « c’est elle qui sait, c’est elle qui décide ». Je les sens sur la défensive, anxieux face à ce qui les attend. Peu à peu, par le biais du plan de naissance, j’invite le couple à engager le dialogue sur le choix du lieu d’accouchement, les méthodes pour aider au soulagement des contractions, les interventions médicales de routines, etc. je me rends compte que l’attitude du père change et qu’il réalise à quel point sa place est importante et comment il peut être impliqué auprès de son enfant avant même sa venue au monde. N’hésitez pas à aider votre conjointe pour trouver des cours prénataux qui vous ressemblent.

Trouver des cours prénataux qui nous ressemblent!

3- A l’accouchement tu PARTICIPERAS !

Vous êtes LA personne en qui maman a le plus confiance ! Votre présence à ses côtés pendant la l’accouchement aidera à cimenter votre couple et à renforcer les liens qui vous unis. Néanmoins, si vous passez votre temps sur votre cellulaire à jouer à votre jeux vidéo pendant que maman est prise avec les contractions, y se pourrait bien que vous perdiez des points pis qu’elle vienne vous le remettre sous le nez à un moment donné. Alors un conseil, surfez sur la vague des contractions avec elle plutôt que de l’attendre sagement sur la berge. Si vous avez suivi le 2ème  commandement vous savez pratiquer des massages relaxants, l’aider à relâcher en se concentrant sur sa respiration,  faire des points pressions, appliquer les principes de la préparation affective à la naissance. Sinon bonne chance parce que vous êtes dans la M… !

4- Après la naissance, la visite tu filtreras

Vous avez un bébé tout beau – tout neuf et évidemment la famille et les amis veulent tous voir votre petite merveille. Mais voilà, maman est épuisée d’avoir poussé pendant des heures pour le mettre au monde et vous n’avez pas beaucoup dormi parce que bébé fait la java la nuit. Prenez 1-2 semaines relax pour vous adapter à votre nouveau rôle. Faites savoir à la visite qu’elle sera la bienvenue mais avec parcimonie et en s’annonçant à l’avance. Ici, vous trouvez d’autres conseils sur comment survivre à la naissance de bébé.

10 conseils pour survivre à la naissance de bébé | Cocoon Bien Naître

5- Ta conjointe tu épauleras

Pendant les premiers mois de sa vie, votre enfant va être pluggé à maman 24/7. Cela ne veut pas dire que vous  ne pouvez pas vous impliquer. Tout comme elle, vous êtes capable de changer une couche, de donner un bain, de câliner, de bercer, etc. Pour former une équipe gagnante chacun doit s’investir à 100% dans la relation avec le bébé car vous êtes chacun parent à temps plein, même la nuit 😉 Profitez donc de votre congé de paternité pour créer un lien significatif avec votre bébé.

Quand vous aurez repris le travail et même si vous arrivez fatigué, évitez de dire à votre conjointe « t’as pas fait la vaisselle ? » ou encore « Qu’est-ce qu’on mange à soir ? ». Parce qu’y se pourrait bien que la seule chose dont elle rêve soit de pouvoir prendre une douche pis qu’elle n’est pas encore pris un vrai repas de la journée. Alors pitié, mettez la main à la pâte, offrez-lui de vous occuper de bébé le temps qu’elle relaxe un.

6- Ton jeu vidéo tu lâcheras

Vous êtes un hardcore gamer ? Si jusque-là votre blonde trouvait ça ben drôle de vous voir affalé sur le sofa ou supportait vos interminables monologues sur Assassin’s Creed, ça risque de se corser avec l’arrivée d’un bébé. On ne se cachera pas qu’un bébé c’est de la job ! Les premières semaines votre tout petit passera son temps à dormir et à manger, c’est vrai. Si vous pensez vous en sortir parce que maman allaite vous avez tout faux. Même si vous n’avez pas vraiment ce qu’il faut pour lui donner du lait maternel, votre blonde appréciera FORTEMENT que vous soyez proactif et que vous l’aidiez (LA NUIT AUSSI).

Comment ? Pour commencer sortez-vous du canapé ou de votre lit pour aller chercher le bébé. Vous pouvez le changer avant ou après le boire, lui faire faire son rot, le bercer, donner le bain et etc. Quand bébé pleure, il serait étonnant que le simple fait de brasser son transat du bout du pied tout en jouant sur clash of clan suffise à le calmer.

Un conseil lâchez donc votre manette, votre tablette, votre PC ou tout autre chose contenant un jeu vidéo et intéressez-vous davantage à votre petite famille avant qu’elle vous file entre les doigts !

10 commandements au futur père | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Pixabay

7- Ta patience tu développeras

La patience avec un nouveau bébé est primordiale, vous devrez vous adapter à son rythme et y aller un jour à la fois. Avoir un nouveau bébé est assez éprouvant, surtout dans les premières semaines de vie. Il y a les nuits sans sommeil, les pleurs incessants, les petits bobos et les grands questionnements. Comme votre conjointe vous vous demanderez surement si « vous êtes un bon père », si « vous vous y prenez bien », si « vous auriez pu faire mieux ». Avec le temps vous apprendrez à développer votre instinct et votre confiance et vous vous rendrez compte que vous faites surtout du mieux que vous pouvez !

8- Face à ta propre mère, ta conjointe tu défendras

A voir le nombre de post qui passent chaque jour sur les réseaux sociaux, le MYTHE de la belle-mère ne semble pas en être un ! Comme toutes les mères qui se respectent, la votre voudra probablement donner son point de vue sur la façon dont vous choisissez d’élever VOTRE enfant. Mais y se pourrait bien que ça vienne heurter la sensibilité de votre conjointe de se faire dire « Yé sauvage parce que tu l’allaites » ; « si tu l’avais pas toujours sur toi, je pourrais m’en occuper un peu » ; «Est-ce que tu le nourris? » (Heu ! non, on le nourrit uniquement lorsque tu nous visite pour bien paraître…) ; ou encore d’entendre «je t’aurai bien donné des chips mais ta maman veut pas … » (culpabilisant hein ?) et j’en passe des vraiment affreuses!

Alors Mon Cher, il va falloir mettre vos culottes et dire à votre maman chérie qu’elle y va un peu fort et que pour éviter les chicanes de couple et les tensions dans la famille, elle doit savoir rester à SA place et respecter VOS façons de faire.

9- La dépression post-partum et le baby-blues tu surveilleras

Dépression post-partum et baby-blues… Moi, le papa? Eh oui! Toi homme virile, le gars qui a de la barbe, qui est fort et qui est le pilier de la famille, tu n’es pas à l’abri des impacts possibles sur ta santé mentale à l’arrivée d’un nouveau bébé. 4 % des pères présentaient des symptômes de dépression dans les 2 premiers mois suivant la naissance du bébé. (réf: Naître et grandir)

Ta famille a besoin d’un homme en santé « faque  attaches ta tuque avec d’la broche ». Émélie du blogue Visages de la santé mentale te donne ses quelques conseils :

Truc #1 : Relax le père!

Aller prendre une bière avec tes chums de gars, manger des ribs avec tes mains en écoutant le hockey est pour toi synonyme de décrochage? Tu aimes prendre un bain avec le bubble bath à ta femme en cachette parce que c’est relaxant en bibitte mais t’oses pas le faire trop souvent par peur de passer pour un quétaine? Ben là là, c’est le temps parfait pour mettre de côté tous les préjugés. L’important c’est de laisser le même temps de relaxation à ta femme. Une fois par semaine prends 1 heure juste pour toi et 1 fois aux deux semaines, sors de la maison avec tes amis.

Truc #2 : Dors!

Je sais, facile à dire mais pas à faire quand t’as un bébé naissant mais c’est loin d’être impossible. Premièrement, si t’as un emploi qui te le permet, ton congé de paternité prend le. C’est pas mal plus facile de se reposer si tu n’as pas besoin d’aller travailler. Deuxièmement, priorises les relais. Quand maman dors papa prend la relève et quand maman est debout, papa dors. Et finalement, quand bébé dors, même le jour, profites en pour faire une sieste à deux.

On a remarqué que les taux de testostérone des futurs pères diminuent durant la grossesse. Or, on sait déjà qu’il existe un lien entre la dépression chez les hommes d’âge moyen et un taux de testostérone bas. (réf: Naître et grandir)

10 commandements au futur père | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Pixabay

Truc #3 : Fais l’amour, pas la guerre!

Le sexe, l’intimité et le plaisir en amoureux sont tellement puissants comme antidépresseurs. En plus, les grands-parents et les « matantes » vont se faire un PLAISIR à garder bébé quelques heures. Paroles de « matante », juré, craché!

Il n’est jamais trop tard pour prendre soin de sa santé mentale. Sois à l’écoute de tes besoins et dresse-toi une petite liste de choses qui te font du bien. Discutes-en avec ta conjointe et invite-la à faire de même.

Surtout portes attention aux signes et symptômes de la dépression post-partum et au baby-blues du père. N’hésite surtout à demander de l’aide si tu sens que tu en souffres.

10- Les conseils de tous tu moduleras

Que vous ayez décidé d’utiliser les couches lavables (ou pas), que votre conjointe désire allaiter (ou pas), que vous votre éducation soit souple (ou pas), que vous prévoyez faire la DME ou les purées, etc. vous recevrez quoi qu’il arrive des tas de conseils et commentaires de la part de votre entourage. Rassurez-vous, même si vous ne demandez pas à en avoir, vous en aurez !

Alors un dernier conseil 😉 prenez ceux qui vous intéressent et laissez faire les autres. La meilleure façon de faire des choix éclairés, c’est de se documenter sur tout pis de suivre son instinct et d’écouter son cœur.

 

Maman Rebelle


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14 mois d'allaitement, je n'aurais jamais pensé me rendre aussi loin | Accompagnante | Cours prénataux

Parentalité – Quelle est la place du père ?

Parentalité – Quelle est la place du père ?

Le père, cet être qui doit redéfinir sa place au sein d’une famille en pleine évolution. Au 21ème siècle le père est partout : cours prénataux, salle d’accouchement, halte allaitement, activités parent/bébé, rencontre parents/prof, etc.

Je pensais être capable de définir la place du père en un seul texte mais j’ai bien l’impression que la tâche est plus complexe qu’il n’y parait. Ainsi, y se peut bin qu’elle se décompose au grès de plusieurs articles.

Issue d’une famille recomposée avec des frères et sœurs de part et d’autre, j’ai vécu la réalité des conflits de couple, de la répartition des rôles et de la garde partagée. Je sais comme vous que le modèle familial n’a plus rien à voir avec ce qu’il a pu être dans le passé. Aujourd’hui, maman de 2 garçons, en couple depuis bientôt 20 ans (outch ça me rajeunie pas tout ça !), j’avoue qu’on tangue à droite à gauche pour maintenir le cap et rester une famille fonctionnelle. Pris entre les désirs et la réalité de chacun, entre les enjeux de l’éducation qu’on a reçu et celle qu’on voudrait offrir à nos enfants, y a de quoi faire tourner un hamster pendant des heures.

Pour commencer, j’ai voulu retracer un peu l’histoire du père, cet homme si important dans votre vie et dans celle de votre famille, qui porte des années d’histoires sur les épaules.

Il était une fois le père

C’est plate mais ça prend de comprendre les tenants et les aboutissants pour savoir où on en est aujourd’hui. L’histoire nous démontre que le rôle des pères s’est transformé radicalement au fil des siècles.

Dans l’antiquité

Sous l’Empire Romain, le « pater familias » avait tous les droits sur son enfant. Il pouvait le déshériter, l’obliger à se marier et avait même pouvoir de vie ou de mort sur sa progéniture. En cas de divorces (qui étaient nombreux à cette époque) ou de naissance hors mariage, le père restait responsable de nourrir l’enfant mais gardait aussi tous les droits sur lui.

Au moyen âge

Au 13ème  siècle, l’église impose ses principes en termes de mariage et donne une nouvelle image de la famille. A cette époque, l’homme ne peut accéder au titre de père qu’en étant marié devant l’église.

Vers la fin du 14ème  siècle, le père, tout en maintenant l’ordre et la morale, devait également servir de guide. En plus de nourrir ses enfants, il doit aussi les éduquer. A cette époque, dans plusieurs pays comme l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie et la France, l’image du père s’attendrit.

Parentalité - Quelle est la place du père ? | Cocoon Bien Naître | Accompagnante
Crédit photo : Katia Péchard Photographe

Au Québec, un virage important s’opère de 1664 à 1866. L’homme ET la femme sont désormais responsables de l’enfant à part égale. Les 2 parents ont une responsabilité partagée sur le plan de l’éducation, des soins et de la garde.

Epoque contemporaine

Entre les deux guerres mondiales, les hommes d’État et les représentants de l’Église insistent sur le fait que le père doit être un bon travaillant et l’épouse une bonne ménagère.

Pendant la deuxième guerre mondiale, les pères apparaissent néanmoins comme absents, silencieux, déchus, voir dominés par leurs femmes et par leurs patrons. Les hommes rigides et distants sont plus souvent au travail qu’à la maison.

Au cours de la révolution tranquille, l’image du père évolue encore. Avec la montée du féminisme, l’autorité paternelle devient autorité parentale. La famille se réorganise, les responsabilités changent, les rôles s’harmonisent et se partagent.

Au 21ème  siècle

De nos jours, la famille se conjugue à l’infini : famille nucléaire, famille monoparentale, famille reconstituée, famille en garde partagée, famille homoparentale, etc. Les rôles de chaque parent sont complexes et les liens parents/enfants sont à redéfinir.

Les mères comme les pères doivent travailler fort pour subvenir aux besoins de la famille. Les pères doivent également investir l’idée de partager les tâches ménagères et l’éducation des enfants.

Le père est une mère comme les autres ? ou l’avantage des rôles partagés

Dans les familles modernes, l’idée que l’homme et la femme sont égaux s’est fait une place de choix. Bon nombre de couples s’encouragent dans l’idée de former une équipe. Le partage des tâches se discutent plus librement qu’avant. Ménage, lavage, épicerie, soins aux enfants ne sont plus seulement la panacée de la mère.

« Mon conjoint, c’est mon alter-ego, il a autant d’importance dans la famille que j’en ai. On partage les tâches domestiques pour moitié, on prend nos décisions ensemble. On s’occupe de notre fille ensemble ou à tour de rôle. J’essaie de ne pas en faire plus car je veux lui laisser sa place. Pour moi, c’est important qu’il tisse sa propre relation avec notre fille, sans passer par moi. C’est mon partenaire, mon ami et ensemble on forme la « spéciale Team avec chacun nos forces et nos faiblesses »

Mathéa

Père et mère n’ont pas la même fonction

Lorsque j’observe les parents ou que je lis les post sur les Réseaux Sociaux, je me rends compte à quel point le père et la mère exercent des fonctions différentes auprès de l’enfant.

La mère a avant tout une fonction de protection

Elle forme comme une enveloppe protectrice à l’intérieur de laquelle le jeune enfant se sent en sécurité. L’image qui me vient en tête serait celle du placenta qui se prolonge dans le monde aérien pour continuer à prendre soins de l’enfant. Dans le creux de ses bras, le bébé  trouve l’affection, l’amour et la chaleur pour répondre à ses besoins  physique et psychologique de base. De la naissance et jusqu’à la petite enfance, la mère et l’enfant forme un duo fusionnel, qui les nourrie l’un comme l’autre.

Parentalité - Quelle est la place du père ? | Cocoon Bien Naître | Accompagnante
Crédit photo : Katia Péchard Photographe

Le père a une fonction d’ouverture vers le monde

De son côté, le père a pour fonction de détacher progressivement l’enfant de sa mère afin qu’il puisse se créer une identité bien à lui. Souvent, mon conjoint me rappelle qu’en dehors de mon rôle de mère, je reste une femme avec des ambitions professionnelles et des projets personnels  ainsi qu’une amoureuse. Le père encourage le détachement  au sein de la symbiose Mère/enfant. Cela se fait de manière subtile par des petites phrases, des encouragements.

Mon chum propose souvent de laisser les enfants à la gardienne le temps d’une soirée pour passer du temps à 2. Il se propose parfois de les garder lui-même pour que Mme fasse une soirée de filles ou un massage au SPA.  Jusqu’à ce que mes enfants aient 2 ans, je trouvais ça bin difficile de me détacher d’eux et je prenais assez mal ces petites intrusions dans notre bulle. Avec le recul, je vois bien que la bulle avait tout simplement besoin de s’agrandir pour faire une place à papa, aux mamies, aux amis, etc. Le père permet à l’enfant de s’ouvrir aux autres, de découvrir ses limites et d’aller plus loin.

Quand j’ai peur qu’elle tombe, qu’elle se blesse, etc. mon chum me dit toujours laisse la faire. Et il a raison, elle se débrouille toujours. » – Mylène

Le père, ce Super Héros au service du duo mère/enfant

Le père a de toute évidence un rôle protecteur plus large. Déjà à l’époque des hommes des cavernes il défendait sa famille contre les attaques des prédateurs de toutes sortes. On demande aujourd’hui à l’homme moderne de soutenir sa famille en assurant sa sécurité matérielle mais aussi émotive.

Dans les premières semaines de vie de bébé, on attend de lui qu’il soutienne sa conjointe dans les moments difficiles de jour comme de nuit, qu’il l’encourage dans son allaitement, qu’il prenne part aux soins du bébé, qu’il réponde aux critiques subtilement (ou pas) lancées par sa propre mère sur les capacités de sa conjointe … BREF qu’il s’implique dans chaque étape de l’adaptation de sa famille.

De nos jours, le père doit donc pouvoir gagner suffisamment sa vie tout en étant présent auprès des siens. La tâche devient complexe, n’est pas ?

 L’enfant a besoin de rePEREs

Je ne sais pas chez vous, mais ici c’est souvent papa qui doit imposer des limites claires aux enfants. Avec maman, on fait la sourde oreille, on s’essaie, on s’astine, on fait les yeux doux … pis si elle ne craque pas alors là c’est au choix pleurs de lamentations ou crise de bacon !! Yeah c’est don bin l’fun faire une crise de bacon dans le magasin pour avoir un suçon !

Avec papa, ça file droit, ça obéit presque du premier coup et quand on s’essaie … bin ça fonctionne pas pantoute !!

Vous l’aurez compris, le père est là pour donner des limites à l’enfant, poser un cadre, apprendre la patience, la politesse et à canaliser les émotions négatives. Pis faut pas se cacher que pour vivre en société on doit en arriver à tout ça.

Le père moderne et la pression sociale

Le père des temps nouveaux, en pleine transformation, a les épaules lourdes. Il traîne derrière lui une éducation où l’absence de son propre père, plus souvent au travail qu’à la maison, a laissé des séquelles. Interrogez vos chums pour savoir quel souvenir il garde de leur enfance !?

De nos jours, on demande au père de faire sa part des taches, de subvenir aux besoins matériels de la famille, de soutenir sa femme pendant la grossesse, d’être présent à l’accouchement, de changer les couches, d’être présent pour s’occuper de l’éducation des enfants, d’être un modèle à suivre alors que lui n’en pas eu, etc.

Bin moi je fais tout ça aussi me direz-vous !? Et vous avez raison, néanmoins avouons que sans lui c’est bin plus rushant !

Parentalité - Quelle est la place du père ? | Cocoon Bien Naître | Accompagnante
Crédit photo : Pixabay

L’absence du père et ses conséquences

Les familles monoparentales sont nombreuses, néanmoins les pères assument généralement bien leurs responsabilités et continuent de s’occuper de leurs enfants même à temps partagé.

Les nombreux questionnements qui peuvent envahir le père sur son rôle, sa véritable place, la légitimité de ses actes peuvent l’amener à démissionner de sa fonction. Une étude réalisée en 1998, révèle que l’absence d’une figure paternelle au sein de la famille pour des raisons professionnelles ou de couple entraîne des conséquences non négligeables pour l’enfant, notamment des problèmes:

  • identitaires : l’enfant pourra présenter un manque de confiance en soi, des difficultés à surmonter les obstacles, des difficultés à prendre sa place, un manque d’initiative et d’autonomie (1) ;
  • affectifs : des problèmes psychologiques pourraient survenir avec une faible estime de soi, des symptômes dépressifs et des difficultés à exprimer ses émotions (2) ;
  • d’adaptation : l’enfant pourrait se retrouver en échec scolaire, présentait des problèmes relationnels voir même des problèmes de comportement (violence, délinquance, consommation, gestion de la colère) (3).

 

Voilà qui donne une petite idée du travail qui vous attend Messieurs …

Vous trouvez ça difficile? vous avez de la difficulté à trouver votre place, à trouver du temps pour vous investir davantage auprès de votre famille ou vous êtes tout simplement dépassés par la tâche ?

Renseignez-vous auprès des organismes communautaires de votre région. Plusieurs sites sont une mine de ressources intéressantes  pour les pères du Québec : CoopèrePères-séparésEtre papaRegroupement pour la valorisation de la paternité.

Jocelyne Gaudy, Infirmière et Accompagnante à la naissance

Jocelyne Gaudy, accompagnante à la naissance | Cocoon Bien NaîtreMaman de 2 garçons nés en 2003 et 2011, ma vision de la naissance et de la grossesse a été complètement chamboulée par ma formation d’accompagnante à la naissance et les formations suivies par la suite.

Au quotidien j’occupe le métier d’infirmière, un travail qui me passionne et qui se conjugue très bien avec celui d’accompagnante. J’ai travaillé durant plus de 10 ans avec des bébés prématurés ; un domaine à la fois difficile et plein d’espoir, où la vie est si précieuse qu’on la maintient par des tas de fils!

En tant qu’accompagnante à la naissance, je vous aide à mieux vivre votre grossesse, votre accouchement et l’accueil de votre nouvel enfant. Je vous encourage à prendre soin de lui en vous enseignant l’art du massage pour bébé et du bain relaxant, véritable moment de détente après la naissance ou durant la période des coliques.


Référence :

  • (1) Lanoue et Cloutier, 1996, dans Allard, et collab, 2005); Dumont et Paquette, 2008.
  • (2) Dulac, 2005; Devault et Gaudet, 2003.
  • (3) Dulac, 1992; Dulac, 2005; Devault et Gaudet, 2003; Lelièvre, 1998; Deslauriers, 2002b; Bolté, et collab., 2001.

Les pères dans l’histoire : un rôle en évolution, Thèse en travail social

La réelle fonction des pères, Yvon Dallaire, Psychologue, Québec


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Accompagnante à la naissance | Cocoon Bien Naître

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Moments de maman, d’Anne-Marie Dupras + CONCOURS

Moments de maman, d’Anne-Marie Dupras + CONCOURS

Cette fin de semaine, j’ai été au lancement de « Moments de maman » le nouveau livre d’Anne-Marie Dupras, illustré par Estelle Bachelard (Bach).

« Moments de maman », le concept

Sous forme de Bande-dessinée, l’ouvrage illustre à merveille la vie bien remplie d’Anne-Marie, mère monoparentale de 2 enfants. Alicia et Robin, ses 2 charmants bambins qui n’ont pas le même papa, vous rappelleront surement les vôtres avec leur « pourquoi, pourquoiiii, POURQUOI ??!! ».

Anne-Marie Dupras, l’Auteure

"Moments de maman" d'Anne-Marie Dupras | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Catherine Giroux

En dehors de sa job de maman, Anne-Marie Dupras est humoriste, blogueuse et auteure. On peut dire qu’elle a une vie assez bien remplie !

En effet, dès octobre Anne-Marie se produira avec Les femmelettes.  Ce collectif rassemblant une belle gang de femmes passionnées, propose chaque mois un nouveau spectacle d’humour. Retrouvez-les à l’Espace La Risée situé au cœur de Rosemont-La Petite-Patrie.

Elle est également Blogueuse sur Ma vie amoureuse de marde, une page qui compte presque 23 000 abonnés, où elle nous parle avec tellement d’humour de la vie de célibataire que ça donnerai presque le goût de se lancer dedans. Le livre du même nom (Éditions de l’Homme, 2014), est un cadeau idéal pour les célibataires endurcis, les «en couple mais c’est compliqué » ou encore  les «  j’veux pas finir tout(e) seul(e) donc je fais avec ».

Anne-Marie est également collaboratrice pour le Huffington Post où elle blogue avec humour sur l’actualité et la vie amoureuse.

A l’émission Salut Bonjour du 24 septembre sur TVA, Anne-Marie Dupras confiait à l’animatrice Marie-Ève Lortie « l’humour m’a sauvé la vie », elle mentionnait également que « 90 % des situations illustrées dans la bd sont arrivées dans la vraie vie ».

Bach, l’Illustratrice

"Moments de maman" d'Anne-Marie Dupras | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Caroline-Poulin-Photographe

« Moments de maman » est illustrée par Bach (de son vrai nom Estelle Bachelard). Auteur de bande dessinée originaire de Québec, Bach est bien connue des réseaux sociaux pour ses illustrations à tendance féministe issues de son quotidien. Elle a de nombreux projets à son actif notamment des Pico Tatouages, des illustrations dans la Gazette des femmes, la Presse + ou encore la couverture de Voir Québec en 2013.

Son premier album, « C’est pas facile d’être une fille », a remporté un succès instantané. La bd illustre la vie d’Estelle : une accroc de la mode, du magasinage et particulièrement des chaussures. Estelle partage sa vie avec Charles qui travaille avec elle dans le domaine des jeux vidéo. Malgré cet intérêt commun, Charles a souvent de la difficulté à suivre Estelle dans ses différentes mésaventures. C’est que son goût pour la coquetterie la mène parfois à agir de manière disons… particulière.

Pour voir ses publications, n’hésitez pas à la retrouver sur la page Facebook de Bach illustrations.

Un petit concours ?!

Aujourd’hui lors du lancement, j’ai acheté 2 ouvrages « Moments de maman ». L’un d’eux prendra l’avion et atterrira dans la malle de ma petite sœur, ce qui la fera patienter jusqu’à la naissance de son deuxième.

L’autre est bien j’avais envie de l’offrir à une des mamans qui visite régulièrement ma page Facebook.

Comment Participer?!

Pour tenter de gagner un exemplaire de « Moments de maman, dédicacé par Anne-Marie Dupras » :

1- Rendez-vous sur ma page Facebook,

2-Aimez la publication du concours,

3- Racontez votre moment le plus hot depuis que vous êtes Maman, en commentaire,

Tirage le 3 octobre 2016 à 21h00 par Random.org

Bonne chance à toutes et tous 🙂

Pour voir de quoi à l’air le livre c’est par ici que ça se passe!

"Moments de maman" d'Anne-Marie Dupras | Cocoon Bien Naître
Moments de maman, aux Éditions de l’Homme.

En librairie dès le 21 septembre 2016.


NB: A noter, qu’aucune rémunération financière ou autre compensation n’ont motivé mes choix de vous parler de cet ouvrage. Le livre offert pour le concours est un cadeau de moi à vous 😉 

signature MamanRebelle

Découvrez le Bain Bien-Naître®, un soin détente pour votre nouveau-né

Découvrez le Bain Bien-Naître®, un soin détente pour votre nouveau-né

Le Bain Bien-Naître®

Le Bain Bien-Naître® donné dans une eau à 37°C  permet une détente totale du bébé. Il permet d’apaiser les tensions engendrées par la naissance. La chaleur augmentant le flux sanguin, les articulations et les muscles s’en trouvent soulagés. Le massage léger donné par les mains du parent ou du thérapeute ainsi que les stimulations produites par les mouvements de l’eau autour du bébé vont favoriser la production d’endorphines (analgésiques naturels du corps).

Bain Bien-Naître®, soin détente pour nouveau-né | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Photographie Julie St Georges

Le sentiment d’apesanteur apporté par ce bain relaxant permet au bébé de retrouver les sensations ressenties  in-utéro. Le Bain Bien-Naître® sera donné idéalement avant la 6ème semaine* de vie du bébé, pendant que les réflexes archaïques sont encore marqués. *Pour un soin associé à un forfait photo, l’idéal sera alors de ne pas dépasser 4 semaines de vie. 

Les bienfaits du Bain Bien-Naître® pour Bébé

In-utéro, le fœtus qui baigne dans son liquide amniotique a des sensations tactiles atténuées provenant du monde extérieur. Lors de sa naissance, il doit rapidement s’adapter à un environnement aérien ce qui demande des modifications physiologiques au niveau des systèmes cœur-poumons. De plus, le bébé fait face à un univers rempli de stimulations (contact, bruit, odeur, lumière, etc.).

Bain Bien-Naître®, soin détente pour nouveau-né | Cocoon Bien Naître
Crédit photo : Photographie Julie St Georges

In-utéro, le fœtus positionne ses bras et ses jambes au plus près de son tronc. Lors d’un Bain Bien-Naître®, on favorisera le retour à cette position fœtale afin de recréer des sensations corporelles connues et rassurantes pour le bébé. Généralement en débutant le bain, le nouveau-né sera légèrement emmailloté pour lui éviter toute désorganisation (pleurs, grands mouvements des bras et des jambes). Le bébé se sentira rassuré et contenu comme lorsqu’il était dans l’utérus de sa mère.

Progressivement et à son rythme, l’enfant va être capable de sortir de l’emmaillotement, recréant de manière symbolique sa venue au monde.  

Lors d’un Bain Bien-Naître®, on fera en sorte de tamiser légèrement la lumière pour limiter les stimuli visuels, on passera une musique douce pour favoriser la détente. Tout en assurant sa sécurité par un bon maintien, on laissera le bébé libre de ses mouvements dans l’eau pour favoriser la sensation d’apesanteur et les vibrations de l’eau sur la peau.

Lorsque le parent le désire il est invité à participer pour offrir le bain à son bébé. Comme je le dit à chaque parent :

« Vos mains sont les plus douces pour donner les soins à votre bébé. »

 

Bain Bien-Naître®, soin détente pour nouveau-né | Cocoon Bien Naître

 

L’importance du toucher chez le bébé

Si le bébé y est disposé, on terminera le soin par des mouvements de massage légers sur l’ensemble du corps. J’utilise le Liniment Les produits de Maya pour pratiquer le massage après un Bain Bien-Naître®. Aucun savon ne sera utilisé au cours du Bain, le but premier n’étant pas de laver le bébé mais vraiment de lui offrir un temps de relaxation et de bien-être. Néanmoins le liniment, préparé à base d’eau de chaux, a des propriétés nettoyantes. Il ne nécessite pas de rinçage et laisse une fine couche protectrice sur la peau. La consistance semi-crémeuse du Liniment Les produits de Maya est idéale lors d’un massage de ce type. Une bouteille de Liniment 60 ml est comprise dans votre soin afin de vous permettre de renouveler les massages pour votre bébé.

Être touché, massé et caressé est une nourriture pour le nouveau-né; une nourriture aussi nécessaire que les vitamines, les protéines et les oligo-éléments.

Dr Frédérick Leboyer

La sensibilité  de la peau se développe très tôt chez le fœtus (vers la 12ème semaine). Les sensations ressenties à travers la peau lui permettent de se développer sur le plan physiologique et psychologique. Le sens du toucher lui permet d’entrer en relation avec le monde extérieur. A travers le liquide amniotique, il ressent les mouvements de sa mère, les vibrations du son de sa voix, les caresses de son père sur le ventre. Le sens du toucher permet au bébé d’entrer en relation avec le parent.

Après la naissance, il est important  de masser régulièrement le bébé. Ces  stimulations sensorielles favorisent le développement du système nerveux ainsi que la communication cerveau-corps. Les massages diminuent le taux d’hormones de stress et favorise la détente de bébé.

Toute stimulation atteignant la peau est rapidement transmise au cerveau, qui à son tour régule l’ensemble de notre corps. Selon le type de toucher qui est reçu, le bébé sera soit plus calme, soit plus éveillé.

Le massage offert de façon hebdomadaire voire journalière permet au parent d’entrer en relation avec son enfant. La communication parent-enfant s’établie par le regard, par la parole, en chantant une comptine, en jouant avec lui. Le massage est  une expérience agréable et relaxante qui favorise le lien d’attachement. L’Association Internationale en Massage pour Bébé a développé un programme permettant d’apprendre à masser progressivement l’ensemble du corps de bébé. Les mouvements sont appris graduellement et respectent le rythme du bébé. Des ateliers de massage pour bébé, donnés par des instructrices certifiées, se donnent un peu partout au Québec.

Chez les enfants prématurés ou les enfants ayant passé du temps à l’hôpital, le massage quotidien offre des bienfaits considérables. Souvent le toucher est associé à des actes médicaux qui procurent des sensations désagréables et qui peuvent être source de stress. Le massage permet de détendre et d’offrir du bien-être, permettant de redéfinir le sens toucher comme une sensation agréable et bienveillante.

Voir cet article sur l’importance du toucher écrit par Vimala McClure, Fondatrice de l’Association Internationale en Massage pour Bébé.

Au-delà du Bain

Ce bain relaxant, accompagné d’une musique douce, favorisera le sommeil de votre bébé et son bien-être. Le temps s’arrête lorsque qu’on donne un bain Bien-Naître®, même les parents en retirent des bienfaits. Ils se sentent souvent rassurés de voir leur bébé dans un tel état de relaxation.

Lucas a été calme toute la soirée et ne s’est même pas réveillé cette nuit!! Il s’est levé a 7:30 pour boire et dort encore à 9h30! Je crois que ça lui a fait du bien!!! 😊 De le voir flotter dans l’eau et être paisible c’était vraiment beau a voir. Les jours suivants il était très paisible. On a même remarquer que depuis son bain avec toi quand on lui donne le soir il pleure moins! On dirait qu’il apprécie plus! ☺️

Vanessa, Maman de Lucas

Dans le bain, le bébé transmet de nombreux signaux non-verbaux sur son état de confort ou d’insécurité. Pour les parents c’est l’occasion de découvrir le langage de leur bébé. Les bases du lien d’attachement s’établissent entre les parents et leur bébé.

Le fait d’aller au rythme du bébé permet aux parents d’intégrer certaines adaptations qu’ils vont être amenés à faire avec un nouveau-bébé (éviter le trop plein d’activités, prendre des temps de pause dans la journée, répondre aux besoins du bébé, apporter du réconfort, être à l’écoute, pratiquer des massages nourrissants).

La présence d’un tiers permet de faire une coupure dans la journée. Avant le bain, on prend le temps de faire connaissance, d’échanger sur la grossesse, l’accouchement et les premiers jours avec bébé. Parfois lorsque l’accouchement a été difficile ou à laisser des traces chez la maman, c’est une belle occasion pour elle de raconter son histoire, d’ouvrir son cœur, de laisser aller les émotions.

Le Bain Bien-Naître, oh lala!!!! quel bon truc! on a répété l’expérience avant le couché, les bébés sont beaucoup plus calmes et dorment plus longtemps, ça donne une pause à maman!

Maude, Maman de Henri et Charles

Le premier contact de l’enfant avec le monde extérieur s’établie à travers le dialogue corporel mère-enfant. Winnicott parle de l’importance des soins maternels dans l’instauration du lien mère-enfant, monde externe-enfant. Le « holding » est l’aspect des soins maternels qui consistent dans la façon de porter, tenir et maintenir le nouveau-né. Le « handling » consiste dans la manière de manier, manipuler et de toucher le corps du nouveau-né. L’enfant ressent à travers ces soins les états d’âme de sa mère et lui communique aussi corporellement les siens. C’est dans cette relation intercorporelle, à travers les sensations que l’enfant éprouve, que ce dernier établie ses premières relations et communications. Il découvre une nouvelle dimension de sa vie : l’expérience du monde de l’autre. 

Que faut-il prévoir?

Je me déplace à votre domicile (Montréal et ses environs) pour offrir le soin à votre nouveau-né. 

Le bain est offert dans une baignoire spécialement conçu pour maintenir longtemps une température stable à 37°C. La baignoire est déposée dans le bain ou encore dans la cuisine selon votre aménagement intérieur. Vous aurez besoin de 2 serviettes de bain douces et d’une petite couverte souple en mousseline pouvant aller dans l’eau. 

La séance complète dure entre 1-2 heures en moyenne (incluant la discussion autour de votre grossesse, vos débuts avec bébé et le bain proprement dit)  afin de laisser à chacun la possibilité d’exprimer ses besoins et d’aller au rythme du bébé.

Le Bain Bien-Naître® est également disponible avec un « forfait photo » assuré par une photographe professionnelle.

N’hésitez pas à me contacter pour réserver votre Bain Bien-Naître®

Jocelyne Gaudy : 514-969-1469 / Montréal et ses environs

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 Jocelyne Gaudy, accompagnante à la naissance | Cocoon Bien NaîtreInfirmière Clinicienne depuis plus de 15 ans, J’ai expérimenté mes premiers bains Bien-Naître® avec les bébés prématurés. Je pense qu’il est primordial pour le nouveau-né de faire une transition douce entre les 2 mondes. Le contact physique établi avec le bébé est capital pour le développement de son système nerveux et psychologique. Les bébés prématurés reçoivent de très nombreux contacts invasifs et désagréables.

Les professionnels de la santé engagés dans les soins aux prématurés s’attachent à minimiser l’impact des nombreuses stimulations subis par le bébé. Les soins du développement permettent d’offrir des conditions optimales de développement aux nouveau-nés malades ou prématurés. En transposant certains des principes des soins du développement aux bébés en santé, je leur permets de bénéficier de leurs avantages : minimiser la désorganisation, retour à une position fœtale, diminution des stimuli, facilitation du lien parent-enfant.

j’ai travaillé plus de 10 ans auprès des bébés prématurés, avant d’orienter ma carrière vers la maternité et la parentalité. 

La grossesse, moment plein d’émotions et d’émerveillement n’en est pas moins une période d’anxiété et de stress pour les futurs parents. De nombreux couples se sentent démunis face à un système de santé qui se veut à la pointe de la technologie mais qui oublie bien souvent l’importance de la relation et de la communication. 

En tant qu’accompagnante je vous aide à vivre au mieux la grossesse, l’accouchement, l’allaitement et l’accueil de votre petit bébé. Après la naissance, je me ferais un plaisir de vous faire découvrir le massage pour bébé. 


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Accompagnante à la naissance | Cocoon Bien Naître

 


Références :

McClure Vimala, Le massage des bébés, Édition SAND, 2000

Association Internationale de massage pour bébé

L’importance du toucher, Tiffany Field

La peau et le toucher, Ashley Montagu

Dossier sur un sen : le toucher

Entrevue avec Korrig’Anne, artiste et illustratrice française

Entrevue avec Korrig’Anne, artiste et illustratrice française

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous présente chaque mois une/un artiste qui créait autour des thèmes de la maternité, de l’allaitement, de la parentalité et de féminité. En Juin, je vous parlais de Mélanie Auclair, une artiste Québécoise qui met son art à la portée de chacun en le transposant sur des supports originaux et variés.

Ce mois-ci j’ai le plaisir de vous faire découvrir ou redécouvrir Korrig’Anne, illustratrice française.

Korrig’Anne a 29 ans. Elle vit à Chartres, en France, avec son mari et ses 2 enfants. Entre 2012 et 2014, son congé parental l’a fait retomber dans le chaudron magique du dessin qu’elle avait mis de côté depuis plusieurs années. Si vous êtes adeptes des réseaux sociaux vous avez probablement vu passer ses créations dans votre fil de nouvelle. 

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Illustration de Korrig’Anne pour mamawear

Quel est ton parcours artistique, comment as-tu commencé ?

J’ai toujours dessiné. Je suis née dans une famille dans laquelle l’art a beaucoup d’importance. J’ai passé mon enfance à voir ma maman peindre, dessiner au pastel sec, etc. Ma sœur et moi dessinions beaucoup aussi.

Je n’ai pas fait d’études d’art, je n’y ai même pas songé une seule fois. Je pense que je ne me trouvais pas suffisamment talentueuse pour penser une seconde à en faire mon métier. Cependant j’ai continué à dessiner et à progresser par moi-même. Je suis une illustratrice autodidacte.

Pourquoi Korrig’Anne ?

Les korrigans sont des petites créatures légendaires de Bretagne, comparable au lutin, j’ai fait un jeu de mot avec mon prénom.

Qu’est-ce qui t’a amené à travailler sur le thème de la maternité, de la parentalité ou de la femme ?

Tout naturellement, quand je suis devenue maman, c’est sur ce thème que j’ai dessiné. Ma maternité m’a bouleversée et tout ce qui s’y rapporte (allaitement, maternage, portage, éducation bienveillante…) m’a passionné (et continue encore de me passionner). Forcément, ce sont donc des mamans qui ont commencé à me suivre et à me passer commande. Et de fil en aiguille je suis donc devenue une illustratrice un peu spécialisée autour de tous ces thèmes.

 

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Ma vie personnelle. Tout ce que j’ai ressenti durant mes grossesses, mes accouchements, mes débuts de maternité et ce que je vis encore. Le début de la vie d’un petit être et le lien qui unit une maman à son enfant me prend aux tripes. C’est pourquoi quand on me commande des dessins, je sais sur quoi je dessine, je connais, je ressens tout cela.

Korrig’Anne présente ses créations sur différents supports permettant ainsi à son art d’être accessible à tous. Pour voir ses créations visitez sa Boutique en ligne.

 

En dehors de ton art, es-tu impliquée dans le domaine de la périnatalité ?

J’ai fait partie (pendant quelques de temps) de l’association « Les Blouses Roses » dont les bénévoles viennent dans les hôpitaux pour passer des temps de jeux avec les enfants hospitalisés. Je n’ai pas pu y rester car mon métier d’illustratrice ne m’en laisse pas le temps mais je pense qu’un jour j’y retournerai.

En 2011 j’ai créé la page/groupe« Allaiter les pieds sur Terre » sur Facebook. Un espace d’entraide et de soutien pour les mamans qui allaitent. J’y tiens beaucoup à ce petit espace car à l’époque où je l’ai créé, de plus en plus de mamans faisaient la compétition entre  celles qui prônaient l’allaitement long et les autres. Sur Allaiter les pieds sur Terre j’ai voulu que toutes les mamans puissent y trouver une place sans jugement. Chacune venait avec son histoire et ses choix.

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Quels sont tes projets en cours ou à venir pour 2016 ?

Sortir le premier livre de ma série « mes petites histoires bienveillantes » pour aborder les sujets inhérents à la petite enfance avec une approche bienveillante. Le premier tome « Marilou a peur du noir » sera mon livre test. S’il plait et qu’il reçoit un bon accueil, je poursuivra.

 

En 2016, j’ai collaboré au projet Le son du cordon lancé par Emilie Llamas, auteure-compositrice-interprète et fondatrice de Milivoiz. Ce livre-CD contient des chansons inspirées par la maternité ainsi que des illustrations originales de plusieurs artistes en lien avec la naissance. 

 

Un petit mot de Korrig’Anne : Merci ! Vraiment merci à ceux qui aiment et encouragent mon travail, car grâce à leur enthousiasme et leurs commandes que j’arrive à vivre de mon art et cela m’épanouis tellement. C’est grâce à eux que Korrig’Anne existe.

Merci à Maman Rebelle de m’avoir contactée pour cette interview et de me faire voyager virtuellement de l’autre côté de l’océan Atlantique 🙂


Pour voir toutes les nouveautés de Korrig’Anne, suivez-la sur sa page Facebook. Pour une commande spéciale ou pour toutes questions contactez-la via courriel / emailJe vous invite également à suivre son Blog.

Je tiens à remercier Korrig’Anne pour s’être prêtée au jeu de l’entrevue et pour sa gentillesse lors de nos échanges via Facebook.

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Se faire confiance en tant parent: Tout un apprentissage!

Se faire confiance en tant parent: Tout un apprentissage!

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©Renée Ledoux Photographe

Depuis plusieurs années, en fait depuis qu’internet existe, je lis des histoires, témoignages, questionnements de mamans enceintes ou allaitantes dans des groupes de toutes sortes sur les réseaux sociaux.

Je vais commencer par le début : j’ai 9 enfants dont 8 biologiques. Tous allaités longuement. L’aînée a eu 30 ans en octobre 2015 quoi… Pis dès le départ je souhaitais allaiter, car après un visionnement de documentaire alors que j’avais plus ou moins 7-8 ans, j’ai décidé que les seins dans mon cas serviraient à allaiter. Bon. Fine… (prononcé à l’anglaise ici le mot « fine »).

Donc très tôt je me suis mise à lire de la documentation sur l’allaitement maternel, l’éducation bienveillante avec Thomas Gordon et toutes sortes de livres sur les enfants. A l’époque, y avait pas grand-chose, disons-le. La Ligue La Leche (LLL) était présente dans certaines régions du Québec mais pas là où j’habitais. Pourtant certaines mamans m’ont interpellée pour témoigner de mon allaitement dans une rencontre prénatale alors que j’allaitais Catherine qui devait avoir quelques semaines… Et on m’a recrutée pour faire partie d’un petit groupe « sélectif » de mères allaitantes.

A cette époque, les réseaux étaient durs à trouver, encore plus en Abitibi, croyez-moi! J’ai pourtant réussi à me débrouiller tant bien que mal avec mon bébé aux besoins intenses, avec un père bien peu proactif, en fait pas présent pantoute… J’allaitais à la demande, j’ai fait du cododo, je portais ma fille dans un Snugli (ok, porte-bébé de marde mais porte-bébé quand même). J’allais faire mes courses avec la petite dans la poussette, mais elle finissait inlassablement dans mes bras alors que la poussette servait à ramener l’épicerie, les courses ou rien pantoute. Mais bébé Catherine braillait pas, elle était dans mes bras.

J’allaitais partout. Elle me suivait partout. Pis je me posais pas de question à savoir si elle pétait trop, si elle régurgitait trop souvent, si elle avait des maux de ventre ou pas, si elle rotait assez ou pas, si je faisais bien ou pas… Bref, j’écoutais MON INSTINCT tabouère… Pis mon instinct, qui pensait que j’allaiterais environ 6 mois car c’était la norme (maximale et recommandée) des années 1980, donc oui cet instinct m’a dit de poursuivre et de continuer à allaiter car bébé était bien trop petite.

Pis je suis devenue enceinte de ma deuxième alors que Catherine avait 12 mois. Ben là… j’étais quand même pas pour sevrer ma si petite bébé parce que j’attendais un autre enfant??? On est en 1986-1987 là… Ben vous savez quoi? Le médecin de l’époque m’a référée à une nutritionniste parce qu’elle voulait s’assurer que j’étais ok d’allaiter en étant enceinte côté alimentation, vitamines, minéraux et alouette… Vous pensez que mon médecin voulait me taper sur la tête? Attendez la suite!

Je détestais la viande au plus haut degré étant enfant, ado et jeune adulte. La nutritionniste m’a suggéré quoi vous pensez? De sevrer??? Non… Elle m’a suggéré de devenir végétarienne. Oui, vous avez bien lu, début 1987 une nutritionniste de l’hôpital m’a suggéré de devenir végétarienne pour subvenir aux besoins de ma fille de 15-16 mois et de la petite dans mon ventre. C’était avant-gardiste hein!!! J’étais tellement heureuse de faire chier (« suer » serait plus poli mais insuffisant pour dire ce que je ressentais) le monde en allaitant en public avec ma bedaine.

J’ai réussi à survivre, à devenir végétarienne juste à l’accouchement de ma deuxième fille. Mais ceci dit, je ne m’en faisais pas tant : j’étais pauvre mais je savais comment bien manger. Pis là j’ai allaité en tandem pendant environ 4 mois. Toujours en 1987. Alors je me suis dit que j’étais pas pire pour l’époque, dans une région reculée comme l’Abitibi, de fournir du lait pour deux petites filles qui ne voulaient que dormir avec moi.

Pis j’ai eu 6 autres enfants bios après ça (avec un père plus présent). Imaginez la fille convaincue que l’allaitement maternel est ce qu’il y a de mieux, que l’alimentation végé est possible même pour les bébés. Pis au fil du temps j’ai même arrêté de faire des purées ou de les acheter, mes enfants mangeaient comme nous assez rapidement. Ce qu’on appelle aujourd’hui la diversification alimentaire menée par l’enfant. Je me rappelle une de mes filles qui voulait rien savoir de ce qui goûtait mauvais en purée qui a englouti un spaghetti maison végétarien avec plein de légumes dedans. Ok, je donnais aussi des beurres de noix avant un an, des raisins secs assez tôt dans l’alimentation, des mets mélangés, et ce, sans me poser de questions à savoir si j’étais une bonne mère ou pas.

Ce qui me désole en 2016 (parce que mon article est une montée de lait quand même!!!) c’est de lire toutes sortes d’affaires sur les réseaux sociaux qui empêchent parfois les mères de se responsabiliser face à leurs choix. On dirait qu’elles dépendent des modes, des autres, de groupes FB, de tendances… Quand on me questionne à savoir si un bébé qui ne fait pas ses nuits à trois mois est normal j’ai envie de hurler (meugler, rugir, brailler…) : ben tu t’attendais à quoi en devenant maman? C’est vrai que nous sommes peu informées par nos pairs ou nos mères (hahaha) mais ça reste une responsabilité personnelle de voir à explorer nos valeurs face à la famille que nous sommes en train de devenir.

Tsé que tu allaites ou pas, ton numéro un ou deux (ou 8) aura des besoins même la nuit. Arrête de questionner ta mère, ta voisine, ta grand-mère, ton mari pis zut fais-toi confiance…

C’est correct de s’informer, je le faisais aussi beaucoup en m’instruisant via des livres recommandés par la Ligue La Leche (et je le fais encore puisque des tonnes de livres sont apparus sur le marché) … Il faut juste s’assurer de lire les bonnes affaires, de prendre des références selon nos convictions car il y a du n’importe quoi aussi qui est proposé sur le web. Quand je vois les mamans se laisser envahir de toutes sortes d’informations alors que notre instinct est puissant ça me dérange. Pis je me dis que ça devient une mode de toujours demander l’avis des autres pour se rassurer… L’instinct est présent sinon la race n’aurait pas survécu! J

Regarde ce qu’il y a dans ton cœur et dis-toi que bien des réponses s’y trouvent…

Pascale Pouliot, Travailleuse sociale et Médiatrice familiale

Questions, commentaires? N’hésitez par à contacter Pascale sur sa Page Facebook ou via son site web.

Un petit mot de Pascale : Je suis l’heureuse maman de neuf enfants avant tout, végane, écolo et un peu timbrée! Médiatrice familiale et travailleuse sociale, je m’intéresse beaucoup aux défis des couples et aux familles qui rencontrent des difficultés liées à l’organisation familiale. Voilà pourquoi je développe une pratique entourant la médiation et la coparentalité.
Je suis disponible pour répondre à vos questions et pour vous accompagner dans un cheminement vers le mieux-être familial. Je vous soutiendrai dans cette démarche pour encourager une saine gestion des conflits et éclaircir les obstacles entourant la communication.


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Parents d’ailleurs, enfants d’ici

Parents d’ailleurs, enfants d’ici

Débarquée au Québec, valise à la main en 2008 avec mon amoureux et notre petit garçon alors âgé de 4 ans, j’avoue que cela m’a pris environ 2 ans avant de me sentir à ma place ici. J’en étais pourtant à ma 3ème intégration en l’espace de 7 ans, après 2 passages sur des îles paradisiaques !

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Île de la Martinique (France)

« Waouh ! Me direz-vous ! »

Oui ! J’ai vu du pays, vécue des années merveilleuses à me prélasser sur des plages de sable blond, à boire des Cocktails multicolores, à découvrir des paysages fantastiques et des gens de toutes les cultures. Néanmoins, l’expérience n’a pas été aussi facile qu’on le pense et oui, j’en ai versé des larmes, à me demander pourquoi j’avais quitté ma Terre Natale, ma famille, mes Amis et tout ce qui avait du sens pour moi à l’époque …

Pour moi, les premiers mois au Québec ont été parsemés de petites joies, de découvertes mais aussi de journées moroses, de questionnement, de doute, de culpabilité et de quelques larmes ! Car il n’est pas si facile que ça de s’adapter à un nouvel environnement, de chercher un emploi, de se faire des amis et de s’intégrer dans un pays qu’on ne connait pas et où les différences culturelles vous déstabilisent.

Après l’euphorie des premières semaines, où en famille, nous avons visité allègrement les différentes régions de la Belle Province, il nous a fallu rapidement nous faire une place dans la société. J’ai eu la chance de signer un contrat de travail avant de poser le pied sur le sol Canadien, néanmoins il me fallait m’adapter aux différentes techniques, approches et concepts de ma profession. J’ai dû être supervisée pendant plus d’un mois comme une jeune diplômée malgré mes 10 ans d’expérience et même repasser des examens avant d’être reconnue à mon juste niveau. On peut dire que je me compte chanceuse car malgré les épreuves que cela représente, j’ai passé au travers sans renoncer.

Repartir de zéro

Etre immigrés n’est pas chose facile, la plupart vous le diront ! Certains immigrés doivent tout reprendre de zéro en arrivant, et parfois même perdre en termes de statut social et de train de vie (certaines infirmières, que j’ai côtoyées, étaient médecins dans leur pays d’origine …). Pour la plupart d’entre nous, immigrés, il faudra reprendre des études, passer des examens pour affirmer nos savoirs, recevoir un salaire de base pendant un certain temps. L’immigration des personnes en provenance des pays européen est évidemment un peu moins difficile par rapport à ceux des pays en voie de développement ou vivant des conflits.

Les chiffres montrent que, même si le Québec accueille des immigrés très qualifiés, un grand nombre d’entre eux se retrouvent au chômage ou occupent un emploi qui ne correspond pas à leur niveau d’éducation ou à leurs compétences. Ainsi, en 2006, le taux de chômage (17,8 p. 100) chez les immigrés arrivés il y a moins de cinq ans au Québec était près de trois fois supérieur à celui que l’on observait dans la population née au Canada.

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Néanmoins, je dois avouer que le gouvernement, les différentes institutions et les employeurs font des efforts pour nous aider à nous intégrer du mieux qu’ils peuvent. Evidemment, comme dans ce monde rien n’est parfait, il y a encore place à l’amélioration, mais la volonté d’aider les nouveaux arrivants est perceptible.

Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) a pour mission d’offrir des services d’adaptation au marché du travail aux immigrés. Dès leur descente d’avion, ceux qui le désirent peuvent prendre un rendez-vous d’accueil au service Immigration-Québec installé dans l’aérogare. Par la suite, ils ont la possibilité de suivre des séances de formation sur la réalité socioéconomique du Québec afin de faciliter leur recherche d’emploi. Ces séances abordent différents thèmes : le système politique canadien, l’économie québécoise, les lois sociales, la fiscalité, le rôle des ressources d’aide en emploi, etc.

Les organismes communautaires interviennent dans l’accueil des nouveaux arrivants. Les membres du personnel, souvent eux-mêmes immigrés, peuvent communiquer dans d’autres langues que le français ou l’anglais et parviennent à établir plus aisément un climat de confiance. Ces organismes peuvent répondre aux besoins immédiats comme la recherche d’un logement ou la procédure à suivre pour inscrire les enfants à l’école. De plus, les organismes communautaires offrent aux immigrés un lieu de vie, d’échange et de réseautage essentiel à la compréhension de leur nouveau milieu de vie.

Malgré tout, recommencer à zéro, ce n’est pas toujours facile !

Les autorités canadiennes et québécoises enjolivent le tableau avant notre arrivée ici, mais la réalité est toute autre, photo1.pngpour des immigrés diplômés (ayant ou non refait des études). Personnellement, je n’encouragerai pas les membres de ma famille à tout laisser tomber pour venir ici, car selon ma conviction et mon expérience personnelle, mieux vaut vivre un enfer avec les siens que de galérer sans savoir si l’on va y arriver ou pas (arrivée à 29 ans et j’ai 37 aujourd’hui)…..Après 8 ans (des équivalences qui ne servent à rien à mon avis et une formation de 1 an , je suis au point de départ, à la recherche d’emploi, sans  qu’aucune réponse ne me soit donnée) Autrement dit, on se sacrifie pour que nos enfants aient un meilleur avenir, voilà.

Sonia – originaire d’Algérie, maman d’une fille de 7 ans et d’un garçon de 4 ans

Immigrer, un choix de vie

Les gens qui font le choix d’immigrer ont leurs raisons (envie de voir du pays, manque de travail dans leur pays d’origine, espoir de trouver l’Eldorado « l’herbe est toujours plus verte dans le jardin d’à côté », volonté de donner une meilleure éducation aux enfants, conflits familiaux, besoin de fuir quelque chose, etc.). Tous espèrent se bâtir une vie meilleure, à l’image de leur rêve et de leurs besoins.

En immigrant en famille, on se dit qu’on n’a pas droit à l’erreur ! Il faut nourrir sa famille, avoir un toit sur la tête et payer les factures. Élever ses enfants dans un milieu de vie différent de celui dans lequel on a grandi demande une capacité d’adaptation extraordinaire.

En tant que parent, j’apprécie la qualité de vie, la proximité des espaces verts, la générosité et la facilité d’approche des québécois.

J’ai l’impression que d’avoir mes enfants ici plutôt qu’en France (je viens de Marseille pour mettre un peu de contexte et ne pas rendre mes propos trop intenses) est bien moins stressant et angoissant. Je n’ai pas peur pour leur sécurité, je n’ai pas peur pour leur intégration, je suis très confiante en l’avenir.

En revanche c’est très difficile d’intégrer un nouveau système, la garderie l’école, les REER, le système de santé. Je me noie assez facilement dans le flot d’informations acquises et à acquérir. Je sais qu’il y a pas mal de réseau sociaux et d’associations, comme le centre la jeunesse pour discuter avec d’autres parents.  

Sarah D., maman d’Edrik 12 mois et future maman de Marilys.

 

Perdre ses repères, sa famille et ses amis

En immigrant, on perd ses repères, sa culture, sa famille et ses amis. L’éloignement de la famille (grands-parents) est généralement le premier point évoqué par les parents immigrés. Dans les premiers mois, le soutien social se résume aux communications par Skype avec les membres de sa famille.

En immigrant, on doit s’adapter, confronter nos valeurs et se réinventer tous les jours pour avancer.

Pour les enfants aussi c’est tout un défi, et ce, quel que soient leur âge car ils sont confrontés aux difficultés d’adaptation familiale, au choc des cultures, aux difficultés financières de leurs parents, aux différences d’éducations et de valeurs par rapport à leurs camarades de classes.

L’absence de famille est très difficile à vivre par moment, sentiment de vivre un peu en autarcie. Ne pas pouvoir compter sur les grands-mères quand on est malade, ça manque pas mal! Les différences d’éducation entre québécois et français est palpable, encore plus avec ma culture malgache. Chez nous, on éduque nos enfants dans le respect absolu de l’aîné. Les parents ont une position de mentors, respectés et à qui on doit obéir. Dans mon pays les enfants ne sont jamais insolents envers leur parents ou quiconque de plus âgé, je ne le vois pas du tout ici. Certains pourraient dire que nous somme des parents un peu autoritaires ! Mais je veux garder cette éducation pour mes enfants. Je ne tolère pas du tout l’enfant roi !

Axelle, Sylvain et Hely-sullivan, immigrés de Madagascar et de France.

L’affaire se complique encore lorsque la famille ne parle ni français, ni anglais et qu’il faut pourtant s’intégrer à la communauté pour pouvoir s’épanouir sur la terre d’accueil.

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) participe aux programmes de francisation mais également au développement et à l’adaptation de programmes de formation qui s’adressent aux immigrés

Parents d’ailleurs, enfants d’ici | Cocoon Bien Naître

Les nouveaux arrivants qui arrivent de régions où le climat est tempéré doivent apprendre à s’habiller en fonction du climat canadien, savoir où se procurer des vêtements appropriés, mais aussi avoir les moyens de se procurer des vêtements d’hiver adéquats. Quand on commence à entrer dans l’hiver Québécois avec des températures allant en dessous de – 30° C, je peux vous GARANTIR qu’on s’en souvient et que l’hiver suivant on S’EQUIPE comme du monde !!! Je me souviens ma première et peut être unique parade de Noël sur la rue Ste Catherine et de ma douleur aux mains et aux pieds à cause du froid !

Surmonter l’exil

Pour surmonter l’exil, il faut savoir s’entourer d’un bon réseau d’amis ou tout du moins de connaissances, pour sortir de l’isolement qui se créait souvent en arrivant dans un nouvel environnement.

Les occasions de se faire des relations sont nombreuses. Les gens d’ici sont accueillants et ont toujours à cœur de vous faire découvrir leur beau coin de pays. Personnellement, j’ai reçu un accueil chaleureux sur mon lieu de travail, où on s’intéressait à mon parcours de vie, où on me taquinait sur mon accent chantant et où les petites Jokes sur les « Maudits Français » égayaient l’atmosphère.

Beaucoup de Québécois s’impliquent bénévolement au sein d’associations. C’est aussi une belle façon de rencontrer des gens, de socialiser et de s’impliquer dans la communauté.

Les réseaux sociaux sont très forts avec le côté réseau de « quartier » qui est très agréable (groupe formé en lien avec un quartier, ex : Les parents de Villeray). On peut trouver de l’aide, des mots de personnes vivant à proximité.

Une Maman originaire de France

Néanmoins, ce n’est pas toujours très facile de s’intégrer et d’avoir de VRAIS AMIS, tu sais, ceux sur qui tu peux compter en cas de problèmes. Les différences culturelles et de mentalité font en sorte que l’on se retrouve souvent entre gens du même pays, un peu cloisonnés dans un univers parallèle …

Grossesse et accouchement, des différences de pratiques

Les femmes enceintes et nouvelles mères immigrées font face à des défis d’adaptation supplémentaires. Les systèmes de santé et les pratiques médicales diffèrent d’un pays à l’autre.

Les perceptions de la santé et de la maladie peuvent varier énormément d’une culture à l’autre. La médecine traditionnelle joue un rôle important dans de nombreuses cultures latines (des Asiatiques du Sud-Est croient que certaines parties du corps sont sacrées, ou que les médecins et les médicaments peuvent tout guérir immédiatement ; dans certaines cultures, il est inapproprié d’établir un contact visuel avec une personne en situation d’autorité, comme un professionnel de la santé, ou de lui poser des questions ; les femmes de certaines communautés ne peuvent pas être auscultée par un médecin de sexe masculin).

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Au Brésil, la majorité des accouchements se font par césarienne et on n’a pas le support donné par le CLSC après l’accouchement. Vu que la santé est privatisée, le médecin qui fait ton suivi est le même qui fera l’accouchement, à la date, heure et hôpital choisis par la maman.

J’ai accouché ici, on a dû provoquer l’accouchement et ça a pris 48h pour qu’ils (membres de l’équipe médicale) décident que ça ne marche pas et se décident à aller vers une césarienne. Alors, j’ai passé 48h sans manger, avec contractions aux minutes. Je comprends qu’on priorise l’accouchement par voie vaginal, mais il y a une limite pour la souffrance.

Salua, maman de Danielle, arrivée du Brésil en 2009

 

Nous venons de Paris où nous avons vécu 3 ans, auparavant nous vivions à Jérusalem. Nous sommes au Québec depuis 4 ans, J’ai accouché ici de ma fille. Je pense qu’ici, il y a beaucoup plus de liberté donnée à la mère quant aux choix de positions (d’accouchement), prendre ou non l’épidurale, possibilité d’être accompagnée d’une Doula, etc. En France, c’est beaucoup plus médicalisé et surveillé, avec une grande tendance à pratiquer des césariennes assez facilement. En Israël, il y a une vague de Doulas très prononcée et il me semble que de nombreuses femmes accouchent dans des maisons de naissance.

J’ai apprécié les cours prénataux offerts par le CLSC et l’hôpital. J’ai beaucoup aimé préparer le plan d’accouchement, qui me permettait de mettre par écrit mes attentes et souhaits par rapport à mon accouchement.

Florence (France) et Ofer (Israël), parents de Lya.

J’ai accouché deux de mes trois enfants ici. Les différences que j’ai remarqué (par rapport à chez moi) c’est que les infirmières te laissent le bébé tout le temps et qu’elles te poussent pour que tu lui donnes le sein. Même si était mon choix de le faire j’ai trouvé ça un peu intense.   

R. de Lima au Pérou

On a beaucoup apprécié le côté, très québécois, du « laisser-vivre »! Avec les choix de naissance pour le deuxième à venir, nous avons reçus beaucoup de critiques ou d’angoisses (qui ne nous appartiennent pas), de la part de notre entourage français ou immigrés face è notre choix d’accouchement sans péridurale et à la maison. Le regard que certains portent est encore très «arriéré». Les québécois, eux, n’ont soit rien dit, soit ont été curieux de notre choix, soit ont été à fait acceptant.

Axelle, Madagascar

 

Du support pour les familles immigrées et vulnérables

Au Québec, on trouve de nombreuses associations ou organismes qui viennent en aident aux femmes et aux familles en situation de vulnérabilité.

La Fondation O.L.O  offre aux futures mamans en situation vulnérable des aliments qui permettront d’améliorer leur alimentation : 1L de lait, un œuf, un verre de jus d’orange ainsi que des suppléments de vitamines et minéraux. Ces aliments sont remis dans le cadre d’un suivi individuel, offert la plupart du temps en CLSC, par une nutritionniste ou une infirmière. Ce support permet pour les femmes enceintes vivant dans des conditions difficiles d’avoir un bébé en santé dont le poids à la naissance est adéquat et une nouvelle maman qui débute avec confiance l’aventure parentale. Avant et après la naissance de l’enfant, avec la complicité des intervenants des établissements de santé et des organismes de la communauté, la Fondation OLO accompagne les familles vers l’acquisition et le maintien de saines habitudes alimentaires.

Le  service intégré en périnatalité et pour la petite enfance (SIPPE)  est un programme développé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec qui réunit des professionnels de la santé et des intervenants de groupes communautaires pour offrir aux futurs parents ainsi qu’aux familles de jeunes enfants un coup de main durant la grossesse ainsi que lors de l’arrivée du bébé jusqu’à son entrée à l’école. La clientèle ciblée est surtout les jeunes femmes de moins de 20 ans et les parents vivant dans l’extrême pauvreté (mères sans diplôme de 5e secondaire et vivant sous le seuil de faible revenu).

La Maison Bleue est un centre de périnatalité sociale qui a pour mission de favoriser le développement optimal des enfants vivant dans un contexte de vulnérabilité, du ventre de leur mère jusqu’à l’âge de 5 ans. La Maison Bleue propose sous un même toit des services de périnatalité sociale visant l’intégration des soins de santé et des services sociaux et éducatifs dans une approche préventive. La collaboration quotidienne entre médecins de famille, sage-femme, infirmière, travailleuse sociale, psychoéducatrice et éducateur spécialisé permet un suivi complet des débuts de la grossesse jusqu’aux premières années de la vie de l’enfant. Ce modèle d’intervention à l’échelle humaine favorise une expérience positive de la grossesse, de l’accouchement et de la parentalité; brise l’isolement; et vient outiller les familles pour qu’elles prennent en charge leur mieux-être et celui de leurs enfants. A ce jour, 2 centres La maison Bleue existent au Québec, à Montréal dans les secteurs de Parc-extension et celui de Côtes-des-neiges.

Les nouvelles mamans ou plus largement les nouveaux parents ont souvent besoin d’établir des liens avec d’autres parents pour échanger sur l’expérience parentale. L’accès à des activités agréables, où les intervenants aident à favoriser le développement de l’enfant, le partage entre parents, la découverte des capacités de l’enfant et des compétences parentales, devraient être encouragé pour les familles immigrées.  A ce titre, une initiative de la Direction de la Santé Publique (DSP) de Montréal, le YMCA des femmes de Montréal et le CLSC Métro/CSSS de la Montagne ont mis en place un groupe de soutien Parents/Enfants 0-2 ans. En 2012, environ 74% des mères qui ont accouché sur le territoire du CLSC Métro étaient nées dans un autre pays (ASSSM, 2011).

Les Centres de Ressources Périnatales (CRP) reconnaissent que la période entourant la naissance d’un enfant constitue une période de transition, d’adaptation et de vulnérabilité pour toutes les femmes, tous les couples et toutes les familles, indépendamment de leur revenu et de leurs ressources. Ils offrent un éventail de services et d’activités à faire avec bébé ou avant son arrivée : cours, ateliers, rencontres, service à domicile « Coup de Main », consultations privées (individuelles ou en couple), soutien téléphonique, centre de documentation spécialisé et boutique. Pour trouver le CRP le plus proche de vous,  c’est ici.

De nombreuses ressources sont présentes à travers le Québec pour accompagner les familles au quotidien. Et pourtant, la plupart restent encore inconnues. Certaines associations répondent à des besoins plus spécifiques alors que d’autres encouragent la communauté à tisser des liens enrichissants entre enfants et parents. Pour découvrir plusieurs organismes dans votre région, cliquez ici

La  Fédération Nourri-Source  dont la mission principale est le soutien à l’allaitement recense près de 750 marraines bénévoles expérimentées qui ont choisi de s’impliquer afin de favoriser et d’encourager l’allaitement maternel. Nourri-Source aide les mères à cheminer vers une plus grande autonomie en les soutenant et en les encourageant dans leurs rôles et dans leurs expériences d’allaitement, à rompre l’isolement de la période périnatale.

Dans bien des villes, des organismes locaux aident les familles d’immigrants et de réfugiés à s’adapter à la vie au Canada.

Pour trouver de l’information virtuelle sur la santé pour les parents, dans diverses langues, notamment en arabe, en chinois (traditionnel et simplifié), en espagnol, en ourdou, en pendjabi, en portugais, en swahili et en tamoul, cliquez ici.

Les sujets traités sont :

  • Le développement des enfants et les pratiques parentales
  • La dépression postpartum et l’anxiété
  • L’évaluation et le dépistage
  • La grossesse et l’allaitement
  • La prévention des blessures
  • Les problèmes médicaux
  • La santé mentale et le développement
  • Les systèmes et les soins de santé
  • La vaccination

Les femmes qui accouchent sans assurance maladie

Dans son article du 6 janvier 2015 intitulé « La galère des mères sans RAMQ », La Presse dénonçait la situation des femmes enceintes non couverte par le régime d’assurance maladie. La plupart du temps ces femmes sont des migrantes en attente de parrainage, des étudiantes étrangères, qui ont une assurance privée, mais qui ne couvre pas la grossesse. A l’occasion cela peut être des femmes enceintes faisant du tourisme (Française en permis vacances travail) ou plus rarement des femmes demandeurs d’asile en attente d’une réponse.
Ces femmes doivent débourser des frais dépassant les 3500$ pour être prise en charge par le médecin. «Il faut un dépôt de 3500$ pour le médecin accoucheur, qui n’inclut pas l’épidurale. Il faut le payer comptant dans les trois premières visites.» Il faudra ajouter à cela plus de 1000$ pour l’accès à la péridurale. Par les temps qui courent et avec le regain pour les naissances naturelles on pourrait se dire que ces femmes n’ont cas choisir cette option pour sauver de l’argent ! Oui mais voilà, elles n’ont aucun recours pour avoir de l’accompagnement, personne qui leur explique le b.a.-ba de la physiologie, personne qui les pousse à croire en elles et en leur corps, personne qui leur donne la main pendant qu’elles sont en contractions, personnes pour leur faire des massages ou des points d’accupression.
L’article énonce plusieurs histoires d’horreur une femme a dû payer une sommes de plusieurs centaines de milliers de dollars parce qu’elle avait des complications pendant sa grossesse et qu’elle devait être hospitalisée, une autre qui n’avait pas les moyens de payer un suivi et qui a accouché seule, chez elle d’un bébé mort-né.
Immigration Canada (CIC) n’a aucune statistique sur le nombre de femmes qui entrent au Canada enceintes et qui y accouchent.
Annick Bourdonnais, une accompagnante à la naissance qui a travaillé bénévolement avec médecin du monde (qui fait des suivis de grossesse auprès de migrantes à statuts précaires) n’en revenait pas lorsqu’elle a découvert cette face cachée de l’obstétrique au Québec. Selon ces mots, cette expérience l’a complètement renversée, choquée et outrée! Annick explique :

« Cette maman avait comme plan d’attendre le début du travail pour ensuite sauter SEULE dans un taxi avec une enveloppe d’argent comptant pour aller négocier ses soins dans une urgence gynéco… Lors de notre première et unique rencontre à deux semaines de sa Dpa, elle était tremblotante, apeuré et émue!
J’ai mis plusieurs jours à me remettre de cette naissance qui me chamboulait! J’étais couverte de honte qu’en 2016 chez moi au Québec des femmes doivent donner naissance dans ce contexte de stress et de peurs! »

Annick Bourdonnais a donc décidé avec médecins du monde d’organiser un spectacle bénéfice afin d’amasser des fonds pour les aider à poursuivre leur travail mais aussi pour parler et faire connaître cette cause. Cette situation est inacceptable et totalement ABSURDE car sachez que dès la naissance, ce bébé né ici, aura automatiquement droit à sa RAMQ. 😒
Elle sollicite donc notre aide et notre soutient! Elle a comme objectif d’amasser 5000$!
Je crois sincèrement que nous devons faire front commun derrière cette cause, parler et partager ce sujet! Je vous invite soit à participer au dîner spectacle, soit à faire un don pour cette noble cause, soit à partager l’information via vos réseaux sociaux!

Parents d’ailleurs, enfants d’ici | Cocoon Bien Naître

Les avantages de l’immigration

Le Québec est une société libre et démocratique. Certains immigrés vivaient dans des pays où les conditions sont difficiles. Ici, ils viennent chercher une meilleure qualité de vie, une certaine sécurité. Le Québec offre un environnement sécuritaire et le taux de criminalité est parmi les plus bas au monde. C’est important de pouvoir élever sa famille dans un climat serein.

Ici on n’a pas peur de se faire arracher nos choses dans la rue pour des voleurs, je n’ai pas peur que mes enfants prennent l’autobus et le métro seuls, même si je travaille et suis monoparentale on peut avoir une vie de famille. Il y en a beaucoup d’activités sportives pour les enfants, beaucoup d’activités culturelles, des choses à faire dehors malgré la température. On a des opportunités et avec des efforts et du travail on peut refaire notre vie.  Une meilleure qualité de vie nous aide à élever des enfants plus autonomes et responsables, j’aime ça.

Anonyme

Vivre au Québec, c’est pouvoir vivre au rythme de l’Amérique du Nord tout en bénéficiant de nombreux avantages (bons services de santé, d’éducation et de sécurité sociale : régimes d‘assurance publics en cas de maladie, de perte d’emploi, d’accident de la route ou de travail, assurance médicaments et de l’aide financière aux familles).

Une femme enceinte qui occupe un emploi peut prendre un congé de maternité d’un an avec l’assurance de réintégrer son travail sans avoir perdu aucun avantage, tout en bénéficiant sous certaines conditions, de prestations et des allocations de maternité. Renseignez-vous sur le Régime Québécois d’Assurance Parentale – RQAP. Des jours de congé sont accordés aux nouveaux parents qui occupent un emploi, à l’occasion de la naissance de leur enfant ou en cas d’adoption.

Le congé parental est un simple miracle ! J’ai eu une très grosse et longue dépression post-partum, et le fait d’avoir mon conjoint pour m’épauler à temps plein pendant 8 mois, a juste été un plaisir. D’autant plus qu’il a pu créer un lien avec son fils que je vois que très rarement chez nos connaissances avec enfants.     

Axelle

Au niveau du travail, une fois passée les contraintes administratives, on a la chance de pouvoir vivre des relations harmonieuses entre employés et employeurs. La plupart du temps ces relations ne reposent pas sur un rapport de force : moins de hiérarchie, moins de stress. De plus le marché de l’emploi est très dynamique, on peut profiter de nombreuses possibilités d’avancement professionnel ou d’occasions de réorienter sa carrière. Les opportunités en matière d’emploi semblent plus fréquentes et plus attractives ici qu’ailleurs. De plus, la possibilité de créer sa propre entreprise est soumise à moins de paperasse administrative, ce qui facilite les choses.

Lorsqu’on a des enfants, il est important de pouvoir trouver de l’information en lien avec l’éducation des enfants (de la garderie jusqu’au différents types d’école). Pour en savoir plus renseignez-vous auprès du Réseau des services de garde et de l’Association Québécoise des Centres de la Petite Enfance – AQCPE. Il faut également comprendre rapidement comment marche le système de santé et de trouver LE FAMEUX médecin de famille. Visitez le site du Ministère de la Santé et des Services Sociaux et renseignez-vous sur vos droits auprès du Régime d’Assurance Maladie du Québec – RAMQ

Parents d’ailleurs, enfants d’ici | Cocoon Bien Naître
Ruth et ses enfants Nicolas, Ignacio et Camila

 


Je tiens à remercier chaleureusement toutes les mamans qui ont pris le temps de répondre à mes questions, de partager leurs expériences et leurs parcours ainsi que les photos de leur famille.

Je remercie tout particulièrement Isabelle Brabant, Sage-femme Québécoise spécialiste en ce qui à trait à l’aide aux familles qui vivent l’immigration, pour avoir révisé mon article. Isabelle Brabant travaille depuis de nombreuses années à la Maison Bleue de Parc Extension.

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Parents d’ailleurs, enfants d’ici | Cocoon Bien Naître
©Tsikimamy Photographie

Pour en savoir plus et trouver de l’aide:

Réseau de services de garde

Association Québécoise des Centres de la Petite Enfance

Commission de la santé et de la sécurité du travail

Ministère de la Santé et des Services Sociaux

Régimed’Assurance Maladie du Québec – RAMQ

Sources:

http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/as-sa/99-010-x/99-010-x2011003_2-fra.cfm

http://irpp.org/fr/research-studies/choix-vol14-no2/

http://www.ceetum.umontreal.ca/documents/capsules/2013-enjeux/vatz-kan-enj-2013.pdf

http://naitreetgrandir.com/fr/dossier/meres-d-ailleurs-bebe-d-ici/

 

Accouchements : Perdue dans le désert, suivi de Promenade en bateau #accouchementrespecte #smar2016

Accouchements : Perdue dans le désert, suivi de Promenade en bateau #accouchementrespecte #smar2016

Premier accouchement: perdue dans le désert

Pour raconter le récit de mon accouchement, prétendre qu’il est possible de mettre des mots sur l’intensité, la puissance et la fragilité nécessaire, je me dois de faire une introduction. C’est notre premier bébé à mon conjoint et à moi. La grossesse amène son lot d’incertitudes, de peurs et de bonheur. J’ai eu la chance d’aimer porter mon fils, même si les derniers temps ont parfois été plus difficiles.

J’ai besoin de commencer mon récit quelques jours avant mon accouchement.

Vendredi premier novembre 2013, après plusieurs mauvaises nuits d’affilée, je décide de commencer mon traitement choc homéopathique, tisane de framboisier et huile d’onagre, conseillé par ma sage-femme. Mon traitement à la main, j’entame le week-end avec assurance. Samedi soir, petit souper entre amis, un vrai moment de détente et de plaisir. Question d’en rajouter, je me sers un verre de vin. La soirée tire à sa fin, on rentre à la maison et on se couche.

Moins de 15 minutes plus tard, une contraction, puis une autre. Je passe au salon, J’essaie de me reposer et j’y arrive malgré les contractions qui reviennent fidèlement au 10-15 minutes. Je laisse mon chum dormir, il doit être en forme pour accueillir son fils. Plus la nuit avance, plus les contractions se rapprochent. À 2 heures du matin j’appelle ma sage-femme et je suis soulagée de savoir que je ne la réveille pas. Je lui dis que je pense que le travail s’installe, que les contractions durent 1 minute et reviennent aux 8-10 minutes. Au petit matin, j’appelle mon accompagnante, qui est aussi étudiante sage-femme, car elle doit faire de la route pour nous retrouver.

L’excitation grimpe en moi car j’entrevois la naissance de notre fils qui se prépare. Malgré une nuit sans vrai sommeil, je suis plutôt en forme, transportée par l’idée que je vais enfin faire la connaissance de ce petit être qui grandit en moi, depuis ce qui me semble être une éternité.  Je réveille mon conjoint.

Vers 7h, les contractions sont aux 3 minutes, mon accompagnante est sur le point d’arriver et je décide d’appeler ma sage-femme. Elle est trop occupée pour me parler et me dit qu’une de ses collègues me rappellera sous peu. Lorsqu’elle me téléphone la chimie n’est pas vraiment au rendez-vous mais nous convenons de nous rejoindre à la maison de naissance à 8h30. À notre arrivée, ma sage-femme a finalement réussit à se libérer et je suis aux anges de la retrouver.

Puis, mon  monde bascule, l’excitation se transforme en désarroi. L’examen révèle un minuscule centimètre d’ouverture. Latence, le mot qui me reste encore entre les dents aujourd’hui. La meilleure solution reste de retourner chez moi et de patienter. Je ne veux pas patienter, je veux rencontrer mon fils, je suis en colère contre mon corps qui me raconte des histoires, qui n’est pas assez efficace.

La journée passe chez moi, les contractions continuent aux 3-15 minutes, je me fatigue, j’ai juste envie de pleurer… je n’ai pas d’appétit.

Le soir venu, je n’ai qu’une seule envie, me reposer. Mon chum fait le tour de la ville pour me trouver des Gravol® un dimanche soir. Je les avale le cœur plein d’espoir mais en vain.

L’abandon. J’ai abandonné à ce moment-là. La fatigue a eu raison de moi, de cette envie de donner la vie naturellement dans un lieu accueillant. Je garde ça pour moi car je n’ai pas la force de l’admettre.

Téléphone à ma sage-femme, je n’en peux plus. Mon accompagnante (étudiante sage-femme) me fait un examen pour éviter de la faire déplacer, 3-4 centimètres. On se donne alors rendez-vous à la maison de naissance. On essaie ballon et autre trucs dont je ne me souviens pas vraiment. Sauf, le moment de solitude avec mon chum ou j’ai pleuré ma vie, comme si c’était la fin de monde. C’était la fin de mon rêve, je veux une épidurale. J’ai échoué, je n’y arriverai pas, je suis exténuée, vidée. Je dis à ma sage-femme que je n’en peux plus, je veux l’épidurale. Elle organise le transfert et me rassure, le médecin en médecine familiale de garde est vraiment génial. Elle et son étudiante m’accompagnent à l’hôpital. J’y arrive mais j’ai peine à marcher tellement les contractions ont pris de la force. On m’amène en fauteuil roulant. Dès mon arrivée on fait mes prélèvements pré-épidurale et on me fait un examen, six centimètres, enfin! On m’installe la fameuse et tant souhaitée, délivrante, épidurale. J’arrive à me détendre, cette détente est plus réparatrice que plusieurs heures de sommeil.

Le médecin vient me voir pour un second examen, presque complète, elle me propose de rupturer les membranes, j’accepte. Puis, elle pose sa main doucement sur moi et me dis: ‘tu as bien fait, ne le regrette pas’. Ces mots je ne les oublierai jamais, elle a su me dire exactement ce que j’avais besoin d’entendre. Elle m’a délivré d’une bonne part de la culpabilité qui me pesait.

À l’examen suivant, je suis complète on me propose d’attendre un peu avant de pousser afin de laisser le bébé descendre.  Puis, l’action commence. Comme je ne sens pas les contractions on me guide beaucoup. Au bout de trois heures et quelques minutes mon garçon vient au monde en parfaite santé. À notre demande, le cordon n’est coupé que quelques minutes plus tard. Puis le placenta est expulsé et on m’offre de le voir, ce qui me ravie. La fatigue a disparue, laissant mon cœur remplit d’amour pour ce petit être. Je n’ai pas de mots devant la grandeur et la force de cette belle nature qui a pris soin de mon enfant tout ce temps à l’intérieur de mon corps. Maintenant c’est notre tour, comme parents, de prendre le relais.

Deuxième accouchement : une promenade en bateau

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Photographie privée, svp ne pas reproduire

 Cette fois si tout est différent, d’abord parce que je sais l’amour et la force qu’il faut avoir pour mettre au monde un enfant. Je sais aussi ce par quoi j’ai dû passer la première fois et je sais surtout quel chemin je ne veux pas prendre. C’est pourquoi je me suis tournée vers l’auto-hypnose afin de me préparer pour cette naissance.

Tout a commencé en douceur une après-midi suivant un cours d’aquaforme. J’ai quelques contractions par-ci par-là, rien de vraiment convaincant, comme j’ai l’habitude d’en avoir depuis quelques semaines. Vers la fin de l’après-midi aux environs de 16 heures un tableau commence à se dessiner, les contractions ne sont pas plus fortes que d’habitude mais plus rythmées. Environ aux 7-8 minutes et durent 45 secondes. Je me dit que ma période de latence a commencé. Comme j’en ai eu une très longue au premier, je n’en fait pas cas. Je prends un bain pour me convaincre de ce que je sais déjà et je vaque à mes occupations, j’ai quand même un fils de 2 ans.  Au début de la soirée, on fait des plans en prévision de faire garder le premier. Mon conjoint va le reconduire chez ses grands-parents, dans le pire des cas se sera une fausse alerte. J’appelle ma sage-femme, afin de l’aviser de la situation et de lui mentionner que je crois que c’est le début de quelque chose. Elle me suggère de me reposer parce que la latence peut être longue. La soirée passe. Le rythme, lui, change peu. Vers 22 heures, sur les conseils de ma sage-femme, je me couche avec ma séance d’hypnose dans les oreilles.

Je l’écoute en boucle jusqu’à ce que je ne puisse plus rester coucher pour supporter les contractions. Je me lève en passe quelques-unes puis me dis que ce serait une bonne idée de les compter pour réaliser qu’elles sont espacées de deux ou trois minutes et durent une minute. Je suis au calme plat, aucune précipitation dans mon esprit, je suis tout de même mon conjoint, qui lui veut vraiment partir rapidement. Il contacte ma sage-femme et on se donne rendez-vous là-bas. À mon arrivée, les contractions continuent, moi je suis toute en contrôle, très calme. Je suis enchantée de comment se passent les choses. Je suis dans ma bulle, c’est comme si tout le reste était comme un rêve, brumeux, vaporeux même à la limite du réel. Le temps disparaît, n’existe plus. La sage femme coule le bain en me disant : je ne sais pas si ça t’intéresse d’accoucher dans l’eau mais je coule le bain question qu’il soit prêt si ça dit. On tente d’écouter le cœur mais ce n’est pas fait facile debout alors je m’allonge. Son cœur va très bien. Je me déshabille et j’entre dans l’eau afin que l’on puisse faire mon premier examen. À ma grande surprise, je suis déjà à environ 6-7 cm, il est 1h15. Cinq minutes plus tard,  je suis dans un état intérieur incontrôlable je me souviens avoir mentionné à mon chum que je ne supporte pas les contractions dans l’eau et que je voulais sortir du bain. Il m’offre de m’aider à sortir mais je lui réponds que je ne veux pas, que je n’en suis pas capable. Moment de panique intérieur ; c’est mon fils qui se fraye un chemin vers la sortie. Puis,  je sens que ça pousse, la panique disparaît soudainement, la vraie poussée fait son entrée en scène. Je voudrais bien dire que c’est à ce moment-là que j’ai poussé, mais ce n’est pas le cas. Honnêtement je n’ai rien fait, presque rien. Mon corps a très bien fait les choses tout seul.  Il le fait très efficacement visiblement car au bout de 15 minutes mon Émile, beau garçon de huit livres et demi est venu au monde rapidement, doucement dans l’eau. Il était magnifique, aussi zen que sa venue au monde. La perfection quoi, comprendre ici, l’enfant et l’accouchement 😉

Le placenta naît quelques minutes plus tard dans un fou rire qui l’expulse de mon corps. Puis, une fois ces derniers services rendus, on coupe le cordon. Papa rencontre son deuxième fils alors que je suis debout dans le bain quelques minutes seulement après sa naissance. Je me sens invincible comme une guerrière, parce que donner la vie est sans aucun doute ce qui m’a donné le plus de puissance de toute ma vie. Grâce à une extraordinaire équipe de sages-femmes, j’ai pu le faire comme je le souhaitais.

Alexandra Morency


Merci à Alexandra Morency pour avoir partagé les récit de ses accouchements avec nous.

Et vous? Comment s’est déroulé votre accouchement?

Racontez nous votre histoire en commentaire! 

L’ensemble des articles du blog peuvent être reproduits et partagés dans un but non lucratif. Merci de toujours inscrire les noms et prénoms de l’auteur ainsi que la source www.cocoonbiennaitre.wordpress.com lorsque vous partagez.

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SMAR 2016 du 16 mai au 22 mai 2016 : Ma décision, mon corps, mon bébé #maternitedignite #accouchementrespecte #smar2016

SMAR 2016 du 16 mai au 22 mai 2016 : Ma décision, mon corps, mon bébé #maternitedignite #accouchementrespecte #smar2016

#maternitedignite #accouchementrespecte #smar2016

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« Toute femme a le droit de vivre sa maternité dans la dignité. »

Encore aujourd’hui beaucoup de femmes, à travers le monde et quel que soit leur statut social, vivent des injustices, un manque d’information ou des violences verbales voir physiques au cours de leur grossesse ou de leur accouchement. Elles se taisent et n’osent pas dénoncer ces problématiques. Les violences obstétricales peuvent se manifester sous divers aspects : paroles, attitudes négatives, contraintes, non-information, gestes invasifs, préjugés, non-respect des besoins et des choix de la femme enceinte ou en travail.

«Maintenant que tu as refusée l’épidurale, tu devras faire tout naturel. Si tu finis en césarienne tu seras obligée d’être endormie et ton bébé aura 1min pour sortir, sinon il va mourir.»

Céline (Québec)

« Il y avait beaucoup de va et vient autour de moi, je me sentais observée, jugée, regardée par plein de personnels qui changeaient souvent. On m’a maintenu les jambes écartées. Je voulais qu’on arrête de me toucher. »

Anonyme

« On me hurlait dessus pour que je pousse plus fort encore et encore, en me menaçant d’appeler un médecin pour faire sortir ma fille de force. Sans parler des 2 Femmes qui appuyaient sur mon ventre pour « aider » ma fille à sortir. »

Dounia R. (France)

Ensemble nous nous devons d’en parler. Nous devons comprendre pourquoi de telles situations arrivent si nous voulons changer les choses. Il est important de comprendre pourquoi certaines attitudes ou certains comportements tenus par l’entourage des femmes, par la société ou par les soignants peuvent être source de déception, de souffrance, de détresse ou de traumatisme.

Les intervenants, partenaires et organismes œuvrant en périnalité s’unissent lors de la Semaine Mondiale de l’Accouchement Respecté (SMAR) pour mieux cerner les enjeux entourant la grossesse et l’accouchement, dénoncer les injustices vécues par les femmes et faire connaître les droits universels des femmes lors de la période périnatale.

 « Ensemble créons un monde où la naissance est le début d’une belle histoire. »

La SMAR a été créée en 2004 à l’initiative de l’Alliance Française pour l’Accouchement Respecté (AFAR, Association Française indépendante de toute école ou doctrine médicale, religieuse ou politique). Elle représente l’occasion d’exprimer un engagement commun à travers une mobilisation internationale en faveur du respect de la naissance. Elle a lieu chaque année, au mois de mai. Chaque Semaine mondiale met l’accent sur un thème spécifique. Des objectifs et des idées concrètes d’actions sont proposés. Le thème de la SMAR 2016 est « Ma décision, mon corps, mon bébé »

La grossesse est un moment unique pour votre nouvelle famille. Les questionnements et les décisions à prendre sont nombreux. La majorité des futurs parents ne savent pas qu’ils ont des droits et des choix sur lesquels ils peuvent se positionner.

Droit d’être informée et de choisir le professionnel qui vous suivra

En début de grossesse, prenez le temps de chercher les professionnels (médecin, sage-femme, doula, infirmière) en qui vous aurez confiance et qui sauront répondre à vos questions. Ces intervenants sont là pour vous donner l’information la plus juste possible et vous guider dans les choix qui s’offrent à vous (déroulement de la grossesse et de l’accouchement, lieu de naissance, protocole hospitalier, différentes méthodes de soulagement de la douleur, interventions à la mère et au bébé lors de la naissance, allaitement, parentalité, etc.). N’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. Si les réponses apportées ne vous semblent pas satisfaisantes prenez l’avis d’un 2ème intervenant. Pour trouver des cours prénataux qui vous ressemblent, voyez les différentes possibilités offertes au Québec

« Pour faire des choix éclairés, il faut être bien informé »

Droit d’être informée sur les différents lieux de naissance

Réfléchissez au lieu où vous souhaitez lieu où vous souhaitez voir naître votre bébé. Au Québec, vous avez le choix entre l’hôpital, la maison de naissance ou le domicile. Il est vrai qu’actuellement le nombre de maison est encore restreint voire absent de certaines régions. Sachez que les sages-femmes travaillent fort pour que cette situation change et que les maisons de naissance ainsi que la prise en charge par un service sage-femme soit accessible à toutes. Par ici pour savoir comment choisir un lieu de naissance qui vous ressemble.

Droit d’être accompagnée par des personnes significatives

Entourez-vous de personne en qui vous avez confiance et qui sauront vous donner de l’information juste et pertinente. Où que vous accouchiez vous avez le droit d’être accompagnée par les personnes qui sont significatives pour vous. Vous avez également le droit de refuser que votre espace soit envahie par des personnes qui vous dérange par leur comportement ou leur trop grand nombre.

Quand j’ai su que j’étais enceinte, je savais déjà que je voulais être soutenue par une accompagnante. Difficile d’y voir clair et de faire un bon choix. Avec Sarah je crois que ça a cliqué bien rapidement entre nous. Elle venait à domicile, on parlait de tout et de rien, mais surtout de ce bel événement qui était à venir. Mon accompagnante était étudiante à ce moment-là, donc nous avons cheminé ensemble dans le processus, en suivant la vague. Mon conjoint ne cessait de répéter à qui voulait bien l’entendre à quel point elle était indispensable et qu’il ne comprenait pas comment de nouveaux parents pouvaient penser vivre ça, sans l’aide d’une accompagnante. Ce fût magique. Elle m’a encouragé dès le début dans mon envie d’accoucher naturellement et dans diverses positions. Elle a su calmer nos inquiétudes et rassurer mon conjoint quand il avait de questionnements. Je ne sais pas trop comment j’aurais pu garder mon calme sans ses massages, points de pression et encouragements. Grâce à elle, je suis allée au bout de ce que j’ai pu faire, sans péridurale et j’en suis tellement fière. Au fond, elle a semé une graine parmi d’autres, qui m’ont aidé à devenir la mère que je suis aujourd’hui. Bien sûr, il arrive que la vie nous écarte de notre plan comme ça été le cas pour nous, parce que bébé était mal placé et que ça a fini en césarienne. Elle n’a pas pu nous accompagner au bloc. Mais encore là, j’y suis allée avec sérénité et sans stress car depuis le début, elle m’a donné confiance en moi. Ça été le plus beau jour de ma vie et je recommencerais l’expérience dès demain si je le pouvais. Aucune chance que mon accompagnante ne soit pas présente à mon prochain accouchement! Merci pour tout Sarah, on t’aime! Xox

Marie-Ève Leduc

Droit d’être informée sur les interventions pratiquées sur vous et votre bébé

En cours de travail, on doit vous informer des différentes interventions pratiquées sur vous-même ou sur votre bébé.

A l’hôpital (comme ailleurs), le médecin qui vous suit à le devoir de vous renseigner sur l’ensemble des choix qui s’offre à vous en ce qui concerne les moyens proposés:

  • pour faciliter l’accouchement et conserver votre énergie (mobilité, ballon, manger et boire)
  • pour soulager la douleur (massage, bain, relaxation, musique, compresses chaudes e froides, injection sous-cutanée d’eau stérile, acupuncture, hypnose, épidurale, etc.)

Vous avez le droit d’accoucher dans la position qui vous convient et qui vous semble la mieux adaptée pour vivre votre accouchement. Aucune femme ne devrait se sentir contrainte dans sa mobilité.

En tout temps, les intervenants doivent vous tenir informé  des décisions médicales qui justifient certaines interventions et les effets secondaires possibles:

  • pour accélérer le travail (décollement des membranes, syntocinon, rupture de la poche des eaux)
  • pour accélérer la naissance (césariennes, forceps, ventouses, épisiotomie, perfusion)

Après la naissance de votre enfant, vous avez le droit :

  • de rester en peau à peau le temps qui vous convient afin d’initie le lien d’attachement,
  • de mettre votre enfant au sein et de l’allaiter à la demande
  • de choisir une autre méthode d’alimentation selon votre choix,
  • de retarder le premier bain,
  • d’être informer des examens qui sont pratiqués sur votre bébé et d’en connaitre les résultats,
  • d’être informé des traitements donnés, de leur intérêt et de leurs effets secondaires,
  • de recevoir les visites des personnes qui vous sont proches,
  • d’avoir de l’intimité et de ne pas être dérangée sans raison,

Dans le cadre de la SMAR 2016, je vous proposerai toute une série de témoignages et quelques articles pour vous amenez à réfléchir sur la naissance et comment on accueille le nouveau-né aujourd’hui. Beaucoup de progrès ont été accompli depuis quelques années par rapport à la prise en charge de la mère et de son bébé lors de l’accouchement notamment dans les outils offerts pour gérer la douleur et le respect des besoins et des choix de chacun. Néanmoins il reste encore du chemin à parcourir pour que les femmes qui accouchent ne soient plus considérées comme une simple chambre qu’il faut vider rapidement pour laisser la place aux autres.

J’ai hâte de vous partager les témoignages touchant de vécu de grossesse et d’accouchement tantôt respecté tantôt difficile.

Sachez que plusieurs actions sont menées par des intervenants impliqués partout au Québec! Retrouvez toute l’information sur la page Facebook du Regroupement Naissance Rennaissance ou via leur blog.

signature fond bleu


Ressources :

RespectfulCareCharterFrench.pdf

WRABROCfrenche.pdf

grossesse-et-accouchement-droits-des-femmes.pdf

 

L’importance du toucher chez le bébé par Vimala McClure

L’importance du toucher chez le bébé par Vimala McClure

Le toucher d’une importance capitale pour les bébés

Favoriser la stimulation de la peau  – par la manipulation, des câlins, le bercement et de le massage –  améliore les fonctions cardiaques de l’enfant. Le massage stimule les voies respiratoires, circulatoires et les systèmes gastro-intestinaux. Le massage de l’abdomen est particulièrement apprécié par le bébé souffrant de coliques et ses parents.

La première expérience d’un bébé avec son milieu environnant se fait par le biais du toucher, au cours de son développement prénatal et ce dès 16 semaines. La Nature amorce un massage avant même que le bébé ne naisse. Il a été suggéré que le travail prolongé d’une mère humaine contribue à compenser le manque de léchage du post-partum effectué par la plupart des autres femelles mammifères, qui elles connaissent un très court travail. Le léchage effectué par les mères des bébés mammifères est fondamental dans le processus de développement des systèmes internes. Pour le nourrisson humain, les contractions du travail seraient équivalentes à cette étape de léchage.

Un impact à court et long terme

Le toucher a des impacts à court terme et long terme sur le développement durant la petite enfance. Grâce à ce contact, les nouveau-nés sont capables d’en apprendre davantage sur leur monde, le lien avec leurs parents mais aussi de de communiquer leurs besoins et désirs. Quatre-vingt pour cent de la communication d’un bébé est exprimé par les mouvements de son corps. Lorsque les parents se livrent à des contacts appropriés, les jeunes enfants ont une meilleure chance de se développer socialement, émotionnellement et intellectuellement.

Les nourrissons qui bénéficient d’un contact physique plus important avec leurs parents ont démontré une augmentation de leur développement cérébral au cours des six premiers mois par rapport aux jeunes enfants recevant une interaction physique limitée. Il a été prouvé que cette amélioration du développement cognitif dure même au-delà des huit ans de l’enfant, illustrant par-là l’importance des interactions positives. Les nourrissons qui reçoivent des démonstrations d’affection supérieures à la moyenne de la part leurs parents paraissent moins susceptibles d’avoir un comportement hostile, anxieux ou d’être en en détresse émotionnelle une fois adultes.

Le toucher, primordial pour les prématurés

Des études sur des bébés prématurés ont démontré que le massage quotidien tel qu’enseigné par l’Association Internationale en Massage pour Bébé (AIMB-IAIM) constitue un avantage énorme pour leur développement. Les projets de recherche au Centre médical de l’Université de Miami, dirigés par le fondateur du Touch Research Institute, le Dr Tiffany Field ont montré des résultats remarquables. Dans une étude, vingt bébés prématurés ont été massés trois fois par jour pendant quinze minutes. Leur gain de poids a augmenté en moyenne de quarante-sept pour cent par jour, les bébés étaient plus actifs et alertes et ont montré un développement neurologique plus mature que les nourrissons ne recevant pas de massage. En outre, leur séjour à l’hôpital a duré en moyenne six jours de moins. Après de nombreuses années d’études et d’observation, l’Association Internationale en Massage pour Bébé a mis sur pied des recommandations pour les massages et les techniques de manipulation chez les bébés prématurés.

Ruth Rice, psychologue à Dallas, a mené une étude auprès de trente bébés prématurés, à leur sortie d’hôpital. Elle les a tout d’abord divisés en deux groupes. Les mères du groupe témoin devaient effectuer les soins auprès de leurs nouveau-nés comme à l’habitude, tandis que celle du groupe expérimental apprenaient à exécuter un massage quotidien et une pratique de bercement. À quatre mois, les bébés ayant été massés étaient en avance à la fois en terme de développement neurologique ainsi que de gain de poids.

La stimulation sensorielle naturelle du massage accélère la myélinisation du cerveau et du système nerveux. La gaine de myéline est une couche de gras entourant chaque nerf, un peu comme l’isolation autour d’un fil électrique. Elle protège le système nerveux et favorise la vitesse de transmission des impulsions du cerveau vers le reste du corps. Le processus de revêtement des nerfs n’est pas complet à la naissance, mais la stimulation par la peau l’accélère, améliorant ainsi la connexion neurale entre les cellules et de façon générale la connexion entre le cerveau et le corps.

En 1978 les scientifiques ont développés la surveillance transcutanée de l’apport en oxygène. Cela a permis aux médecins de mesurer la concentration en oxygène dans le corps grâce à une électrode sur la peau. Ces derniers ont découvert que les enfants hospitalisés connaissent des bouleversements considérables quant à leurs niveaux d’oxygène lorsqu’ils sont soumis à un stress. La relaxation par le toucher, les techniques de massage et de manipulation ont permis d’atténuer ces fluctuations. Ces méthodes sont ainsi utilisées dans les hôpitaux régulièrement afin d’aider les enfants à maintenir un état stable d’oxygène malgré les contraintes des changements de couches, des piqûres dans les talons et autres intrusions en tout genre.

Les bébés ont besoin d’amour tactile

Des recherches récentes démontrent des résultats similaires tous les jours, confirmant la tradition séculaire : les enfants ont besoin d’amour tactile. Lawrence Schachner, M.D., professeur au département de dermatologie et de chirurgie cutanée à l’Ecole de Médecine de l’Université de Miami, souligne que le toucher peut bénéficier aux bébés souffrant de troubles de la peau comme l’eczéma. « Il peut en outre améliorer l’interaction parent-bébé, » dit-il. Le Dr Tiffany Field abonde elle aussi dans ce sens. Elle note que l’amour tactile déclenche des changements physiologiques aidant les enfants à grandir et à se développer, stimulant les nerfs qui facilitent à l’absorption des aliments et qui participent à la baisse des niveaux d’hormones de stress dans le cerveau, le tout entraînant une amélioration du fonctionnement du système immunitaire. Un rapport de Families and Work Institutes indique que, pendant les trois premières années de vie, la grande majorité des connexions entre les cellules du cerveau se forment. Il conclue que l’amour accompagné d’interactions tel le massage peut influer directement sur le développement chez l’enfant et la capacité à gérer son stress une fois adulte.

Le massage pour bébé, un avantage pour les parents

Le contact affectif et les massages apportent des avantages aussi bien aux mères qu’aux pères. Les mères qui ont un contact affectif significatif pendant la grossesse et le travail auraient tendance à connaître un travail plus facile et à être plus sensibles à leur nourrisson. En outre, la recherche a montré que les mères dont la grossesse a connu un stress chronique ont souvent des bébés qui pleurent plus et pour des périodes plus longues que celles dont la grossesse a été calme et bien entourée.

Les pères qui font l’effort de se lier avec leur enfant en massant tendrement la mère, en parlant et chantant au bébé, en cherchant à sentir ses mouvements dans le ventre, à assister à des cours prénataux avec leur partenaire, à lire des ouvrages sur le développement du nourrisson et de sa psychologie et à masser leur nourrisson ont tendance à être des pères plus attentifs et accomplis.

Vous souhaitez participer à un atelier de massage pour bébé, renseignez-vous ici!

Un mot de Vimala McClure : En massant régulièrement votre bébé (et en recevant vous-même des massages affectueux pendant votre grossesse), vous concevez un cycle de réactions saines améliorant vos compétences maternelles de jour en jour ainsi que le bien-être, de la disposition de votre bébé et la relation entre vous trois.

Vimala McClure (Etats-Unis)

Traduit de l’original par mon amie Aude M. (voir en fin de page)

Importance du toucher chez le bébé, Vimala McClure | Cocoon Bien Naître
Vimala est maman de 2 enfants, maintenant adultes. Vimala a enseigné l’Ashtanga Yoga, y compris le yoga et la méditation pendant plusieurs années. Elle aime méditer, lire, écrire et se promener dans la montagne proche chez elle. Elle dit apprécier la solitude mais en même temps connecter avec les gens.
Vimala a découvert le massage pour bébé traditionnel en Inde en 1973. Après quelques années de recherche et pour l’avoir elle-même expérimentée avec son premier bébé en 1976, elle a développé son propre programme pour pouvoir l’enseigner à d’autres parents.
Elle est l’auteur du livre Infant Massage, a Handbook for loving parents (Massage pour bébé, Bien-être et harmonie de la relation parents/enfant) paru en 1979 et mis à jour plusieurs fois depuis. Son livre est traduit dans 14 langues. Elle a enseigné son programme à un premier groupe de professionnels de la naissance aux USA, qui sont devenu Instructeurs/formateurs certifiés en Massage pour bébé. Ces formateurs ont eu pour mission de former des instructeurs certifiés en Massage pour bébé à travers le monde. Actuellement, il existe un Cercle de 50 membres Formateurs répartis dans le monde entier.
Vimala McClure a fondé l’Association Internationale en Massage pour bébé en 1978. Cette organisation à but non lucratif a maintenant plus de 70 chapitres à travers le monde. Vimala continue d’être active au niveau de l’Association et publie de nombreux articles en lien avec la parentalité et l’attachement parents-enfant.


Un petit mot de Maman Rebelle : J’aimerais remercier personnellement Vimala McClure pour sa gentillesse lors de nos échanges via Facebook, pour sa disponibilité et son enthousiasme à partager sa pensée et ses recherches via l’article qu’elle m’a transmis. Je la remercie aussi pour toutes ces années passées à aider les familles dans le monde entier via l’enseignement qu’elle transmet dans le cadre de l’Association Internationale en Massage pour Bébé. 

C’est avec beaucoup de gratitude et de plaisir que je vous partage son article. 


Texte Original : 

Importance du toucher chez le bébé, Vimala McClure | Cocoon Bien Naître
©Amalgame Photographie

THE IMPORTANCE OF SKIN STIMULATION FOR HUMAN BABIES

 
Mothers who have meaningful skin contact during pregnancy and labor tend to have easier labors and are more responsive to their infants. Touching and handling her baby assists the new mother in milk production by aiding in secretion of prolactin, the “mothering hormone.” By regularly massaging her baby, the mother not only sets up a cycle of healthy responses which improves her mothering abilities day by day, but also enhances her baby’s well-being, his disposition, and the relationship between the two of them. The process begun at the embryonic stage thus continues, allowing a natural unfolding of the baby’s potential within the safe and loving arms of his mother.
Nurturing stimulation of the skin—handling, cuddling, rocking and massage—increases cardiac functions of the human infant; massage stimulates the respiratory, circulatory, and gastrointestinal systems—benefits especially appreciated by the “colicky” baby and his parents. 
A baby’s first experience with the surrounding environment occurs through touch, developing prenatally as early as 16 weeks. Nature begins the massage before the baby is born. As opposed to the extremely short labors of most other animals, it has been suggested that a human mother’s extended labor helps make up for the lack of postpartum licking performed by other mammal mothers. For the human infant, the contractions of labor provide some of the same type of preparation for the functioning of his internal systems as early licking of the newborn does for other mammals.
Touch impacts short-term development during infancy and early childhood, and has long-term effects. Through this contact, newborns are able to learn about their world, bond with their parents, and communicate their needs and wants. Eighty percent of a baby’s communication is expressed through body movement. When parents engage in appropriate touch, young children have an improved chance to successfully develop socially, emotionally, and intellectually.
Infants who experience more physical contact with parents demonstrate increased mental development in the first six months of life compared to young children who receive limited physical interaction. This improved cognitive development has been shown to last even after eight years, illustrating the importance of positive interactions. Infants who receive above-average levels of affection from their parents are shown to be less likely to be hostile, anxious, or emotionally distressed as adults. 
Studies with premature babies using techniques similar to those taught in this book have demonstrated that daily massage is of tremendous benefit. Research projects at the University of Miami Medical Center, headed up by the Touch Research Institute’s founder, Dr. Tiffany Field, have shown remarkable results. In one study, twenty premature babies were massaged three times a day for fifteen minutes each. They averaged forty-seven percent greater weight gain per day, were more active and alert, and showed more mature neurological development than infants who did not receive massage. In addition, their hospital stay averaged six days less. After many years of study and observation, the International Association of Infant Massage has established guidelines for using massage and holding techniques with premature babies.
Dallas psychologist Ruth Rice conducted a study with thirty premature babies, after they had left the hospital. She divided them into two groups. The mothers in the control group were instructed in usual newborn care, while those in the experimental group were taught a daily massage and rocking regime. At four months of age, the babies who had been massaged were ahead in both neurological development and weight gain.
The natural sensory stimulation of massage speeds myelination of the brain and the nervous system. The myelin sheath is a fatty covering around each nerve, like insulation around electrical wire. It protects the nervous system and speeds the transmission of impulses from the brain to the rest of the body. The process of coating the nerves is not complete at birth, but skin stimulation speeds the process, thus enhancing rapid neural-cell firing and improving brain-body communication.
In 1978 transcutaneous oxygen monitoring was developed, which enabled physicians to measure oxygen tension in the body through an electrode on the skin. It was discovered that hospitalized infants experienced tremendous upheavals in oxygen levels when subjected to stress. Touch Relaxation, holding techniques and massage have been found to mitigate these fluctuations, and these methods are being used in hospitals routinely now to help infants maintain a steady state through the stresses of diaper changes, heel sticks, and other intrusions.
New research demonstrates similar results every day, confirming what age-old tradition has told us: infants need loving touch. Lawrence Schachner, M.D., a professor at the department of dermatology and cutaneous surgery at the University of Miami School of Medicine, advises that touch can benefit babies with skin disorders such as eczema. “It may furthermore improve parent-baby interaction,” he says. Dr. Tiffany Field concurs. She notes that loving touch triggers physiological changes that help infants grow and develop, stimulating nerves in the brain that facilitate food absorption and lowering stress hormone levels, resulting in improved immune system functioning. A report by the Families and Work Institutes states that during the first three years of life, the vast majority of connections between brain cells are formed. They conclude that loving interaction such as massage can directly affect a child’s emotional development and ability to handle stress as an adult.
Loving skin contact and massage benefits mothers and fathers as well. Mothers who have meaningful skin contact during pregnancy and labor tend to have easier labors and are more responsive to their infants. In addition, research has shown that mothers whose pregnancies were filled with chronic stress often have babies who cry more and for longer periods than those whose pregnancies were peaceful and supported.
Fathers who make the effort to bond with their infants by giving the mother loving massages, talking and singing to the baby, feeling its movements in his partner’s belly, attending classes with their partner, and reading up on infant development and psychology, and massaging their infants, tend to be more attentive and accomplished fathers. By regularly massaging your baby (and getting some loving massages yourself during pregnancy), you set up a cycle of healthy responses that improve your mothering skills day by day and enhance your baby’s well-being, disposition, and the relationship between all three of you.
Vimala McClure